Accueil » Les numéros » 18. Multitudes 18, automne 2004 . » Mineure 18. Pasolini à la sauce piquante

Mineure 18. Pasolini à la sauce piquante

L’œuvre multiforme de Pasolini prend comme objet privilégié la vie des déclassés, des hors-normes. Nous examinons comment l’on peut envisager une organisation des multitudes à la lumière des pratiques développées par Pasolini pour traiter ces formes de vie singulières. Nous relevons la cohérence de l’éthique du discours indirect libre prônée par Pasolini dans le contexte […]

Pasolini, une archéologie corporelle de la réalité

En se centrant autour de l’œuvre écrite de Pasolini, cet article cherche à faire apparaître une sorte de langue mineure, qui serait celle, corporelle, des mondes populaires, archaïques, et/ou paysans. Car si c’est bien à travers le cinéma que Pasolini va avoir recours à une représentation de la réalité par la réalité, on peut noter […]

L’exposition de la chair chez Pasolini

Poursuivant la réflexion de Pasolini dans le poème La crucifixion, Michael Hardt fait de la passion du Christ le modèle de l’offrande de la chair, de l’affirmation païenne de la continuité entre immanence et transcendance. Par l’érotisme de son exposition sur la croix, le Christ nous invite à nous unir comme lui dans la chair. […]

Partant de l’hypothèse que le cinéma donne sa mesure au fantasme en l’actualisant dans un temps et un espace cinématographiques, nous « opérons » le Decameron de Pasolini en relevant les effets de contamination de corps propres (individués, essentialisés) par des corps étrangers. En déplaçant l’opération sur la structure même du film, nous analysons la […]

Bien([[Ce texte est extrait de Passages pasoliniens, écrit avec Giorgio Passerone (à paraître).) qu’il soit impossible de voir dans Salò une illustration des Cent vingt journées de Sade, il n’y a pas, toutefois, comme on l’a souvent prétendu, schématisation et trahison. Pasolini se sert de la référence, de « l’outil » Sade, dans son ambiguïté, […]