Termitières numériques ou les blogs comme technologie agrégative du soi

Les blogs, ces sites web centrés sur des messages postés jour par jour, et non plus sur des pages statiques, et réalisés à l’aide d’outils d’auto-publication (Dot Clear, World Press, Blogger…), renouvellent à plus d’un titre les genres de la textualisation de soi. Dans une
perspective foucaldienne de « technologies du self », les blogs actualisent des modalités contemporaines de subjectivation en couplage avec un agencement machinique. L’analyse de « journaux extimes » de publics fans ou amateurs de video ou de musique se centrera notamment sur les pratiques de citations automatisées inter blog (« fils de syndication » ou « d’agrégation de contenus») qui demeurent une spécificité techno-sémiotique de ce format et nous amènera à concevoir la production d’identités numériques, à l’œuvre dans ces dispositifs d’écriture de soi, suivant un registre polyphonique et polymachinique, en suivant les hypothèses de Félix Guattari. Les blogs comme technologies du soi couplés le plus souvent à la pratique du podcasting donnent naissance à de « petites formes » agençant textes, sons et musiques, qui agrégent des fichiers en circulation sur le réseau via le p2p, dans un mouvement de chaînage expressif entre des subjectivités esthétiques. Du point de vue de l’économie de la création et de la politique de diffusion culturelle sur le réseau, ces « petites formes » expressives nées de l’agrégation de goûts des publics amateurs constituent un des éléments de la mise en crise du régime industriel d’échanges des biens symboliques. Telles des termitières digitales fabriquées à partir de bricolage de bouts de codes et de contenus en ballade sur le réseau, les blogs et les technologies associées participent à la désintégration des vieilles usines à rêves.

Blogs – websites dedicated to posting daily messages rather than static pages, and realized with tools of self-publication (Dot Clear, World Press, Blogger…) – tend in many ways to rearrange the genres of self-textualization. In a Foucaldian perspective of the “technologies of the self”, blogs actualize our current modes of subjectivation through machine-configurations. Our analysis of diaries of “extimacy”, written by video or music fans, will focus on the practices of automatic inter-blog quotations (threads of syndication or content aggregation) which are specific to this techno-semiotic format; this will lead us to conceive the production of digital identities, at work in such configurations of writing of the self, along polyphonic and polymachinic lines, in the wake of Félix Guattari’s insights. As technologies of the self, often coupled with the practice of podcasting, blogs generate “small forms” assembling texts, sounds and music, in aggregations of files circulating on the web via P2P, in a movement of expressive linking between aesthetic subjectivities. From the point of view of an economy of creation and of a politics of cultural publication on the web, such “small forms” born out of the aggregation of tastes in an audience of aficionados represent one of the elements of the crisis currently affecting the industrial regime of exchange of symbolical goods. Like digital termites’ nests improvised from unlikely assemblages of bits of codes and contents adrift on the web, blogs and associated technologies play their part in the disintegration of the old dream factories.
« Point your feed here. We’ll do the rest !»
[http://www.feedburner.com/fb/a/home->http://www.feedburner.com/fb/a/home

Les blogs, ces sites web réalisés à l’aide d’outils d’auto-publication (Blogger, Worldpress, DotClear…), renouvellent à plus d’un titre les genres de la textualisation de soi. Dans une perspective foucaldienne de « technologies du self », les blogs peuvent s’apparenter à la tradition des Hypomnêmata des anciens mentionnés par Foucault([[Il s’agit de carnets, livres de comptes, livre de vie, fragments d’action, consignations de notes, de citations, de raisonnements entendus ou venus à l’esprit, d’un trésor accumulé de textes réservoir de méditations, qui doivent pouvoir s’implanter dans l’âme, se ficher dans l’âme comme le dit Sénèque. Ces Hypomnêmata sont des relais importants dans la subjectivation du discours en constituant la personne dans l’hétérogène, cf. M. Foucault, « L’Écriture de Soi », 2001 in Dits et Écrits, Volume II (1976-1988), Paris, Gallimard, pp. 1234-1249. Cf. encore « L’herméneutique du sujet », 1982 et « Technologies du soi », 1988, publiés dans Dits et Ecrits, vol II, op. cit.) mais qu’ils actualisant selon des modalités contemporaines de subjectivation en couplage avec un agencement machinique . Les « audio-videoblog », eux, renvoient à des ensembles textuels multimédias publiés en ligne convoquant le cinéma ou la musique comme « territoire existentiel ».
Pour cerner certains traits remarquables de la mise en expression d’identités spectatorielles numériques, nous suivrons ce que les blogueurs qui chroniquent leur vie à travers les lunettes noires du cinéma ou des notes de chansonnettes, désignent par « fils de syndication ». L’analyse de ces « journaux extimes([[Le terme « extime » a été avancé par le cinéaste Pierre Trividic dans son film « Ceci n’est pas une pipe ».) » se centrera donc sur ces pratiques d’agrégation de contenus interblog, qui demeurent une spécificité techno-sémiotique([[Le Blog est en effet un dispositif « post centric » et non « page centric » comme les sites web traditionnels.) de ce format, et nous amènera à concevoir suivant un registre polyphonique la production des identités digitales à l’œuvre dans ces dispositifs d’écriture de soi.

Les nouvelles frontières du journal intime : aux confins de la blogosphère

Les blogs ou weblogs se présentent sous la forme de textes, de liens hypertextes et/ou d’images publiés par ordre chronologique inversé et donnent la possibilité aux internautes-lecteurs de publier un commentaire, mais aussi de se lier entre eux grâce aux procédés et protocoles de syndication de contenus. La syndication de contenus est un procédé selon lequel l’auteur d’un blog rend disponible, gratuitement, tout ou partie de son contenu pour publication sur un autre site web. De nombreux blogs sont ainsi faits de l’agrégation de chroniques, messages, post ou actualités publiées par d’autres. La syndication de contenus entre blogs est rendue possible grâce à une méthode de description des post publiées sur un site (RSS) et grâce à un protocole dit trackback. Grâce à ces dispositifs se créent des fils de syndication, qui rappellent à l’origine les fils d’information des agences de presse([[Il faut noter que les premiers blogs étaient l’œuvre de journalistes utilisant Internet pour publier par exemple leurs carnets de terrain.). Le système du tag, issu des recherches sur le web sémantique, permet de faire répertorier et répertorier des blogs suivant des mots-clés proposés par les lecteurs-auteurs mêmes. À la façon des tags marquant un mur, des lecteurs-auteurs de blogs signalent des Syndications et tags, permettant ainsi une agrégation sociale des contenus au sein de la blogosphère. Une blogosphère aujourd’hui extrêment féconde.
David Sifry, fondateur de Technorati([[http://www.technorati.com. Cf. aussi http://del.icio.us/ ) (moteur de recherche de blogs basé sur la logique des tags) a dressé l’état de la blogosphère en se basant sur des données issues de Technorati. Son site suit 7,8 millions de blogs et 937 millions de liens, et Sifry estime qu’il se créée en moyenne entre 30 000 et 40 000 nouveaux blogs chaque jour. En moyenne, Technorati enregistre 500 000 nouveaux billets par jour, soit 5,8 à la seconde. Environ 40 % des billets pistés par Technorati sont de langues autres que l’anglais, c’est donc un portait de la blogosphère planétaire([[Cf. http://cyberie.qc.ca/jpc/2005/03/ltat-de-la-blogosphre-david-sifry.html). Parmi les études disponibles sur le sujet, les conclusions de Fernanda Viegas, chercheuse au Sociable Media Group du M.I.T, qui a recueilli en ligne, du 14 au 21 janvier 2004, les réponses à un questionnaire de 480 blogueurs et blogueuses, met en évidence au plan de l’identité affichée et de la thématique des blogs, la déclinaison autobiographique de ces carnets. Cette étude, parmi d’autres([[Cf les liens du méta-blog, blog sur les blog, http://wwww.mediatic.blospot.com.), démontre l’usage dominant des outils et dispositifs liés au blog comme « technologies d’écriture du soi ». Il reste à se demander comment s’y déclinent les genres du discours sur soi connus sur d’autres médias et supports.

Polyphonies digitales du moi : le paradigme de l’extimité

Les thématiques abordées par les blogueurs sont par définition aussi singulières que leurs auteurs, des internautes ordinaires par ailleurs informaticiens, mères de famille, artistes, hommes politiques ou acteurs de films pornographiques….
Le corpus qui inspire ses réflexions a été constitué à partir des fils de « syndication » reliant différents sites ou à partir d’une recherche par tag (« movies »…) et nous invite à un parcours plus thématisé à travers des carnets de spectateurs, des audioblogs([[Cf une première étude sur les kinoblog déclinant la problématique de « l’identité spectatorielle », L.Allard, « Resocialiser les études cinématographiques ! Études de cas : la cinéphilie en ligne » in Images et Sociétés, sous la direction d’I.Gillet et M. Chandelier, 2003, L’Harmattan.)…. Quel que soit le genre discursif adopté (récit, chronique, journal) leurs auteurs dessinent, sous des modalités énonciatives plus ou moins marquées, leur portrait en cinéphile ou en passionné de musique. Selon Technorati, on trouve ainsi, sous le tag catégorie « movies », 7276 posts de 2204 blogs. Tandis que la catégorie « musique », comptabilise 40501 posts provenant de 14850 blogs. Certains sous-titres des blogs vont ainsi afficher leur « pacte autobiographique » promettant aux internautes-lecteurs le caractère authentiquement subjectif des propos qu’ils interpréteront en identifiant le nom du bloggueur et le sujet de l’énonciation des messages postés([[Pour reprendre, dans un premier temps, les définitions de Philippe Lejeune, Le pacte autobiographique, Le Seuil, 1975.).
« Cinema paradisio : le cinéma vu de l’intérieur »([[http://ublog-cinemaparadiso-moi.htm ). « Histoires(s) du cinéma-histoire(s) de films selon la vision singulière de Raynald Gagné sur ce médium propagandiste que demeure le septième art ».Sur l’audioblog américain Jazz and Conversation([[http://www.quietfm.com/Blog/nick.html ), on peut lire cette déclaration : « Nick Francis, and I am a music junkie. Music has been my source of solace and inspiration, ever since I was seven years old. And I’m grateful and fortunate to have been able to make a living in the music world. I’ve spent over twenty years as a Jazz Radio Programmer and DJ (KKSF/San Francisco; KYOT/Phoenix; WJZZ/Atlanta) ».
S’attacher à tels agencements énonciatifs, à travers lesquels s’exprime une subjectivité produite dans un moment esthétique – la réception filmique ou l’écoute musicale -, suppose de concevoir une subjectivité plurielle ou encore polyphonique. Comme dispositifs de textualisation de soi, les blogs mettent en jeu une esthétique dialogique de l’écriture autobiographique qui vient renouveler à la fois les formats et genres connus mais encore le pacte pragmatique qui valide sa réception. Pour rappel : suivant Philippe Lejeune, un texte autobiographique ne peut être distingué de tout autre genre discursif qu’en mettant en œuvre, depuis l’espace de la lecture, un pacte pragmatique qui consiste à identifier l’auteur d’un journal intime à un sujet. Or de par leur esthétique dialogique, leur structuration interdiscursive, les blogs supposent de mobiliser une telle conception polyphonique du moi. Par le fait de commenter des messages à l’intérieur du texte autobiographique, ou à l’aide des procédés de citations automatisées inter-blogs, le soi ainsi exprimé se trouve pris dans une dynamique polyphonique. Ces agencements textuels formés dans un mouvement expressif viennent former un vaste intertexte autobiographique issu des subjectivités esthétiques multiples et appareillées.
Une telle conception pluralisée du sujet, une telle appréhension non identitaire de l’identité, se trouvent trop souvent rattachées à des thèses post-modernistes dans lesquelles le sujet est pensé sur le mode d’un sujet décentré et fragmenté, sans que soit posée la question de la recherche d’une cohérence du soi. ([[Cf F.Jameson, Postmodernism or the Cultural Logic of the Late Capitalismi, Verso, 1991.) Cependant, l’un des inspirateurs du post-modernisme, Félix Guattari, se livre à une entreprise de dé-naturalisation du sujet, de découplage de la subjectivité du sujet et d’extension du subjectif au-delà du territoire des individus au profit de « blocs individus-groupes-machines-échanges multiples »([[F.Guattari, Chaosmose, op.cit., 12. ), développant ainsi une conceptualisation transactionnelle du sujet ne négligeant ni ses relais dialogiques ni ses agencements machiniques d’inscription.Le dispositif des blogs, des kino et audioblogs en particulier, machinant le paradigme esthétique de la subjectivation, répond à une telle exigence d’appréhension pluralisée et dialogique du moi.

Agrégations de goûts : les petites formes de la blogosphère ou comment durcir la politique de diffusion rhizomatique.

Les blogs, en tant que journaux extimes de spectateurs ou d’auditeurs, exposent un mode d’existence relationnelle d’une subjectivité produite notamment depuis des expériences esthétiques musicales ou cinématographiques. En toile de fond contextuelle de ces jeux de langage, s’esquisse une économie inédite des échanges culturels. Certains ont parlé d’egocasting pour qualifier la logique de diffusion des playlists ou les programmes de films rares([[Bollywood for the Skeptical, http://www.ocf.berkeley.edu/~dboyk/bollywood ) que proposent certains blogs. À rebours de cette connotation solipsiste de l’autoprogrammation, ces agencements toujours singuliers d’images commentées et interprétées par des auteurs-lecteurs, les souvent amateurs fans ou collectionneurs de tel ou tel genre culturel constituent des univers de goûts. Le blog apparaît alors comme une technologie à la fois de singularisation de la réception des productions de la culture de masse([[Sur cette notion, cf. notre étude sur le p2p et le cinéma, L. Allard (2005).), et de solidarisation entre spectateurs et auditeurs grâce à la nature polyphonique des subjectivités esthétiques ainsi exposées et ouvertes à la promiscuité du réseau. Du point de vue des formats du web et de l’écriture numérique, appréhendés sous la méthode de l’intermédialité([[Cf. Sociétés et Représentations. À la croisée des médias, 1997, Presses de la Sorbonne.), les blogs, en agrégeant par la technologie de la syndication des signes visuels sonores textuels, matérialisent de petites formes hydrides et singulières. On peut ainsi « jouer la page » d’un audioblog grâce au script proposé sur le Radiophone([[Cf http://www.leradiophone.net, ou http://soul-sides.com.) ou écouter son vidéoblog réalisé grâce aux technologies respectives du podcasting([[Podcasting: un blogueur publie un billet sur son blog, auquel il joint un fichier, le plus souvent audio. À l’autre bout de la chaîne, l’utilisateur ne « lit » plus des billets, mais accède ainsi à une sélection de programmes audio correspondant aux fils RSS des blogs auxquels il s’est abonné, et qui sont régulièrement mis à jour par les blogueurs-diffuseurs. S’il dispose en outre d’un baladeur MP3, ces programmes audio y sont automatiquement (ou au moins facilement) transférés.) et du videoblogging. De même, les premiers lecteurs RSS dédiés à la vidéo ont fait leur apparition. AntTV, par exemple, et se présentent sous la forme d’une application facilitant la consommation de « chaînes télévisées personnelles ». Chaque « Tv-podcasteur » disponible apparaît dans une fenêtre dédiée, tandis qu’une autre établit la liste – mise à jour en permanence, des programmes vidéos proposés par le blogueur concerné dans son fil RSS. Un simple clic, et la vidéo s’affiche au centre de l’écran, permettant à l’utilisateur de créer sur mesure un programme composé exclusivement de « chaînes de télévisions amateur »([[http://www.antisnottv.net/ ;
http://hypertext.rmit.edu.au/vlog/archives/2005/02/16/ ;
http://www.mefeedia.com/feeds/.
). Il existe encore des communautés d’échange de playlists donnant lieu à une carte des goûts interconnectés, tel le projet WebJay([[http://webjay.social-computing.com/faq.txt. « This is a map showing the relationship between songs (circles), indexed into the webjay’s playlists (links). The more songs are classified together by webjay users, the closer they are on the map. The links show those relationships, ie the playlists which have classified the linked songs together.
The bigger is a circle, the more shared is the song. The larger is a link, the more there are playlists sharing the songs.
You can compute a playlist map, then the songs belonging to this playlist will be in orange, and songs from other playlists, close to those ones, will be in blue. You can navigate from map to map by clicking on a circle or a link, and selecting a playlist, or a song in the popup menus » (Extrait de la FAQ).
).
C’est dire que la métaphore rhizomatique de dissémination virale de l’information, qui a longtemps prévalu comme politique de diffusion sur le Net, semble devoir se prolonger aujourd’hui autour d’une prise en compte de ces petites formes hybrides cristallisant de façon singulière des images, sons et textes issus le plus souvent des réseaux P2P. Et pendant que ces petites formes, telles des « termitières digitales », se pluguent et s’agrégent les unes aux autres, via la syndication, le tag et le podcasting de données s’échangeant gratuitement entre pairs, se désagrégent les vieilles usines à rêves… Se déploie, à travers ces échanges culturels nourris par le goût des autres dans le cadre d’une subjectivité esthétique polyphonique et polymachinique, un cercle vertueux venant consolider une économie de la culture en devenir mais dont les termes fondateurs renvoient à l’œuvre comme bien commun et à des publics co-producteurs de la chaîne de la reconnaissance culturelle. Les blogs comme technologies agrégatives du soi illustrent ainsi l’entrée vers l’ère post média décrite par Felix Guattari, consistant en « une réappropriation individuelle collective et un usage interactif des machines d’information, de communication, d’intelligence, d’art et de culture ».

BIBLIOGRAPHIE :

– L.Allard, 2005, « Le réseau des hommes-films. Ou quand les films prennent les routes grises… », [http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=212->http://www.freescape.eu.org/biblio/article.php3?id_article=212.
– L.Allard, « Resocialiser les études cinématographiques ! Etudes de cas : la cinéphilie en ligne » in Images et Sociétés, sous la direction d’I.Gillet et M.Chandelier, 2003, L’Harmattan.
– L.Allard et F.Vandenberghe, « Expressif yourself. Les pages perso entre légitimation technopolitique de l’individualisme expressif et authenticité réflexive » in Réseaux n° 117. Les nouvelles formes de la consécration culturelle, Hermes 2003.
– N.Bourriaud, « Le paradigme esthétique » in Chimères n°21, 1993.
– M.Foucault, « L’Écriture de Soi », « Technologies du soi » et « L’herméneutique du sujet », in Dits et Écrits, Volume II (1976-1988), Paris, Gallimard, 2001, pp. 1234-1249.
– F.Guattari, Chaosmose, Galilée, 1992.
– F.Jameson, Postmodernism or the Cultural Logic of the Late Capitalismi, Verso, 1991.

Cet article est dédié à PaterMIT.

Allard Laurence

Maître de conférences, Université Lille III, UFR Arts et Culture. Sociologue de métier, formation en philosophie de l'art et en sémiotique. Travaux en cours sur les nouvelles formes de l'échange culturel nées des réseaux dans le contexte de l'expressivisme contemporain (p2p, blogs, creative commons, artivisme...) mobilisant les apports des gender, cultural et post colonial studies (Haraway, Appadurai...).