Tous les articles par Capparos Olivier

Nuit noire selon Judée

L’auteur de Nuit noire selon Judée a sans doute pensé à l’auctor latin («celui qui augmente») en inscrivant ses personnages dans le flot tumultueux de la souffrance. Le corps s’en serait-il grandi ? En effet, les êtres humains nous ont montré que peu leur faut pour qu’un corps soit dégradé et détruit, et que, pour le reste, considérant l’imagination d’un avenir incertain où ils seraient encore «humains», la dégradation serait garante d’une modification selon la nature et le genre… Cette tâche, pour le moment, échoit à la poésie.

Dark Night According to Judée

Everybody wants to know how love, and hate, and the body are. To be thinking of flesh and blood within a poem, a writing, maybe a sigh… this may be a kind of seeing the future… to be available in a cross-traffic burst; up to cut off the flow of events; close to watch biological and physiological fences as ultimate fences, or frontiers; and at the end, to be human, weak, and even unable to disappear.

Capparos Olivier

Philosophe et écrivain. Il est co-directeur, avec Éric Beauron, de la revue Lampe-Tempête (http://lampe-tempete.fr). Il travaille actuellement sur les écrits de Fernando Gil (des traductions, un séminaire au Collège international de philosophie, un colloque intitulé «Philosophie de l’expression» en 2012).