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56. Multitudes 56

Mineure 56. Plèbes et multitudes en Amérique latine

Le centre de recherche canadien dirigé par André Corten préfère dire plèbe plutôt que multitude, à la différence de Toni Negri et Michel Hardt, pour parler des soulèvements très localisés et très violents en Amérique latine qui ne vont pas jusqu’à remettre en cause le pouvoir central, ni le système économique. Il s’agit d’obtenir des bénéfices concrets, dans des pays où la rente foncière ou industrielle permet aux dominants de jeter du lest. La notion de multitude renvoie plutôt à une nouvelle composition de classe, à l’expansion du capitalisme cognitif, à un projet révolutionnaire.

En Amérique latine interpellations plébéiennes

Soulèvements en Amérique latine Lecture en contrepoints

Le tumulte plébéien Ou la part du dés-ordre en politique

Actions multitudinaires et interpellations plébéiennes : un même combat ?

La plèbe, la multitude et la rente

Majeure 56. Devenir-Brésil post-Lula

Les mouvements de transformation sociale en Amérique latine ne peuvent être dissociés des combats des pauvres, des luttes indigènes et des problématiques des migrants. Ce sont toutes ces luttes qui se sont agglutinées en juin 2013, dans le moment constituant de la multitude brésilienne, qu’on ne saurait rabattre, comme le font les médias et la police, sur la contestation des grands travaux et des méga-événements sportifs. En témoigne la poétique du mouvement de juin, haut-parleur de la résistance des pauvres dans la ville de Rio. L’affirmation d’une jeune manifestante – « je ne suis personne » – désigne le caractère irreprésentable d’une multitude composée par la coopération entre subjectivités quelconques.

L’exode de la multitude au Brésil

Marée Amarildo : amour et art de la multitude

La plénitude drastique du devenir-indien

Deux formes de luttes amérindiennes La cosmopolitique Yanomani et le plurinational communautaire bolivien

La production du commun et l’antagonisme dans la ville olympique de Rio de Janeiro

La lutte des réfugiés Entre droit de fuite et droit de rester

Note bien : je ne suis personne

Critique du géo-constructivisme Anthropocène & géo-ingénierie

Critique du géo-constructivisme
Anthropocène & géo-ingénierie
L’objectif de cet article est le repérage de la composante constructiviste du « discours dominant » qui, de Bruno Latour à la géo-ingénierie, conduit à la justification de l’Anthropocène et des délices du développement technologique débridé. J’appelle géo-constructivisme la politique globale qui a généré les changements climatiques et les solutions technologiques qui sont proposées pour les réguler.

A Critique of Geo-Constructivism
Anthropocene and Geo-Engineering
This article attempts to draw attention on the constructivist component of the dominant discourse which, from Bruno Latour to geo-engineering, tends to justify the Anthropocene and the promises of unbridled technological development. I call “geo-constructivism” the global politics which generated climate change and the technological fixes that are supposed to regulate it.

Le travail de l’abstraction Sept thèses transitionnelles sur le marxisme et l’accélérationnisme

Le travail de l’abstraction
Sept thèses transitionnelles sur le marxisme et l’accélérationnisme
L’accélérationnisme marxiste de Srnicek et Williams semble concerner non seulement une simple accélération catastrophique du capital (comme chez Virilio, Baudrillard, Land), mais une accélération épistémique et une réappropriation du capital fixe comme technologie et connaissance (en une sorte de Singularité Épistémique). L’intelligence collective doit s’organiser elle-même sur le mode d’une intelligence hostile – également dans le sens où elle s’inocule dans son hôte comme un parasite malveillant.

The Labour of Abstraction
Seven Transitional Theses on Marxism and Accelerationism
Srnicek and Williams’ Marxist accelerationism appears to be not about a mere catastrophic acceleration of capital (like in Virilio, Baudrillard, Land) but about an epistemic acceleration and reappropriation of fixed capital as technology and knowledge (a sort of Epistemic Singularity). Collective intelligence has to organise itself into a hostile intelligence — also in the sense of inoculating the host as a malignant parasite.