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Mineure 43. Iran : travail d’un rêve

Plus de trente ans nous séparaient de la Révolution iranienne de 1979. Nous, Iraniens, n’osions plus, et cela déjà depuis longtemps, évoquer même ce moment sauf pour se lamenter de ses conséquences. Une erreur historique, disait-on. À quelques esprits intrépides près, pour l’intelligentsia de l’intérieur, il ne restait aucun doute que, si la Révolution de […]

La Révolution iranienne de 1979 démarqua le bord de notre époque, contemporaine du déclin du mouvement ouvrier du XXe siècle, de la fin des projets post-coloniaux et des changements structurels du capitalisme[1]. Le retour sur son histoire, proposé ici, ne cherche pas à évoquer le spectre du passé ni à retoucher les cartes postales journalistiques, mais […]

Cet article fait valoir le fait que le soulèvement du peuple iranien depuis les élections de juin 2009, aura été possible par la réactivation d’une conscience historique collective en relation dialectique à la structure singulière de la situation socio-politique du pays.

Who is the Subject of the Green Movement ?

This piece argues that the uprising of the Iranian people since June 2009 election, although self-organised and spontaneous, could have only been possible by the reactivation of a historical collective consciousness in dialectical relationship to the singular structure of this socio-political situation. The piece mainly focuses on the historical coming to be of such a structure from three separate, yet interlinked, horizons. Such an analysis prepares the ground for a quick recap of the process of subjectivation part of the Iranian society went through in what can be described as popular politics par excellence.

La question de violence a constamment préoccupé le combat du peuple iranien contre un État qui n’a plus aucune réserve pour recourir à des formes les plus cruelles de la violence. Par ailleurs, l’hégémonie d’un discours de non-violence et de désobéissance civile, discours parfois trop simpliste et peu soucieux de la singularité des conjonctures politiques, a rendu les conditions de résistance du peuple contre la violence et les choix stratégiques du Mouvement vert encore plus problématiques. On s’interrogera donc dans cet article sur le rapport du politique à la violence et à la politique de la non-violence dans la situation actuelle du Mouvement.

Politics of (non-)violence

The question of violence has ever preoccupied the Iranian people in the struggle against a State which use the most cruel forms of violence. Moreover, the hegemony of a discourse of non-violence and civil disobedience, speech sometimes to simplistic and careless of the political circumstances, has make the conditions of people’s resistance against violence and the strategic choices of the Green Movement even more problematic. We want in this article questionned the relationship between political violence and the politics of nonviolence in the situation of the Green Movement.

Cet article tente de faire la lumière sur le cas de la classe ouvrière iranienne qui forme une coalition avec les élites pro-capital du Mouvement Vert en luttant contre un régime autoritaire.

The Iranian Working Class and the Green Movement

This paper tries to shed light on if the Iranian working class will form a coalition with the Green Movement’s pro-capital elites in struggling against the existing authoritarian establishment.

Ayant ses racines dans la révolution de 1979, le «Mouvement des femmes iraniennes» est devenu socialement actif et apparent ces dernières années. Bien que les femmes aient été appelées les «grands perdantes de la Révolution», la montée du gouvernement islamique a été le vecteur de possibilités et de menaces à l’égard de différents groupes de femmes. Des années plus tard, ces différents groupes de femmes se sont réunis pour lancer une campagne, appelée «Un million de signatures pour l’élimination de lois discriminatoires en Iran».

Iranian Women’s Movement

Having its roots in 1979 revolution. “Iranian women’s movement” has become socially active and apparent in recent years. While some called women the “biggest losers of revolution”, the rise of Islamic government brought both opportunities and threats to different groups of women. Years later, these different groups of women came together to start a “One Million Signatures Campaign to Eliminate Discriminatory Laws in Iran”. While The Campaign has its own achievement, its future tied with future socio-political developments in Iran.