Tous les articles par Saree Makdisi

Dans cet entretien, Michael Hardt et Saree Makdisi traitent d’un Romantisme qui va au-delà de sa traditionnelle identification avec le nationalisme et l’individualisme bourgeois. Utilisant le concept de multitude comme point d’accès, la conversation qui s’en suit touche à la question des Romantismes non occidentaux, l’échec des idéologies nationalistes, les formes collectives radicales, l’imagination spinoziste, et l’esthétique anticapitaliste en tant que traces d’un Romantisme alternatif. Ces traces déplient des affinités et des tensions largement sous-théorisées entre le Romantisme et le travail de Marx, Gramsci, et Saïd.
Romanticism and Multitudes
Politics of Language
In this interview, Michael Hardt and Saree Makdisi engage a Romanticism that goes beyond its traditional identification with nationalism and bourgeois individualism. Using the concept of the multitude as an entry point, the ensuing conversation touches on non-Western Romanticisms, the failures of nationalist ideology, radical collective forms, Spinoza’s imagination, and anti-capitalist aesthetics as traces of an alternative Romanticism. These traces open out towards largely undertheorized affinities and tensions between Romanticism and the work of Marx, Gramsci, Said, and others.

Michael Hardt

Professeur à Duke University (USA). Il est co-auteur avec Antonio Negri de la trilogie Empire (Empire, Multitude, et Commonwealth) ainsi que, plus récemment, Déclaration. Il est actuellement rédacteur en chef du trimestriel South Atlantic Quarterly.

Saree Makdisi

Actuellement professeur d’anglais et de littérature comparée à l’Université de UCLA (USA), Saree Makdisi est un critique littéraire nord-américain d’origine palestinienne et libanaise, spécialisé dans la littérature des xviiie et xixe siècles. Il écrit également sur la politique et la culture arabe contemporaine.