Icônes 31

  A woman posed. A city represented. A text doubled by another. An allegory. Allos=other. Agoreuei=to speak (publicly), or the impulse to appreciate the transience of things and to rescue them for eternity. I look again, this time walking on the street, I look up at her and wonder what was rescued from the oblivion […]

À travers les questions « Qu’est-ce que l’individu du point de vue de la domination ? », « Qu’est-ce que l’individu du point de vue de la résistance, de la lutte et de la subversion ? », nous analyserons le rapport entre le groupe militant Women on Waves et certaines pratiques artistiques contemporaines. Cette association, par un brouillage nécessaire et efficace des frontières et des limites d’actions autant territoriales que politiques, sociales, juridiques ou encore artistiques, nous semble poser aujourd’hui frontalement au champ de l’art contemporain la question de l’engagement et surtout la possibilité d’une action éthique forte. Le principe même des Women on Waves repose sur l’idée que la responsabilité justifie la désobéissance ; nous verrons dans quelle mesure cette désobéissance civile parvient à nouer des relations singulières entre action artistique et groupe associatif.

By focusing on the questions « what is the individual from the standpoint of domination? » and « what is the individual from the standpoint of resistance, struggle and subversion ? », we will analyze the relation between the militant group Women on Waves and certain contemporary artistic practices. In its necessary and efficient perturbation of borders and limits to actions (territorial, political, social, legal or artistic), this association seems to us to frontally pose contemporary art the question of commitment and especially the possibility of robust ethical action. The very principle of the Women on Waves is the idea that responsibility justifies disobedience. We will see in what way this civil disobedience is able to create singular relations between artistic action and associative groups.

En 2007, bon nombre d’expositions, colloques et numéros monographiques de revues se sont penchés sur les rapports entre l’art et le féminisme, alors que la Documenta 12, très critiquée pour son approche conservatrice, restera peut-être dans l’histoire pour avoir été la première Documenta à montrer 50 % d’artistes femmes. En s’interrogeant sur ces différents phénomènes, cet article pose la question des temporalités du féminisme opposées à la linéarité du récit de l’histoire de l’art et propose une utilisation stratégique du féminisme dans le domaine esthétique.

In 2007, various exhibitions, conferences and special issues of journals focused on the relations between art and feminism, while Documenta 12, which was heavily criticized for its conservative approach, may remain in history for having been the first Documenta in which half of the artists were women. By inquiring into these various phenomena, this article looks at the question of the temporalities of feminism, as opposed to the linearity of the narrative of art history, and suggests a stragetic usage of feminism in the aesthetic realm.

Le projet stratégique a confié l’esthétique de cette livraison de Multitudes aux soins d’une seule artiste, Andrea Geyer. Nous y retrouvons le fil tiré depuis la Documenta 12 de Kassel, puisque étaient présents deux projets de Geyer, l’un individuel (Spiral Lands, 2007) et l’autre collectif (9 Scripts from a Nation at War, avec Ashley Hunt, […]