Tous les articles par Maris Virginie

La critique écoféministe, en ses différentes dimensions (épistémologique, morale et sociale), vise à révéler que les conséquences de la longue prédominance masculine dans les différents champs où elle a pu s’exercer ont éminemment une signification écologique : en sciences, où les savoirs et les méthodes ont été conçus selon un modèle qui se révèle impuissant à saisir la nature des problèmes environnementaux ; en morale, où paternalisme et anthropocentrisme échangent leurs caractères ; dans les contextes sociaux, où la subordination économique et politique des femmes fait de ces dernières à la fois les premières victimes de la dégradation de l’environnement et bien souvent des actrices-clefs de la mise en œuvre des mesures de protection.

Clues for a productive dialogue between feminism and ecology
Clues for a productive dialogue between feminism and ecology
The feminist critique, in its different dimensions (epistemological, ethical and social) shows that the consequences of the long masculine predominance in the different areas haves an ecological relevance. In the sciences, where knowledge and methods have been constructed by a model that is unable to understand the nature of environmental problems. In moral theories, where paternalism and anthropocentrism are essentially the same. And also in social contexts, where economic and politic subordination of women make them the first victims of the environmental degradation and often the principal protagonists of protection measures.

Maris Virginie

Titulaire d’un doctorat en philosophie de l’Université de Montréal. Elle est actuellement chercheuse post-doctorante au Muséum National d’Histoire Naturelle. Sa thèse de doctorat, qu’elle a soutenue en 2006, portait sur les approches scientifiques, éthiques et politiques de la protection de la biodiversité. Elle est l’auteure d’articles sur l’évaluation économique de la biodiversité et sur le développement durable, publiés dans la revue électronique Les Ateliers de l’éthique.