Entre le Je et le Nous, l’expertise vivante CAP

Débats et récits de Christine, Danièle, Laurence, de la Permanence CAP, CIP IdF, mise en forme par Norbert, commission Chercheurs & Intermittents, CIP-Idf:À l’intérieur du mouvement social des intermittents et précaires, « l’expertise CAP » (Conséquences de l’Application du Protocole du 26 juin 2003) est une nouvelle appréhension d’un possible quotidien du Nous. C’est la construction collective d’un savoir sur la réalité d’une réglementation mouvante qui exclut. Par le biais vivant de leur récit, trois intermittentes CAP nous narrent leurs pratiques, leurs émotions, leurs doutes sur la mise en place d’une expertise qui fournit une connaissance dynamique de ce que les gens vivent. Elle est fondée sur le triptyque : entraide, échanges, mobilisation des premiers concernés, à la différence de l’expertise traditionnelle, fondée sur le savoir académique de l’expert unique délégué par l’État. De ce fait, les premiers concernés deviennent les premiers experts de la réalité sociale

Hors la Loi « privée » qui écrase
nous sommes des forces de partage public
du savoir des gens

Au départ, en janvier 2004, la commission CAP (Conséquences de l’Application du Protocole du 26 juin 2003) était une permanence bi-hebdomadaire conçue comme instance de recueil de témoignages sur les conséquences de la circulaire d’application parue le 31 décembre 2003. Peu à peu elle s’est imposée comme nouveau mode d’action, comme mouvement : on écoute, on aide, on lit la circulaire, on l’analyse, on fait des fiches questions-réponses, on mutualise les informations sur des listes de discussion, on écrit à plusieurs la brochure CAP d’aide pratique, on participe à des actions et des forums.
Voici donc, sous la forme de récits et commentaires, quelques facettes de l’expérience novatrice de trois intermittentes, constituant la Permanence CAP, œuvrant au sein de la coordination des intermittents et précaires d’Ile de France (CIP IdF). Comme dans toute commission, elles opèrent de manière autonome et spécifique tout en restant en liaison constante avec tous les membres de la coordination qui peuvent dire leur mot directement ou par le truchement de l’assemblée générale hebdomadaire.
L’une d’elles explique : « Nous nous sommes retrouvées à plusieurs pour accueillir ceux qui venaient dire ce qui leur arrivait et poser des questions. Nous n’avons pu y répondre qu’en analysant méticuleusement la circulaire d’application Unedic. Cette façon de faire était dans la lignée de ce qui s’était fait en juillet 2003 lorsque la coordination avait analysé et commenté le nouveau protocole et mis en évidence les effets qu’il allait entraîner sur les droits sociaux des intermittents. Mais la situation était différente ».
En résumé, le désir est de dévoiler aux intermittents, saisis par le désarroi créé par l’inextricable de leur nouvelle situation, la loi « cachée ». C’est alors qu’ici, un nouvel univers apparaît : celui de la complexité et de la richesse d’un mouvement né de la demande immédiate des gens du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma.

Les facettes d’une demande pressante

La demande « de paroles d’experts » pour déchiffrer les traquenards de la circulaire d’application arrive par toutes sortes de canaux : mails, téléphone, forums CAP, permanence bi-hebdomadaire. Dès l’origine, celle-ci contacte, travaille l’intime. Dans le nous, il y a nu : s’exposer à l’autre d’où l’on est. Ainsi les intermittents confient leurs difficultés matérielles, leur colère, leur malaise amplifié par un climat de culpabilisation-criminalisation.
Pour saisir ce qui se passe sur le terrain, les antennes Assedic de la rue des Petites Écuries ou de la rue Vicq d’Azir à Paris sont incontournables. C’est Jean Marie qui initie cette pratique en mars, puis Laurence qui la reprend en été. À Vicq d’Azir, des gens découragés et résignés disaient que les directives Assedic « ça change tout le temps ». Laurence se souvient aussi des propos d’une fille catastrophée : « je n’y comprends rien, on ne me compte pas toutes mes heures », puis d’un jeune juste après : « on me fait revenir 10 fois, il manque toujours une attestation ». À croire que tout est fait pour vous déstabiliser, vous déresponsabiliser. Laurence explique sans relâche que dans la discussion sur le calcul du SJR([[Salaire journalier de référence.), sur le code NAF([[Code d’identification des entreprises et de leur secteur d’appartenance : seuls les contrats de travail avec des entreprises reconnues comme faisant partie des 3 secteurs indiqués ci-dessus, sont pris en compte dans le calcul des droits.), etc., on arrive rapidement à la nécessité tant d’expertiser tous ensemble ce qui se passe réellement que de se battre pour un nouveau système d’indemnisation plus juste et adapté aux pratiques des intermittents.
La rencontre, devant l’Assedic, avec les intermittents, c’est à la fois la rupture de leur culpabilité et, face à l’exclusion, la révélation que l’isolement peut être brisé. Comme à la Permanence, à Vicq d’Azir, une étincelle de solidarité se produit « dès qu’on est quatre ou cinq à discuter ensemble. C’est énorme, les gens sont transformés par ce premier rassemblement ». Les agents Assedic sont tout étonnés d’avoir face à eux des intermittents qui ne lâchent pas prise et se défendent en leur mettant sous les yeux les documents réglementaires, comme la circulaire concernant le fonds provisoire de solidarité (AFSP), qu’ils avaient jusqu’alors omis de signaler et d’appliquer. Mais faire l’effort de sortir de son univers et venir à la permanence CAP, c’est faire un très grand pas. « Mes collègues monteurs sont d’accord pour prendre la brochure CAP si je la leur vends sur place, mais venir la chercher c’est autre chose », souligne Danièle.
Le processus va donc du choc de l’exclusion à celui de son dévoilement collectif au travers de l’assistance, puis de l’aide, puis de la découverte de l’entraide, puis de la solidarité possible, puis de la mutualisation de toutes ces informations et la fabrication d’une connaissance sur la Loi. Les premiers concernés, premiers experts de la réalité sociale qui est la leur, finissent par être aussi les premiers experts de la loi et de ce qu’elle produit.

Coup de blues : on s’interroge !

Danièle : « Les gens que nous rencontrons ignorent parfois complètement qui nous sommes, pourquoi nous faisons cela, nous demandent ce qu’ils peuvent faire pour nous remercier et disparaissent définitivement dans la nature ». Il n’y avait donc pas de mobilisation visible.
Christine : « Depuis la parution de la brochure, j’entendais dire : et je ne comprenais pas pourquoi. Je me sentais plutôt en porte à faux car je ne voyais plus en quoi notre travail était lié au mouvement. J’avais la conviction que les personnes qui venaient nous voir étaient en proie à un questionnement purement personnel. Nous leur apportions parfois des solutions ou les moyens de se défendre. Mais il ne s’en suivait pas chez eux un souhait de rallier notre collectif. Aujourd’hui je trouve mon malaise bien naïf et présomptueux. Qui suis-je pour juger ainsi les personnes qui viennent nous voir ? En effet, ai-je moi-même rallié un questionnement collectif ou suis-je ici pour satisfaire un besoin personnel, aider faisant partie de ce qui me fait tenir debout ? N’est-ce pas l’une des raisons pour lesquelles ce mouvement perdure, les intérêts profonds de chacun trouvant un débouché dans les diverses missions du mouvement ? Puis en discutant au sein de ce groupe de réflexion sur le CAP, j’ai réalisé que ce travail de fourmi était très important. Il ne s’agit pas d’aider aux sens du mot. Il est question d’aider, non en prenant un pouvoir sur l’autre et en devenant à son tour celui qui sait, qui impressionne et qui va sauver l’autre, mais en transmettant des outils pour comprendre et se défendre. La transmission d’un savoir comme arme ».
Laurence: « De toute façon, c’est humain de chercher à se faire assister. Nous avons tous tendance à vouloir nous décharger de nos propres responsabilités sur d’autres. C’est tellement plus facile de se laisser prendre en charge. Ne serait-ce pas même un réflexe que de se déposséder ? La servitude volontaire ? Demander que d’autres soient garants de nos droits, je sens que je ne suis pas à l’abri de ce schéma là de délégation ».
Norbert : « Tout ce qui se débat sur différentes listes de la coordination sur des cas précis d’exclusion, les forums CAP, la lettre publique envoyée à Michel Lagrave([[Chargé de la mise en place d’un Fonds de Solidarité Provisoire pour les victimes du protocole.) au sujet de l’AFSP, la solidarité qui s’exprime au travers des permanences, la rubrique CAP du journal Interluttants (publié par la coordination), notre capacité d’évaluation des rapports d’experts gouvernementaux, tout cela ne montre-t-il pas qu’il s’agit d’un processus novateur de production collective ? Cette approche est irremplaçable car il ne s’agit pas d’un guichet social mais d’une expertise collective de la loi ».

Quel rapport instituons-nous avec les gens ?

La nécessité de comprendre en profondeur et d’analyser de manière collective ce qu’il en est de l’application du protocole régissant l’assurance chômage, entraîne pour l’équipe CAP, un autre rapport à la loi, au système hiérarchique, au savoir, à l’expertise…
C’est d’abord le refus de se soumettre. Christine : « Nous refusons de ne pas savoir quelles sont les règles et le fonctionnement réel des Assedic et donc qu’on nous laisse dans l’ignorance. Ce dont nous nous rendons compte aujourd’hui, c’est qu’il y a le protocole en lui-même mais tout autant la façon dont il est appliqué. Comment résister à tout cela ? Alors, refuser de subir, c’est ce qu’on a envie d’abord de transmettre aux autres ».
C’est sauter le pas pour entrer dans le mouvement. Danièle : « Au sein du Cap, je ne me suis pas sentie assistante sociale mais avec les autres dans une même lutte. Pour tenir le coup, nous nous efforçons de garder un certain par rapport aux situations souvent tragiques auxquelles nous sommes confrontées. Surtout ne pas perdre le moral, surtout conserver le sens de l’humour, qui est la façon la plus saine de rester debout. Cela ne signifie pas l’insensibilité, mais une façon de partager. Nous sommes tous dans la même galère, donc autant ne pas s’apitoyer sur son sort, autant garder toute sa force disponible pour se battre ».Ce qui est décisif, c’est le petit déclic du basculement vers : « on est là pour réfléchir et agir tous ensemble pour s’opposer à l’exclusion »
C’est le refus d’être des déléguées. Nous ne sommes pas là pour délivrer un savoir mais pour faire circuler toutes les informations. Laurence : « si les gens , nous devenons des référents (délégués),rôle que nous refusons absolument. Je suis comédienne, je veux le rester. J’aime mon métier. Tout le monde doit et peut venir participer à la coordination des intermittents et précaires. Ici ce n’est pas un repaire de délégué-e-s en puissance. Nous ne voulons pas devenir des professionnels de la lutte. Il faut que ça tourne ». Si ce n’est pas le cas, cela devient bureaucratique et c’est la mort du collectif. Pour nous, toute la question est celle de la transmission. Nous nous sommes formées grâce à des pratiques d’écoute, d’analyse et d’échanges et ce faisant nous nous sommes appropriées un certain savoir sur la loi. De ce fait nous sommes devenues formatrices. Or ce n’est pas exactement de cette manière qu’on voudrait que cela marche. C’est aussi et en même temps la formule « Dites le aux autres, à tous les autres en chaîne », qui nous conviendrait le mieux.

C’est enfin le refus de devenir des expertes consacrées.Le rapport que nous instaurons avec les intermittents est crucial et peut se décliner de deux façons : soit « je donne-tu prends », soit nous construisons une relation d’échanges et de coopération pour constituer ensemble un savoir sur le droit. Laurence : « Il faut résister à cette pression des gens qui vous désignent comme experts. Seule le permet une position d’écoute et d’aide qui débouche sur une dynamique de rassemblement. Mais c’est compliqué car, de facto, nous sommes devenues des expertes. D’où une réflexion nécessaire sur la manière de rester claires avec les gens sur trois points : l’établissement, non d’une parole Unique, mais d’un dialogue sur la question posée, la richesse de l’échange de connaissances et une ouverture sur la bataille collective. Un jour, une personne a demandé qu’on l’accompagne au tribunal. J’ai répondu : je peux t’aider, mais je ne suis pas avocate. On est là pour réfléchir ensemble mais ce n’est pas à sens unique. On a aussi besoin des autres pour avancer ». Plus généralement, ceux qui animent le mouvement CAP ne sont ni des juristes ni des techniciens spécialisés en circulaires Unedic, mais un rassemblement de gens désireux de contribuer à une action de résistance collective en y investissant leur temps, leurs compétences et leurs sensibilités.

Une production collective de connaissances

La coordination découvre peu à peu que les témoignages parvenant toutes les semaines constituent à la fois la véritable trame de la politique concrète de l’Unedic et une vision dynamique globale de ce que vivent les gens au quotidien. Ils sont ainsi un appel à expertise et donc à l’élaboration d’un savoir collectif. Il s’est étoffé au fil du temps, depuis les cours sur le protocole faits à la Villette en juillet 2003, jusqu’aux débats entre « les capettes »([[Nom donné par elles-mêmes au trio constituant l’équipe CAP.), les intermittents et des juristes extérieurs. Or cette pratique pose un problème central. Qui fabrique les connaissances ? Est-ce le scientifique, le savant, le lettré à qui l’État délègue encore ce pouvoir ou cette production ne doit elle pas être mise en œuvre dans une coopération entre l’expérience, les savoirs, les savoir-faire de tous les gens concernés et des spécialistes ou des chercheurs ? Dans notre cas, qui possède le savoir et qui peut fabriquer la loi ? La puissance politique relayée par des experts désignés ou l’ensemble des gens concernés dans l’audiovisuel, le cinéma et le spectacle vivant ?
Le savoir expert interne. Le savoir des « capettes » repose sur un dialogue tous azimuts qui n’implique aucune complaisance : « à la permanence, on a osé se contredire ». Un système de coopération entre intermittents s’est mis en place. C’est une adresse e-mail ([cap@cip-idf.org->mailto:cap@cip-idf.org) où tout le monde peut poser des questions, raconter son histoire, fournir des informations ou proposer des idées. Laurence : « Une intermittente, très active l’an dernier, vient d’appeler aujourd’hui, pour nous signaler un document qui permet de mieux se défendre sur le terrain du champ d’application. Finalement dans le même temps, ici, j’apprends, j’apporte ma contribution et je fais un travail sur moi-même ». Cette adresse-lien est reçue par un petit réseau car il y a toujours la volonté de ne pas se retrouver seules pour trouver des solutions et décider. Chacun peut donner son avis sur les réponses données par les autres « branchés » du réseau. Tout ce travail d’écoute et d’échanges débouche aussi sur une forme écrite de production collective et publique d’expertise concernant l’application du protocole du 26 juin : la brochure CAP. Juste avant le festival d’AVIGNON 2004, la décision est prise de rassembler dans un petit fascicule la somme des connaissances accumulées à la permanence. La brochure allait comporter d’abord des exemples parlants pour illustrer la complexité des situations, puis les questions-réponses classées suivant les grands principes du protocole. C’est une façon d’entrer en contact avec le plus possible d’intermittents. Elle leur fournit une aide concrète en leur donnant des bases pour se défendre. C’est aussi un objet palpable, une trace écrite du dialogue et du travail fait avec eux.
Le savoir expert externe : l’évolution du rapport intermittents – juristes. Danièle : « Nous avons rencontré un avocat qui a publié un manuel juridique sur l’intermittent et ses droits. Dans ce manuel il fait des citations utiles d’articles du code du travail qui éclairent certains problèmes rencontrés par ceux qui sont aux prises avec les Assedic. Mais il ne donne sur le protocole lui-même aucune explication, aucune analyse, il ne fait que présenter les textes de loi, mais agencés de façon plus claire que dans la fameuse circulaire. Néanmoins, il nous permet, entre autres, de vérifier que les textes s’interprètent, et justement c’est de leur interprétation que se décide le sort de beaucoup d’entre nous. Mais il y a une différence décisive entre lui et nous : il nous dit la loi alors que nous découvrons tous les jours les conséquences de la circulaire du 31 décembre 2003 et de tous ses avenants successifs de 2004. Il nous dit : ». Et Danièle d’ajouter : « il m’est venu une image. Lui nous explique que le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest, et que vous n’y pouvez rien. Or ce qui nous importe justement, c’est de savoir ce qui se passe quand le soleil brille et quand il s’éteint ». Cet écart a provoqué un questionnement sur rapport au droit. Quel degré d’appropriation du droit est-il nécessaire ? Quelle coopération doit-on instituer avec les juristes ? Ne serait-il pas nécessaire de quitter la logique, simple à court terme, du « on va demander/sous traiter aux spécialistes ? » Ne faudrait-il pas que militants et premiers concernés apprennent eux-mêmes, dans une relation étroite avec les juristes, à poser les questions pertinentes quant au droit ? Sortir le droit de la technique et le retourner contre l’ordre dominant qui l’a construit, est essentiel comme d’établir un lien entre droit et politique.
Finalement l’appel à l’aide, c’est déjà sortir de soi, c’est la rupture avec un comportement individuel pour s’adresser à une collectivité qui se bat jour après jour depuis le 26 juin 2003. De ce fait, l’idée que l’aide aux intermittents ne serait qu’un soutien implicite au nouveau protocole, n’est pas fondée. Le collectif se met en mouvement contre l’exclusion et, ce faisant, construit le futur en établissant au quotidien de nouveaux espaces de solidarité, de dialogue, d’investigation, de propositions, mais aussi d’intervention dans les lieux mêmes de fabrication et d’utilisation subtile d’un droit léonin([[Injuste.). Cela débouche sur la construction collective d’un savoir sur la réalité mouvante de la loi, bien loin de la recherche académique et du système de désignation de l’expert unique. En ce sens « Nous sommes tous des experts » signifie le refus d’un monde coupé en deux : celui des Sachants-experts uniques missionnés par l’État, d’un côté, et de l’autre celui à qui l’on fait ou l’on refuse l’aumône. Ensemble les intermittents analysent les effets de la loi en mettant en évidence, dans les récits de tous, le mécanisme réel des décisions des autorités. C’est ainsi qu’ils découvrent au travers de l’activité des Assedic le dysfonctionnement du paritarisme, aujourd’hui en déshérence.
Le CAP, c’est aussi un mode nouveau d’appréhension de la réalité sociale qui ne peut être saisie que de l’intérieur du mouvement. La mobilisation et la lutte modifient les éléments de la production du savoir sur la question des droits sociaux et sur qui sont les vecteurs authentiques de la Culture. Dans ce cadre, le CAP met en avant un projet d’horizontalité où la parole est de tous et à tous sans jamais oublier le fait que le discours collectif ne doit pas se substituer à l’expression individuelle, ne doit pas entamer la responsabilité de chacun au sein du groupe. Enfin le CAP, ce sont des liens étroits qui se tissent entre l’Identité (le Je), le Quotidien (la réalité et le corps de l’autre) et le Politique(le Nous).