Tous les articles par Morini Cristina

L’article traite de la transformation du travail et de la différenciation des salaires. Il montre la diffusion du travail cognitif à partir d’exemples empruntés au secteur de l’édition. Il définit tout d’abord le travail cognitif selon le rôle qu’y tiennent les activités relationnelles et les processus d’apprentissage. C’est le type travail qui permet d’exploiter les nouveaux types de rendements d’échelle croissants qui caractérisent l’accumulation dans le capitalisme cognitif. Les activités en réseau et l’apprentissage conduisent, par définition, à un accroissement du travail et à une fragmentation et individualisation du salaire, qui se traduisent le plus souvent par des conditions de vie précaires en termes de revenu et de protection sociale. La seconde partie de l’article est consacrée à l’organisation du travail dans le secteur de l’édition. Le travail cognitif y connaît une forte expansion en raison de l’introduction des technologies de l’information et de la communication. Des données empiriques montrent que cette dynamique, qui repose toujours davantage sur la nouvelle division cognitive du travail, conduit à un accroissement des inégalités salariales et à une forte précarisation,.

The paper deals with the transformation of labour and wages differentiation, providing some empirical examples in the diffusion of cognitive labour, especially in the publishing industry. The first part gives a definition of cognitive labour by focussing on the role played by relation activities and learning processes. It is the type of labour which is able, better than others, to exploit the new types of dynamic scale economies which affect the way of accumulation of cognitive capitalism. Network and learning activities, by definition, lead to an increasing of labour and wage individualisation and fragmentation, which in many cases imply a precarious condition in term of income and social security. In the second part of the paper, the labour organisation is analysed as far as publishing industry is concerned. In the publishing industry, cognitive labour is increasing in relevant way as a consequence of the introduction of Ict. Empirical data show that this dynamic leads to an increase of wages differentiation and precariousness, more and more based on the new cognitive division of labour.

Morini Cristina

Essayiste, diplômée d’histoire des idées politiques (Università degli Studi, Milan) et journaliste professionnelle au sein du plus grand groupe de presse italien, Rcs Periodici (qui publie le Corriere della Sera). Elle mène depuis de nombreuses années des enquêtes sociologiques sur les conditions de travail des femmes et les processus de transformation du travail. Elle participe aux mouvements de précaires et de migrants, contribue à l’organisation de l’EuroMayday et au journal indépendant italien City of Gods. Parmi ses dernières publications : « Donne e lavoro: antidoti contro la malinconia sociale » (in Posse, novembre 2007) et « The Feminisation of Labour in Cognitive Capitalism » (in Feminist Review, vol. 86, décembre 2007).

Fumagalli Andrea

Enseigne l’économie politique à l’université de Pavie. Ses recherches portent sur la transformation du capitalisme et l’hypothèse du capitalisme cognitif. Il a compté parmi les premiers à défendre en Italie la proposition d’un revenu garanti. Il participe à l’organisation du réseau EuroMayday. Il a publié récemment : Bioeconomia e capitalismo cognitivo. Verso un nuovo paradigma di accumulazion (Rome, Carocci, 2007) et, avec Stefano Lucarelli, « Basic Income and Productivity in Cognitive Capitalism » (in Review of Social Economics, vol. 68, n˚ 1, mars 2008).