La catastrophe du rio Doce, le Tchernobyl brésilien

La rupture de barrages de rétention des déchets des mines de fer à Mariana, dans l’État de Minas Gerais, est désignée comme la plus grave catastrophe industrielle qui ait jamais eu lieu au Brésil et la plus importante de ce type dans le monde depuis 1915[1]. C’est en même temps une radiographie de la triste agonie du gouvernement du Parti des Travailleurs (de Lula et de Dilma) dont le pouvoir s’écroule sous les coups d’une triple crise : économique, politique et environnementale.

 

Fantaisies

Les mobilisations sociales d’Indiens, de paysans sans terre, d’habitants des favelas et de beaucoup de jeunes durant le sommet de Rio+20 (juin 2012) avaient constitué l’une des anticipations du soulèvement qui est survenu juste un an après, en juin 2013[2]. Déjà, peu de temps avant le Rio+20, des milliers d’ouvriers du chantier de construction d’un grand barrage hydroélectrique sur le fleuve Madeira en Amazonie s’étaient révoltés, après une grève, brûlant les baraquements où l’entreprise de BTP et le gouvernement les faisaient vivre dans des conditions de quasi-esclavage. Le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de l’époque, Gilberto Carvalho, homme de confiance de Lula, traita ces grévistes de bandits et fit intervenir la Force Nationale. La Présidente Dilma Roussef présenta quant à elle ces grands chantiers comme les outils essentiels de son gouvernement « d’un nouveau paradigme de croissance […] ni éthéré ni fantaisiste[3] ». S’y opposer, défendre les fleuves et les forêts comme le font les Indiens dont les réserves sont dévastées par les grands barrages conçus pendant la dictature militaire et mis en place par le PT, voilà donc des « fantaisies » farfelues face une réalité incontournable : « Personne n’accepte de discuter de telles fantaisies, déclarait Dilma, le Brésil peut devenir une des plus importantes économies du monde sans dégrader ses ressources naturelles, dans une sorte de cercle vertueux ». Lutter, protester pour ses droits et pour défendre les rivières et les forêts, c’est donc défendre des « fantaisies ». Il faut, dit Dilma, « expliquer aux gens comment ils vont manger, comment ils vont avoir accès à l’eau et à l’énergie ». Dans le Grand Brésil du néolibéralisme habillé de rose par le PT, il n’y a pas de place pour les « fantaisies » et encore moins pour la différence : au nom de l’intérêt public, Dilma vient d’opposer son véto à une loi – approuvée dans toutes les instances – qui légaliserait l’enseignement des langues indigènes dans le cycle primaire[4].

Voilà donc que le Brésil dispose d’un vrai modèle de développement, basé sur les grands chantiers, les grands événements sportifs et les grandes entreprises (les Global Players). Autour de ce projet, le PT semblait bâtir un consensus sans fissures. Les Indiens qui résistaient contre les barrages de l’agrobusiness, les paysans et les habitants qui protestaient contre les risques des grandes exploitations minières, les ouvriers qui se révoltaient contre les conditions de travail semi-esclavagistes et enfin les pauvres des favelas qui refusaient d’être déplacés par la spéculation immobilière autour des stades et parcs olympiques, tous ces gens seraient pacifiés par les deux méthodes de la répression et de la cooptation (corruption) de leurs dirigeants.

Mais les multitudes sont toujours ingrates vis-à-vis de leurs « leaders » bienveillants, et en juin 2013 le consensus est brisé par la foule des fantaisistes qui protestent dans les rues de toutes les villes du pays. En octobre 2014, beaucoup d’observateurs – y compris de la gauche autonome en Europe – ont voulu voir dans la réélection de Dilma l’incroyable vitalité des gouvernements progressistes d’Amérique du Sud. Mais – comme nous l’avions anticipé[5] – c’était une victoire à la Pyrrhus pour trois raisons. Tout d’abord parce que les gouvernements d’Amérique du Sud avaient épuisé depuis longtemps les politiques qui avaient permis de les définir comme « progressistes » et que tous avaient pris le raccourci développementiste et étatiste. Ensuite, parce que ce raccourci – qui avait déjà fait faillite au Venezuela et en Argentine – s’était écroulé aussi au Brésil, quel que soit le résultat électoral. Enfin, le mouvement de juin 2013 avait déclenché une crise irréversible de la représentation parlementaire qui se réalise aujourd’hui à travers l’enquête judiciaire Lava Jato[6]

 

Réalités

Dès le lendemain de l’élection, les Brésiliens ont compris que la victoire du PT n’était qu’un leurre alors que la crise était bien là[7] : un très dur plan d’austérité était mis en place par Dilma en même temps qu’une folle politique d’ajustement de tous les prix administrés, comme les tarifs des services publics privatisés. D’où une quasi-dépression du PIB (-4 %) avec 11 % d’inflation et la réduction des investissements de toutes les entreprises. C’est dans ce contexte de crise multiple que l’on apprend, le 5 novembre 2015, qu’un barrage de rétention de boues résiduelles d’une exploitation de mines de fer s’est rompu, provoquant un écoulement massif de déchets dans la région de Mariana de l’État du Minas Gerais, ravageant notamment le village de Bento Rodrigues. Nous sommes non loin des villes historiques du baroque luso-brésilien de Aleijadinho : Congonhas, São João del Rey et Tiradentes. Ces installations appartiennent à l’entreprise Samarco, une joint-venture entre le premier groupe minier mondial, l’anglo-australien BHP, et le quatrième, le brésilien Vale. La fuite – de 34 ou 62 millions de mètres cubes de déchets selon les sources – a totalement ravagé plusieurs villages et les villes de Barra Longa et Rio Doce, en causant la mort d’au moins 17 personnes. En 16 jours, l’eau chargée de déchets miniers de métaux lourds a parcouru 663 kilomètres de part et d’autre du Rio Doce pour atteindre l’Atlantique. Sans parler du désastre maritime, le fleuve, ses affluents ainsi que 1 500 hectares dont plusieurs Zones Protégées, ont été « tués » par la boue et de nombreuses villes sont sans eau potable.

La Présidente devrait donc cette fois parler des « fantaisies » positivistes et industrialistes du développementisme pour indiquer surtout aux gens comment manger, avoir de l’eau et de l’énergie. En fait, le gouvernement ne propose rien, se contentant de protéger l’entreprise responsable en essayant de présenter le désastre comme une catastrophe naturelle. La Présidente Dilma s’est limitée à affirmer sa solidarité avec les victimes via Twitter dès le lendemain de la rupture du barrage et le gouverneur de l’État a quant à lui donné trois jours après une conférence de presse au siège même de l’entreprise pour dire qu’on ne pouvait la rendre responsable avant une étude technique approfondie en fonction de la flexibilisation récente de la loi sur les exploitations minières. Selon la Présidente Dilma, qui n’a visité la zone qu’une semaine après avoir annoncé une pénalisation des entreprises impliquées de seulement 50 millions d’euros, « un pays continental comme le nôtre a beaucoup de désastres naturels[8] ». C’est que le gouvernement et le PT sont gênés à trois niveaux au moins : (1) Les grandes entreprises comme la Vale sont essentielles dans le financement des campagnes électorales ; (2)  le contrôle du risque des activités des très grandes exploitations minières par les pouvoirs publics venait d’être considérablement dérégulé ; (3) la compagnie Vale n’est pas un groupe minier privé. Elle est contrôlée via la Banco do Brasil. En fait, c’est tout le modèle de développement du gouvernement « progressiste » qui est mis à mal par cet accident majeur.

Tout indique que nous nous trouvons en face d’un Tchernobyl brésilien. Ne développant pratiquement aucune initiative, le gouvernement ne fait que parier, d’une part, sur la non transparence et, de l’autre, sur la lenteur de propagation de l’épidémie liée à la diffusion des métaux lourds, dans le temps et dans l’espace des rivières, des nappes phréatiques et de la mer. Il ne pourra se produire d’élévation des cas de cancer que dans des années, de sorte que, sans un suivi sanitaire adéquat, il sera très difficile de prouver les responsabilités sans procès. Ainsi, si le barrage s’est bien écroulé, le mur du silence et de désinformation se construit par contre très solidement dans un crescendo terrible autour de trois piliers de désinformation.

1) La première concerne les responsabilités politico-industrielles et le rôle de la compagnie Vale. Ce groupe et le gouvernement qui le contrôle ont d’abord essayé de cacher leur responsabilité derrière la Samarco. Il a fallu trois semaines pour savoir que Vale utilisait aussi le barrage pour ses propres déchets de traitement de minerais puisqu’il exploite trois autres mines de fer dans la même ville de Mariana. Non seulement la vague de boue sortie de celle de Fundão contenait donc des déchets directement produits par la Vale, mais elle a submergé celle de Santarém, en emportant dans son élan aussi une partie de ces déchets. Plus tard encore, la Vale a admis que ces deux autres barrages couraient aussi le risque de s’écrouler et que des travaux étaient en cours. En fait, on ne sait pas même vraiment le nombre de barrages écrouléset l’IBAMA confirme que 16 millions de mètres cubes qui n’ont pas fuité lors de la catastrophe continuent à s’écouler vers la mer[9].

2) Venons-en au deuxième pilier de désinformation qui concerne la dynamique technique de l’accident : accident naturel selon la déclaration tardive de la Présidente Dilma, ou résultat d’aléas imprévisibles ? Or, il est clair que le risque de rupture de deux autres barrages implique bien des problèmes structurels, que le groupe a délibérément choisi de faire courir à la population et au territoire. Et cela signifie aussi que l’État n’a pas surveillé les barrages comme il fallait[10].

3) Mais c’est encore le troisième pilier de la désinformation qui est le plus inquiétant, mettant au jour le niveau véritablement criminel du projet néo-développementiste, aujourd’hui mené par le PT et ses alliés, mais hérité directement de la dictature. On parle là de la désinformation sur la nature même de la boue qui s’est répandue de Mariana jusqu’à l’embouchure du Rio Doce et le long des côtes maritimes. Il a fallu trois semaines avant que le gouvernement et les entreprises responsables divulguent des informations sur leur toxicité. Les rapporteurs spéciaux des Droits de l’Homme et des Substances Toxiques des Nations Unies dénoncent : « Les mesures adoptées par le gouvernement brésilien, la Vale et la BHP ont été clairement insuffisantes […] pour prévenir de nouveaux problèmes d’exposition aux métaux lourds et autres substances toxiques ». Les Nations Unies se demandent si « la législation brésilienne est compatible avec les standards internationaux de respect des Droits de l’Homme, y compris le droit à l’information[11] ». Alors que la Vale affirme que les déchets sont « inertes » (non toxiques) et que les analyses réalisées par des institutions officielles n’avaient rien trouvé, une commission indépendante de chercheurs trouvait arsenic, manganèse, plomb, fer et aluminium au-dessus des limites admissibles entre le 4 et le 8 décembre le long de trois rivières touchées. Il faudra attendre le 29 décembre pour que la presse diffuse une nouvelle étude de l’ANA montrant « une subite et significative augmentation des métaux lourds dans le rio Doce[12] ». Au début de janvier 2016, les plages paradisiaques du Sud de la Baie de Rio et le parc naturel de l’archipel des Abrolhos ont été atteints, alors que c’est seulement en lisant avec beaucoup d’attention la presse qu’on peut apprendre que, deux mois après le désastre, « à Mariana la boue continue à fuiter et à se déverser dans le rio Doce[13] ».

 

Cette catastrophe résume la crise de tout le modèle de développement adopté par le PT dans la continuation de la planification des militaires et des intérêts des grands groupes du BTP. Marina Silva – l’ancienne ministre de l’environnement des deux gouvernement de Lula et candidate aux deux dernières élections présidentielles – dénonce « la posture politique autoritaire du gouvernement qui cache les informations et prend des décisions sans consulter les populations[14] ». Nous apprenons ainsi que sur les 15 000 divers barrages du Brésil, 432 ont seulement été inspectés en 2014. Et sur les 1 129 qui devraient bénéficier d’un Plan d’urgence selon la loi, seuls 165 ont été concernés. Il n’y a que 12 techniciens pour inspecter les 663 barrages de dépôt des déchets miniers et seuls 32 d’entre eux avaient été classés à haut risque. Les deux barrages écroulés à Mariana étaient considérés à « risque peu élevé ». Il n’y a donc ni catastrophe ni accident, mais un modèle d’exploitation des ressources et des hommes foncièrement prédateur et totalement consacré aux intérêts traditionnels des élites.

 

Rio Doce – Sweet Water

La Compagnie Do Rio Doce a commencé à exploiter ses mines de fer dans la vallée du rio Doceil y a 73 ans pour changer une première fois de nom lors que le régime militaire des années 1960-1970 de Batista en a fait un groupe de dimension mondiale en lui attribuant l’exploitation des grandes mines à ciel ouvert d’Amazonie. Cela lui a notamment permis d’exporter du fer vers les aciéries japonaises de Mitsui – qui détient aujourd’hui 18 % de la holding. En 1997, l’entreprise d’État est passée sous le contrôle d’un fonds d’investissement de Banco do Brasil en même temps que ses exportations s’élargissaient du Japon à la Chine. Depuis 2007, elle s’appelle tout simplement Vale qui ne veut pas seulement dire la vallée en brésilien, mais aussi « ça vaut ». Ainsi le groupe a rayé le Rio Doce non seulement de son nom, mais aussi maintenant de la carte !

Dans son livre sur les guerres impériales[15], Alain Joxe écrit : « Pour les membres de la classe rentière globale, ce qu’on appelle encore “corruption” et “conflit d’intérêts” sont […] des modalités techniques légitimes et ils s’étonnent donc qu’on ouvre des dossiers d’instruction sur des affaires qu’ils vivent comme parfaitement normales ». L’héritage colonial s’est hybridé avec le régime d’accumulation du capitalisme global. D’où la répétition à l’échelle industrielle de ce que constatait – il y a deux siècles – le baron russe Georg Langsdorff dans son journal relatant sa visite de l’actuel Minas Gerais : « Tout le lavage de l’or […] a lieu sans aucune méthode, n’importe comment. Ici, surtout, on a atteint la folie : […] il est difficile d’avoir une idée de l’absurde et de la dévastation qui ont lieu ici dans les mines d’or. C’est comme si les collines et les vallées avait été déchirées et déchiquetées par une trombe d’eau[16] ». Aujourd’hui les dévastations de cette accumulation primitive recommencent, cette fois avec la participation des oligarques du PT et leur projet de Grand Brésil (Brasil Maior). C’est pour cela que – contrairement aux illusions cultivées à leur propos – les gouvernements dits progressistes d’Amérique du Sud passent en un clin d’œil des politiques anticycliques à celles d’austérité[17], reliées entre elles par l’exercice autoritaire du pouvoir et la corruption de la démocratie comme mode de construction d’une nouvelle oligarchie de rentiers, à coup de profits extraordinaires et de prédations. « Nombre de fonctionnaires des bureaucraties d’État – écrit encore Joxe – se sont habitués à ce que les lois soient rédigées par les lobbyistes. Les ministres sont au courant[18]… » Le « lobbyiste » est bien la figure centrale des gouvernements de coalition montés par le PT, comme nous le montre l’opération Lava Jato. Ce sont bien les avocats des entreprises minières qui ont produit la nouvelle législation des activités minières[19]. Dans la même logique, le gouvernement (PT) de l’État de Minas Gerais vient d’approuver, après l’inondation pleine de déchets et pas encore maitrisée, une nouvelle flexibilisation du processus de concessions des mines au niveau régional. Les ministres deviennent des lobbyistes et les lobbyistes des ministres.

On se retrouve exactement dans l’accumulation originelle du capitalisme américain d’Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, où l’horrible homme de main Henry Fonda tuait non seulement les opposants à la compagnie de chemin de fer mais voulait aussi se débarrasser de son propriétaire. Il en était empêché par les Indiens et les travailleurs qui défendaient le projet d’une gare dénommée, coïncidence incroyable, Sweet Water, le même qualificatif que notre rio Doce. Le désastre de Mariana est bien le résultat du renouvellement de l’accumulation primitive que décrivait Langsdorff : « Le long des vallées courent des petits ruisseaux aux eaux troubles à cause du lavage de l’or et qui peu à peu grandissent jusqu’à affluer dans le rio Doce. Les environs de la ville montrent une terrible dévastation du sol […] »[20] Maintenant, c’est une nouvelle accumulation : son marché n’est plus l’apanage colonial de la Cour portugaise mais celui, industriel, de la Chine, le vil fer s’est substitué à l’or et, surtout, les technologies d’exploitation sont mille fois plus puissantes et prédatrices. Le PT essaie de prendre la place du grand capital (national et multinational) ou d’être accepté par lui, mais n’y parvient pas et fait ainsi exploser des conflits dans toutes les directions : la coalition de gouvernement a fini par entamer le processus de destitution de Dilma, et les luttes surviennent aussi dans les rues et les forêts. L’avenir du rio Doce dépend donc de la capacité qu’auront les mouvements à opposer à l’écroulement désastreux d’un gouvernement et d’un Parti (PT) qui ne Valent plus rien, la constitution d’autres valeurs : c’est-à-dire d’autres vallées.

Rio de Janeiro, janvier 2016

 

[1]     Rhianon Hoyle, « Acidente no Brasil põe sob os holofotes segurança de minas no mundo todo”, The Wall Street Journal Americas – Valor, 10 novembre 2015.

 

[2]     Cf. « L’exode de la multitude au Brésil », Multitudes, n. 56, 2014, www.multitudes.net/lexode-de-la-multitude-au-bresil

 

[3]     http://sindiquimicapr.org.br/dilma-critica-fantasia-na-rio20-e-defende-usinas-hidreletricas-do-pais

 

[4]     Luis Donisete Benzi Grupioni, « Dilma veta projeto que melhoraria educaçãoo indígena », http://nupeli-gela.weebly.com/blogue/dilma-veta-projeto-de-lei-que-melhoraria-a-educacao-indigena

 

[5]     Intervista a Barbara Szaniecki e Giuseppe Cocco, di Gigi Roggero, Maledetto sia Giugno. Il Brasile un anno dopo l’insorgenza, disponible dans www.commonware.org/index.php/cartografia/479-maledetto-sia-giugno

 

[6]     Lava Jato est le nom donné à une très grande opération judiciaire de répression de la corruption au sein du géant public brésilien du pétrole, Petrobras – « Lavage rapide » (de voitures) à cause de l’endroit où a eu lieu, par hasard, l’arrestation qui a permis de lancer l’enquête. L’opération, qui se déroule depuis mars 2011, a abouti à l’arrestation de presque tous les présidents-propriétaires des plus importants groupes brésiliens du BTP, de deux trésoriers et d’un sénateur du PT, ainsi qu’à l’inculpation de dizaines de députés de différents partis, y compris de l’opposition.

 

[7]     Voir Giuseppe Cocco, « Le mouvement d’indignation au Brésil face à l’austérité néolibérale de Lula et Dilma », Multitudes, n. 59, été, 2015. Cf. www.multitudes.net

 

[8]     « Entrevista coletiva concedida pela Presidenta da República », Dilma Rousseff, após encontro de trabalho –Governador Valadares/MG, Blog do Planalto, www2.planalto.gov.br/acompanhe-o-planalto/entrevistas/entrevistas/entrevista-coletiva-concedida-pela-presidenta-da-republica-dilma-rousseff-apos-encontro-de-trabalho-governador-valadares-mg

 

[9]     Instituto Brasileiro do Merio Ambiente (IBAMA), Laudo técnico preliminar, novembre 2015, p. 3.

 

[10]    Estevão Bertoni, « Barragem de Samarco já tinha defeitos em 2009 », Folha de São Paulo, 01 janvier 2016. www1.folha.uol.com.br/cotidiano/2016/01/1724915-barragem-da-samarco-ja-tinha-defeitos-em-2009-diz-relatorio.shtml

 

[11]    Ibid.

 

[12]    « Súbita e expressive elevação da presence de metais pesados no rio Doce », Jornal Extra, 29 de dezembro de 2015.

 

[13]    Evandro Éboli e Marco Grillo, « Ibama diz que lama pode ter chegado ao litoral baiano », O Globo, 8 janvier 2016.

 

[14]    « Não à banalização do mal », Valor, 27 novembre 2015.

 

[15]    Alain Joxe, Les guerres de l’Empire global, La Découverte, Paris, 2012.

 

[16]    Maria Cristina Fernandez, « O rio Doce e o piquenique de Georg Langsdorff », Valor, 4 décembre 2015.

 

[17]    Voir à ce propos Bruno Cava, « Podem os governos progressistas sobreviver a seu sucesso? », 2 janvier 2016, Universidade Nômade Brasil, http://uninomade.net/tenda/podem-os-governos-progressistas-sobreviver-ao-proprio-sucesso

 

[18]    Alain Joxe, Les guerres de l’Empire global, op. cit., p. 232.

 

[19]    www.bbc.com/portuguese/noticias/2015/12/151202_escritorio_mineradoras_codigo_mineracao_rs

 

[20]    Maria Cristina Fernandes, cit.

 

Cocco Giuseppe

Politologue, professeur à l’université fédérale de Rio de Janeiro, membre du réseau Universidade Nômade Brasil, a publié, avec Antonio Negri, GlobAL (Éditions Amsterdam, 2007). Membre du collectif de rédaction de Multitudes.