Architectures de la mémoire Image, son et pierre

Cet article adopte le rythme des répertoires d’images et de sons qui accompagnent la réalisation d’un film consacré aux espaces publics dans un paysage d’après-guerre et postcolonial. À la recherche de conversations qui offrent des indices de l’habitation et la production d’espaces publics dans un quartier de cinémas, l’article examine le processus créatif qui se joue dans l’écriture de ces histoires calquées sur la manière même dont les villes s’imaginent, se perdent et se retrouvent, peut-être, dans une réflexion poétique.

This article moves through the tempo of visual and aural inventories that float in and out of the making of a film based project on public spheres within a post-war post-colonial landscape. Seeking a set of conversations which offer clues to the inhabitation and production of public spheres within the zone of cinemas, the article considers the creative process at play in the writing of these iterative histories of the very ways in which cities are imagined, lost and perhaps re-gained through poetic reflection.

Nirmal Puwar

Enseigne la sociologie à Goldsmith College, Université de Londres. Elle co-organise le Methods Lab, consacré aux méthodologies critiques transdisciplinaires. Elle a organisé l’exposition Pierre Bourdieu in Algeria : Testimonies of Uprooting, à Goldsmith en 2006. Elle a réalisé différents films qui traitent de la mémoire en relation à la poésie, l’architecture et le témoignage. Elle est l’auteure de Space Invaders : Race, Gender, Bodies out of Place (Berg, 2004), et a dirigé South Asian Women in the Diaspora (Berg, 2003) et le numéro spécial de la revue Fashion Theory sur l’Orientalisme. Elle fait partie du comité de rédaction de la revue Feminist Review.