La dette est-elle bonne ou mauvaise ?

Les leçons du microcrédit

Tantôt portée aux nues, tantôt vouée aux gémonies, le microcrédit fait l’objet de débats passionnés. Encensé pour son potentiel de transformation des pauvres en entrepreneurs et consommateurs créatifs et responsables, en particulier les femmes, d’autres considèrent le microcrédit d’abord et avant tout comme une nouvelle niche pour le capitalisme et une justification du néolibéralisme, comme un catalyseur et un produit de la globalisation et de ses méfaits. Il ne fait nul doute aujourd’hui que le succès du microcrédit, tant auprès de l’opinion publique que des décideurs et des acteurs du développement, s’est construit sur trois mythes : celui du pauvre entrepreneur, celui de l’éradication de la finance informelle et celui de l’émancipation des femmes. On pourrait se contenter de dénoncer le côté hégémonique et pernicieux du microcrédit, considérer qu’il s’agit de rhétorique pure et déconstruire les discours auxquels il donne lieu, les multiples clichés et les stéréotypes dont il se nourrit pour justifier sa propre légitimité ainsi que ses modalités d’intervention. Réduire la configuration développementiste en général et le microcrédit en particulier à un discours hégémonique néolibéral, occidental et/ou patriarcal, contrôlé par le haut et visant délibérément à reproduire les mécanismes de domination occulte une large partie de la réalité sociale. Plus précisément, cela revient à ignorer la manière dont les politiques de développement – et ici en l’occurrence le microcrédit – sont parties prenantes de dynamiques économiques, sociales et politiques en cours dans les sociétés locales. Il semble donc utile et nécessaire de se pencher sur les usages sociaux et quotidiens du microcrédit, en s’intéressant à la fois aux « bénéficiaires » de ces services et à celles et ceux qui les mettent en œuvre. Examiner les capacités d’agir et de penser de ceux « d’en bas » ne signifie pas qu’il faille les réifier ni surestimer leur potentiel de résistance, de subversion ou de transformation. L’analyse suppose une interrogation permanente sur la manière dont ces capacités sont constitutives de rapports sociaux et de rapports de pouvoir.

Depuis 2003, en collaboration avec une équipe franco-indienne localisée à l’Institut Français de Pondichéry[1], je m’efforce d’étudier non pas les discours du microcrédit mais ses usages au quotidien dans les campagnes du sud de l’Inde. Explorer la vie sociale du microcrédit, cela suppose aussi de prendre au sérieux la manière dont les personnes vivent, pensent, et s’approprient la monnaie et la finance, et la manière dont le microcrédit s’articule avec l’ensemble des liens de dette qui tissent la vie sociale et la structure sociale. Sont résumés ici très brièvement quelques enseignements de ce travail d’observation dans la durée.

Dissipons d’emblée un premier malentendu : le microcrédit tire une partie de sa légitimité de ses vertus supposées en matière de création d’emploi, or les résultats dans ce domaine et dans le contexte étudié ici sont négligeables. Le microcrédit, écrit Yunus, « n’est qu’un outil qui permet aux rêves de se réaliser et aide les plus pauvres et infortunés de la planète à maintenir leur dignité, le respect et à donner un sens à leur vie » (Yunus, 2007 : 15). En portant aux nues l’énergie et la créativité entrepreneuriales des pauvres, Yunus rejoint la mouvance du capitalisme populaire, très en vogue depuis les best-sellers d’économistes comme de Soto (The mistery of capital, 2002) ou Prahalad (The fortune at the bottom of the pyramid, 2004), dont le point commun consiste à vanter la richesse cachée des pauvres. Ces derniers, est-il avancé, ont des talents insoupçonnés d’entrepreneurs ou de consommateurs qu’il suffirait de libérer en offrant du crédit, en simplifiant les droits de propriété et en incitant les multinationales à s’intéresser à cette niche de marché. Ce n’est pas le capitalisme qui provoquerait la pauvreté mais son insuffisance. Le microcrédit est supposé financer des activités génératrices de revenus, dont la rentabilité est prétendue supérieure aux 24 à 60 % de taux d’intérêt du microcrédit. Il devrait en découler un cercle vertueux permettant aux emprunteur(s)es et à leurs familles de sortir de la pauvreté. Dans le contexte du sud rural de l’Inde, ce cercle vertueux est une chimère. Très rares sont les pauvres, hommes ou femmes, qui créent des micro-entreprises grâce au microcrédit. Ils n’en ont ni le goût, ni les compétences. Ils sont également parfaitement conscients de l’ampleur des barrières (absence de marché local, restrictions en matière de mobilité physique, difficultés d’accès direct aux marchés, segmentation des activités en fonction du genre, de la caste, etc.) : l’hypothèse implicite des promoteurs du microcrédit, selon laquelle l’offre créerait sa propre demande, est complètement erronée. Au final le microcrédit est surtout utilisé à des fins de consommation : santé, cérémonies, remboursement d’anciennes dettes et investissements dans des objets statutaires. Si l’impact direct sur la création d’emploi se révèle marginal, il est en revanche fort probable que l’obligation de rembourser les microcrédits incite les familles à travailler davantage, tout au moins pendant la durée du prêt, et en ayant recours à la migration saisonnière ou de courte durée.

Le microcrédit tire aussi sa légitimité de sa capacité supposée de substitution à la finance informelle et d’éradication de la dépendance aux « usuriers ». Là aussi, il ne s’agit que d’une chimère. Le microcrédit ne représente qu’une très maigre part de l’endettement des femmes et des hommes. Les populations ont des pratiques ancestrales d’emprunt et d’épargne, même s’il s’agit principalement de pratiques dites informelles, au sens où elles ne sont pas, ou mal, statistiquement enregistrées par les États, et parce qu’elles ne se conforment pas aux moules juridiques organisant les relations d’échange et de financement. Les villages du Tamil Nadu foisonnent de prêteurs de statuts très divers avec lesquels les personnes, hommes et femmes, riches et pauvres, jonglent au quotidien : employeurs et recruteurs de main-d’œuvre, sociétés de crédit à la consommation, prêteurs sur gages, agences bancaires, prêteurs ambulants, notables locaux, voisins et entourage familial en sont les figures les plus fréquentes.

Non seulement les besoins des familles sont très largement supérieurs aux sommes proposées par le microcrédit, mais les caractéristiques de la finance dite informelle la rendent souvent bien plus compétitive. Elle est accessible en urgence, avec des modalités de remboursement très souples et donc adaptées à des revenus très irréguliers et souvent imprévisibles. La volonté d’ingérence de certains agents de microcrédit, qui n’hésitent pas à sommer les pauvres d’éviter les dépenses ostentatoires, est également un facteur prohibitif. La préférence pour certains créanciers informels s’explique aussi par la volonté de maintenir, de renforcer ou de créer un lien, parfois quel qu’en soit le prix : s’endetter auprès d’un employeur ou d’un recruteur de main d’œuvre pour s’assurer d’une garantie d’emploi ; s’endetter auprès d’un « patron » local susceptible de faciliter l’accès à diverses formes d’aides (en particulier des programmes gouvernementaux) ; s’endetter auprès d’un prêteur ambulant uniquement pour maintenir la relation puisque certains privilégient les clients fidèles ; ou tout simplement s’endetter pour maintenir un lien recherché pour ce qu’il est (et non ce qu’il peut amener).

Notre propos ne vise pas à encenser la finance informelle. Celle-ci reste constitutive de rapports sociaux foncièrement hiérarchiques et inégalitaires. Elle représente un mode puissant de régulation des relations d’emploi et donne lieu à des rapports d’exploitation considérable (Breman et al. 2009). L’accès à la dette et son usage sont déterminés (en partie) par des institutions sociales, en particulier la caste, la classe sociale, le genre, la localisation spatiale et les contraintes environnementales. En fonction de leur milieu d’appartenance, les personnes ne s’endettent pas auprès des mêmes sources, ni pour les mêmes raisons et ne paient pas le même prix. Le « marché » financier est donc à la fois régulé socialement, fragmenté et hiérarchisé. Mais dans un contexte de sous-emploi chronique et où les mécanismes de redistribution et de protection sont de nature clientéliste, l’éradication de la finance informelle est un leurre. La dette, qu’elle que soit sa forme, s’insère dans des hiérarchies sociales préexistantes, assurant ainsi leur reproduction, tout en étant constitutive des identités individuelles, familiales et collectives.

Même si l’accès à la dette et son usage sont codifiés, les emprunteurs, aussi dominés et marginalisés soient-ils, ont une capacité d’action et de réflexion. Ni la signification sociale de la dette ni sa régulation sociale ne sont fixées, mais en permanence discutées et négociées. De par ses formes multiples la dette est un instrument puissant de reproduction des relations de pouvoir mais aussi de reconfiguration des formes de dépendance et des constructions identitaires. On assiste à des processus de différenciations sociales au sein de groupes marginalisés, processus au sein desquels la diversification des liens de dette et le fait de pouvoir prêter soit même ou de jouer le rôle d’intermédiaire financier joue un rôle majeur.

Dans ce paysage financier foisonnant, le microcrédit n’est donc pas un substitut mais une source supplémentaire de liquidité permettant de mieux gérer dans le temps les décalages temporels entre recettes et dépenses. En incitant les pauvres à consommer au-delà de leurs capacités de revenus, il peut également provoquer ou accélérer des processus de surendettement (Guérin et al. 2009). Le microcrédit représente aussi, pour certaines personnes, un espoir de libération de liens de dette oppressants, mais cet espoir peine à se concrétiser. La dette, écrit Charles Malamoud, « organise la vie sociale, et donc la vie de l’homme, en tant qu’être social : elle fait de sa présence au monde un réseau de liens, un filet qui l’emprisonne en même temps qu’il le soutient » (Malamoud, 1988 : 14). Ce texte fondateur de Charles Malamoud décrivant la dette comme l’élément structurant de l’existence humaine rend très bien compte des usages et des pratiques contemporaines de la dette des campagnes tamoules. L’importance de la dette y est la fois matérielle et sociale : matérielle, dans le sens où l’endettement reste la forme principale de gestion des risques quotidiens et de financement des événements liés au cycle de vie ; sociale, dans le sens où les personnes se définissent et se pensent en fonction de leur endettement, quelle que soit sa forme, tout en restant débitrices de leur dette de vie. Les dettes libérables, contractuelles et horizontales, pourtant très largement souhaitées et revendiquées, ont ainsi bien du mal à se déployer et les subversions du microcrédit en sont une illustration.

Ceci nous amène au troisième mythe du microcrédit : l’empowerment des femmes. L’accès aux services financiers est présumé améliorer leur capacité de négociation intrafamiliale et d’auto-organisation collective. Là encore, le suivi sur la durée permet de mettre à jour des processus de manipulation et de subversion du microcrédit, et ceci aux différentes étapes de sa mise en œuvre, depuis les promoteurs jusqu’aux « bénéficiaires ». Au niveau des territoires, on observe que réseaux, groupements et associations diverses et variées (de nature politique, religieuse, communautaire) s’emparent du microcrédit pour renforcer leur contrôle sur les populations locales. À un niveau microlocal, le microcrédit participe à l’émergence ou au renforcement de trajectoires politiques locales, y compris chez les femmes et y compris dans les catégories les plus marginalisées comme les basses castes. Le plus souvent agents de crédit ou responsables de groupes de microcrédit (les Self-Help-Groups), ces femmes deviennent des intermédiaires incontournables dans l’accès à diverses formes de ressources. Le fait qu’un nombre croissant de programmes sociaux transitent désormais par les groupes de microcrédit renforce leur caractère éminemment clientéliste et leur attrait pour les populations : adhérer à un groupe de microcrédit offre l’espoir d’accéder aux ressources publiques, lesquelles sont multiples mais très opaques et dont l’éligibilité suppose systématiquement le recours à un intermédiaire.

Si le microcrédit perdure en dépit de résultats très médiocres par rapport aux objectifs annoncés, c’est parce que ses promoteurs, à différents niveaux de la chaîne de mise en œuvre, communiquent très habilement sur ses soi-disant bienfaits, et parce que cette prétendue réussite participe aussi de leur propre pérennité voire de leur propre existence. Il y a en quelque sorte une autovalidation du système, mise en scène par les différentes entités de la chaîne. Les décideurs, ici en l’occurrence les autorités publiques indiennes, fortement impliquées dans le développement du microcrédit, cherchent à légitimer leurs propres politiques. Les ONG ont éminemment besoin du succès du microcrédit pour conforter l’accès aux financements et assurer leur propre existence. Leurs alliés locaux – ici il s’agit de partis politiques, de l’Église chrétienne ou de réseaux marchands – jouent également le jeu du succès puisqu’ils profitent directement de la force de mobilisation de cette population féminine, pour des intérêts qui peuvent être politiques, religieux, économiques. Enfin les femmes « bénéficiaires » sont également complices de cette autovalidation : en premier chef les femmes leaders, dont le statut local est désormais conditionné par leur rôle d’animation et d’intermédiaire, mais aussi leur cercle de protégées, qui y voient un moyen supplémentaire d’accéder aux réseaux de clientélisme locaux. La reproduction des mécanismes de domination de genre est évidente, avec une attribution des rôles de pouvoir qui reproduit les hiérarchies préexistantes et une concentration des postes décisionnaires aux mains des hommes. Si les discours sur le microcrédit font preuve d’une fascinante naïveté (ou hypocrisie) concernant la capacité des femmes à s’auto-organiser, en revanche, on observe une extraordinaire appropriation du système par une minorité de femmes. Leur rôle est ambigu puisque c’est grâce à leur engagement et leur complicité que l’ensemble du système fonctionne : elles jouent un rôle central dans la mise en scène permanente des succès du microcrédit. En retour elles bénéficient de compensations matérielles et statutaires évidentes, mais dont elles ont très largement payé le prix. Le microcrédit n’est donc pas seulement un outil aux mains des hommes, des classes et des castes dominantes : elle participe aussi de la fragmentation des groupes dominés. Or cette émergence de femmes leaders ne conduit à aucune forme de mobilisation collective : elles se servent de leur position pour conforter un système de patronage et de clientélisme, dont elles profitent et dont elles font profiter leurs cercles de protégées. Dans la mesure où le clientélisme reste le principal canal de redistribution des richesses, la recherche de mobilité sociale passe en large partie par la captation de positions d’intermédiaires. Les appropriations et les usages du microcrédit en sont une illustration : ils révèlent les logiques de circulation des richesses tout en contribuant activement à leur reproduction et à leur complexification. En d’autres termes, le microcrédit peine à lutter contre les discriminations sociales, qu’il s’agisse de caste, de classe ou de genre, mais il participe à un processus de différenciation sociale au sein de ces différents groupes. Au final, le microcrédit contribue à la complexification des modes de redistribution des ressources et d’exercice du pouvoir mais sans en modifier les principes de fonctionnement.

Aujourd’hui le microcrédit est en crise dans plusieurs régions du monde, et en particulier en Inde du Sud : les emprunteurs ne peuvent plus ou ne veulent plus payer. On attribue ces crises à un développement trop rapide, sans réelle analyse des capacités d’absorption des économies locales. Face à cette dérive de mission, « l’éducation financière » est désormais brandie comme un rempart contre les risques de surendettement. Elle vise à inculquer aux pauvres les préceptes de la bonne gestion. Sont ainsi dispensés des enseignements sur l’assainissement des budgets, les comportements de prévoyance et d’anticipation, et ici encore, la substitution des « bonnes dettes » aux « mauvaises dettes ». Les mauvaises dettes sont celles qui génèrent des revenus inférieurs à leur coût. Ce type de recommandations, aussi louable soit-il, reste néanmoins aveugle aux spécificités des systèmes de représentations et des modes de calcul locaux. Il existe une tension permanente – et très variable selon les groupes sociaux, les territoires et les histoires personnelles et familiales – entre la volonté de s’extirper de relations hiérarchiques dont la dette est l’expression la plus visible – et l’attachement à ce que la dette exprime à propos de ces liens, à commencer par la confiance que le créditeur accorde ainsi à son débiteur. La dette, et les personnes en ont d’ailleurs parfaitement conscience, est potentiellement source de relations sociales, d’emploi et de respect. Quelles que soient les conséquences matérielles de l’endettement, la dette exprime la largesse du réseau social et la capacité des personnes à activer ce réseau et à susciter la confiance de leurs créanciers potentiels. Dans un contexte où la solvabilité est affaire de réputation beaucoup plus que de patrimoine et de garantie matérielle, il existe une superposition étroite entre réputation et solvabilité. L’endettement est également source de reconnaissance et de respect lorsqu’il permet l’organisation de rituels sociaux et religieux, la rénovation et l’agrandissement de l’habitat, et parfois l’éducation des enfants. Bien au-delà des objets ainsi financés – rituels, habitat, éducation font partie des principaux symboles de reconnaissance sociale et de promotion sociale – l’acte d’endettement est en lui-même porteur de reconnaissance et de respect. Il témoigne des sacrifices et des risques que le débiteur supporte afin d’assumer ses responsabilités et ses obligations : sauf si la dette excède une certaine limite, le fait de s’être endetté n’est pas un symptôme de défaut de gestion ou « d’inculture financière » : c’est au contraire un signe de responsabilité. Les dettes « dangereuses » sont rarement celles qui sont les plus chères financièrement, mais celles qui ternissent la réputation de la famille et menacent son avenir, en particulier le mariage des enfants. On assiste à des arbitrages permanents et souvent très subtils entre les coûts financiers et les coûts sociaux. Par ailleurs la manière dont la dette est interprétée dépend non seulement de l’identité de l’emprunteur mais aussi de ce qu’il/elle aspire à devenir. La dette n’est pas seulement un marqueur de l’identité : elle est également constitutive des aspirations sociales, tant dans l’objet des activités financées (avec par exemple des investissements sociaux et symboliques dont le coût peut être considérable) que dans la volonté de diversifier les liens de dette et de s’affranchir de liens de subordination : les personnes sont ainsi très demandeuses de relations de crédits anonymes et contractuelles proposées par des sociétés financières ou des prêteurs privés localisés en ville. Or celles-ci ont parfois un coût financier bien plus élevé que les dettes contractées au sein du cercle habituel, qu’il s’agisse de la parenté ou de l’employeur, et c’est précisément ce coût qui est source d’appauvrissement matériel. C’est aussi ce qui fait l’attrait du microcrédit. Nombre de clients y voient une opportunité de se libérer de relations d’endettement oppressantes. L’accès au microcrédit donne l’espoir d’une libération, même partielle. Or ce n’est qu’une illusion car les pauvres ne disposent pas des modes de protection et donc des « coupures » nécessaires.

Références bibliographiques

Breman J., Guérin I. and A. Prakash (éd.), India’s unfree workorce. Old and new practices of labour bondage, New-Delhi, Oxford University Press, 2009

Guérin I., « Les effets insoupçonnés de la microfinance », Travail, genre et sociétés, 2011, 25 : 61-79

Guérin I., Roesch M. Venkatasubramanian, Héliès O., « Microfinance, endettement et surendettement », Revue Tiers Monde, 197, Janvier-Mars : 131-146

Malamoud C. (éd.), La dette, éditions de l’École des hautes études en sciences sociales (coll. Purushartha, vol. 4), 1988, Paris

Yunus M., Creating a World Without Poverty: Social Business and the Future of Capitalism, Pretoria: New Africa Press, 2007

Guérin Isabelle

chercheure à l’UMR 201 Développement et Sociétés (Paris I / IRD) et affiliée à l’Institut Français de Pondichéry et au Centre Européen de la Recherche en Microfinance. Elle est spécialisée en analyse socioéconomique des questions d’exclusion bancaire et financière, en accordant une attention particulière aux inégalités de genre. Elle a publié récemment India’s unfree workorce. Old and new practices of labour (2009, Oxford University Press, ouvrage co-édité avec Jan Breman et Aseem Prakash), Femmes, économie et développement. Entre résistance et justice sociale (2011), ouvrage co-édité avec Madeleine Hersent et Laurent Fraisse, Éditions Eres / IRD.