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Mineure 24. Fernand Deligny

La contribution de Deligny à la pensée contemporaine du commun est de cartographier le topos (impossible) d’une communauté qui peut difficilement être décrite par des mots (comme beaucoup de penseurs contemporains en ont eu l’intuition) mais doit être tracée par des lignes. L’usage des lignes par Deligny diffère de toute autre forme de cartographie précisément […]

Janmari, Yves, la « graine de crapule », les « vagabonds efficaces » : les enfants « difficiles » avec lesquels Fernand Deligny a vécu ont été pour lui autant de poteaux indicateurs de l’étendue du problème du commun. Fabriquer le commun n’est pas un problème soluble dans le langage, dans l’obéissance à des mots […]

Un cinéma hors de lui

La pensée de Deligny est une pensée qui œuvre à ouvrir, ouvrir les mots pour les faire revenir aux gestes d’où, peut-être, ils sont issus et auquel,, sans doute, ils renvoient. Pour dire à propos du cinéma des choses inédites, il a fallu à Deligny forger un nouveau langage dont le terme-manifeste est celui de […]

Deligny et les cartes

« Autre » façon de vivre le dehors de nous-mêmes, façon d’apprendre « l’Autre » avec ses propres mots, l’œuvre de Deligny rompt avec tous les cadres, les « discours » et structures de l’institué. C’est sur ce « chemin »-là que nous l’avons rencontré, sur les « cartes » ; « cartes » tracées […]

Au fil des tentatives qu’il a menées, Deligny n’a cessé de déjouer cette fonction : éduquer. Il lui préférera « permettre », infinitif par lequel il esquivera la posture majoritaire attendue de celui qui sait le modèle et les écarts. Au regard qui ne voit en ces autres (autistes, psychotiques, délinquants…) que déficiences malheureuses, irrécupérables, […]