Tous les articles par Anoush Ganjipour

Plus de trente ans nous séparaient de la Révolution iranienne de 1979. Nous, Iraniens, n’osions plus, et cela déjà depuis longtemps, évoquer même ce moment sauf pour se lamenter de ses conséquences. Une erreur historique, disait-on. À quelques esprits intrépides près, pour l’intelligentsia de l’intérieur, il ne restait aucun doute que, si la Révolution de […]

La question de violence a constamment préoccupé le combat du peuple iranien contre un État qui n’a plus aucune réserve pour recourir à des formes les plus cruelles de la violence. Par ailleurs, l’hégémonie d’un discours de non-violence et de désobéissance civile, discours parfois trop simpliste et peu soucieux de la singularité des conjonctures politiques, a rendu les conditions de résistance du peuple contre la violence et les choix stratégiques du Mouvement vert encore plus problématiques. On s’interrogera donc dans cet article sur le rapport du politique à la violence et à la politique de la non-violence dans la situation actuelle du Mouvement.

Politics of (non-)violence

The question of violence has ever preoccupied the Iranian people in the struggle against a State which use the most cruel forms of violence. Moreover, the hegemony of a discourse of non-violence and civil disobedience, speech sometimes to simplistic and careless of the political circumstances, has make the conditions of people’s resistance against violence and the strategic choices of the Green Movement even more problematic. We want in this article questionned the relationship between political violence and the politics of nonviolence in the situation of the Green Movement.

Anoush Ganjipour

Né en 1978 à Téhéran, il prépare actuellement une thèse comparatiste sur le rapport entre le réel et le fictionnel. Ses écrits et traductions portent sur la pensée contemporaine française.