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Évaluer l’architecture ?
Évaluer l’architecture populaire ramène invariablement au savant, quelle que soit la variété des regards (confrontation, imitation, altération, recours, fascination ou rejet), à l’extrême construction savante du populaire et construction populaire du savant. Mais le désir d’architecture renvoie rarement à un désir d’architecte : quand et comment une œuvre architecturale échappe-t-elle à son auteur pour devenir signe d’une culture que chacun se sera appropriée ?
Evaluating Architecture?
Evaluating popular architecture invariably brings back to the scholar, whatever the variety of looks (confrontation, imitation, alteration, use, fascination or rejection) to the extreme scholarly construction of the popular and popular construction of the scholar. But the desire for architecture rarely refers to an architect’s desire: when and how can an architectural work escape from its author to become the sign of a culture that everyone will be in a position to re-appropriate?

Violeau Jean-Louis

Sociologue, professeur à l’ENSA Paris-Malaquais. Il y anime l’équipe Architecture-Culture-Société affiliée au CNRS. Ses travaux se partagent entre les architectes, les élites et les multitudes : le corps des architectes, son histoire et ses lieux de formation, sa position dans la division du travail, et les pratiques qui animent ses destinataires. Sa thèse sur Les architectes et mai 68 est parue en 2005 aux éditions Recherches, lointaines héritières de la revue éponyme lancée sous l’égide de Félix Guattari et du CERFI. La suite, qui a pour objet Les architectes et mai 81, est parue en 2011 aux mêmes éditions. Il vient de coordonner (avec Craig Buckley) la traduction d’une anthologie de la revue Utopie. Texts and Projects, 1967-1978 soutenue par les éditions Semiotexte et MIT Press.