Tous les articles par Rancière Jacques

Représenter, c’est être à la place d’autre chose, c’est donc mentir à la vérité de la chose. Esther Shalev-Gerz réfute doublement ce présupposé : d’un côté, la chose même n’est jamais là : il n’y a que de la représentation : des mots portés par des corps, des images qui nous présentent non pas ce […]

Le partage du sensible

Entretien avec Jacques Rancière ALICE – Dans La Mésentente, vous cherchez à définir la politique au plus loin de la tradition philosophique. Vous mettez notamment au jour ce que vous appelez la « part des sans-part », qui met en crise la classique répartition des places et des fonctions dans une communauté. C’est ce qui […]

Election et raison démocratique

Article paru dans l’édition du Monde du 22.03.07La présidentielle n’est pas l’incarnation du pouvoir du peuple. C’est l’inverseCette élection présidentielle, comme les précédentes, donne aux médecins bénévoles ou intéressés l’occasion de reprendre l’antienne de la crise ou du malaise de la démocratie. Il y a cinq ans, ils se déchaînaient contre ces électeurs inconscients qui […]

La Haine de la démocratie – Chroniques des temps consensuels II

Libération propos receuillis par Jean-Baptiste Marongiu A voguer à contre-courant, à ne pas être d’accord sur le monde tel qu’il est et à inventer sa manière à lui de le faire savoir, Jacques Rancière a passé toute une vie. Sans perdre ni ardeur ni souffle, mais en les modu-lant selon les époques, quand la dis-sension […]

La Haine de la démocratie – Chroniques des temps consensuels

A voguer à contre-courant, à ne pas être d’accord sur le monde tel qu’il est et à inventer sa manière à lui de le faire savoir, Jacques Rancière a passé toute une vie. Sans perdre ni ardeur ni souffle, mais en les modu-lant selon les époques, quand la dis-sension avait un sens et semblait aller […]

La poétique du savoir

A propos de « Les noms de l’histoire »Ce texte a été écrit à partir d’un entretien réalisé à l’occasion de la publication du livre de Jacques Rancière « Les noms de l’histoire » en 1992. Il a été publié dans le numéro 11&12 de la revue « La main de singe » en 1994. “ Ne cherchons pas d’excuses trop […]

Après quoi

. Paru le numéro 20 (hiver 1989) de la revue « Confrontation » titré « Après le sujet qui vient »Qu’est-ce qui vient après le sujet ? demande-t-on à l’auteur de ces lignes. Comment le saurait-il ? Comment le montrerait-il ? Le commentaire qui lui revient régulièrement de son auditoire n’est-il pas justement qu’on ne sait jamais où il […]

La pensée d’ailleurs

Texte paru dans Critique en 1978« Qu’est-ce qu’ils auraient pensé (les porcs et les gens) si le soldat sans nom, sans visage, prompt comme l’éclair, avait pu faire mouche sur leur oiseau de mort à 200 000 dollars, lui mettre la queue en tire-bouchon et le précipiter dans les rues, fracassé, flambant. Je pense que […]

Sur « Le maitre ignorant »

Nous sommes réunis ici pour parler de la vertu des maîtres . J’ai écrit un ouvrage qui s’appelle Le Maître ignorant . Il me revient donc logiquement de défendre sur ce sujet la position apparemment la plus déraisonnable : la première vertu du maître est une vertu d’ignorance . Mon livre raconte l’histoire d’un professeur […]

Entretien avec Jacques Ranciére

Entretien paru dans le N° 1 de la revue « Dissonance »: « Beyond Empire » Dissonance : pour commencer je voudrais vous poser la question : comment peut-on penser la transversalité dans l’éducation ? Est-ce qu’on peut dire que « les matérialités qui tombent les unes sur les autres », pour reprendre les mots de votre présentation, seraient […]

Peuple ou multitudes ?

Entretien avec Eric AlliezRépondant à une question d’Eric Alliez sur l’usage qu’il fait du concept de peuple et sur l’intérêt qu’il y aurait à lui substituer le concept de multitude, Jacques Rancière rappelle que le concept de peuple est effectivement constitutif du politique car il est le nom générique de l’ensemble des processus de subjectivation […]

Sur « Le Maître ignorant » ()

Avant-propos Y-a-t-il quelque sens à proposer au lecteur brésilien du début du troisième millénaire l’histoire de Joseph Jacotot , soit , en apparence , celle d’un extravagant pédagogue français du début du 19°siècle ? Y avait-il déjà quelque sens à la proposer quinze ans plus tôt aux citoyens d’une France , supposée pourtant amoureuse de […]

Entretien recueilli par Eric Alliez MULTITUDES – Dans votre livre, La mésentente, vous mettez à l’épreuve le questionnement politique en le confrontant à la fausse opposition sur laquelle il prend appui, dans La politique d’Aristote : la dualité de la voix (phônè), comme expression de l’utile, et de la parole (logos) comme expression du juste, […]

Les raisins sont trop verts

[[Texte adressé le 21/12 au Monde, non publié par ce journal.Le texte sur la nature du mouvement social, publié dans Le Monde du 20 décembre par MM. Pascal Perrineau et Michel Wiewiorka, exprime sa condamnation du récent mouvement gréviste dans le syllogisme suivant : un mouvement social est, selon Marx, un mouvement capable d’élargir les […]

Rancière Jacques

Professeur émérite au département de philosophie de l'Université de Paris VIII. Il a animé la revue Les Révoltes logiques de 1975 à 1985. Il a publié notamment La Nuit des prolétaires (Fayard, 1981), Le Philosophe et ses pauvres (Fayard, 1983) ; La Mésentente. Politique et philosophie (Galilée, 1995), Aux bords du politique (La Fabrique, 1998), Le Partage du sensible. Esthétique et politique (La Fabrique, 2000), La Fable cinématographique (Seuil, 2001), Malaise dans l'esthétique (Galilée, 2004), La Haine de la démocratie (La Fabrique, 2005).