Le génocide des Amérindiens d’Amazonie brésilienne

Le Procureur Général de la République – PRG – brésilienne s’appelle Rodrigo Janot. Sa principale contribution aux péripéties du règlement de comptes politique, de caractère strictement personnel, qui se déroule à Brasília depuis le mois de mai 2016, a consisté à demander l’ouverture d’une enquête contre des dirigeants du PMDB, parti brésilien connu pour son affilié vice-président, successeur encore provisoire de la présidente Dilma Roussef, objet d’un procès de forfaiture (dit : impeachment). M. Janot a demandé à enquêter sur MM. Romero Jucá (Ministre d’État du Plan), Renan Calheiros (Président du Sénat), Valdir Raupp (PMDB-Rondonia) et Jader Barbalho (PMDB-Para). Suspects de corruption, ils pourraient rejoindre, au banc des accusés, d’autres hommes politiques bien connus, comme le sénateur Edison Lobão (PMDB-MA), ex-ministre des Mines et de l’Énergie, les ex-ministres d’État Erenice Guerra et Silas Rondeau, du gouvernement Lula, et Antônio Palocci, des gouvernements Lula et Dilma.

Tous ont été dénoncés par un délateur, Delcídio do Amaral, entendu dans le cadre d’une enquête et qui a l’espoir de diminuer les pénalités qu’il encourt pour avoir lui-même participé à des affaires de corruption. Celui-ci affirme que la construction des barrages de Belo Monte (État du Pará, en Amazonie), à un coût de 28,9 milliards de réaux (1 euro = environ 4 réaux) aurait permis de dévier 20 millions de réaux vers le PT et le PMDB. Tous les éventuels inculpés ont nié les accusations. Bien entendu.

Parmi les pratiques politiques que tous1 les élus précités ont en commun, celle de promouvoir l’usurpation des terres de populations amérindiennes et d’autres communautés (afro-descendants marrons, riverains des fleuves, peuples de la forêt) est l’une des plus tragiques en raison de ses conséquences sur les conditions de survie, en tant que peuples et communautés, de centaines de milliers de personnes, dont aucune ne saurait être privée de ses droits (personnels, humains, fondamentaux) au motif d’une appartenance culturelle différente de celle(s) des populations hégémoniques du reste du Brésil. La loi ne le permet pas, et surtout la constitution fédérale dont les articles 230 et 231 attribuent aux Amérindiens la jouissance inaliénable de leurs terres, placées dans le domaine public de l’Union et sous la responsabilité de celle-ci. D’autres dispositions juridiques rendent inexpugnable le lien exclusif de ces populations avec les terres qu’ils occupent de manière immémoriale… pour peu que l’on veuille respecter la constitution.

Mais voilà, les propriétaires fonciers, les entreprises minières brésiliennes et étrangères, les éleveurs de bétail « dans » la forêt amazonienne, les cultivateurs de riz, de soja, les orpailleurs à titre individuel ou en société(s), et quelques autres, veulent s’emparer des terres objets de leurs convoitises, qui sont infinies.

Dans cette entreprise d’ignorance des lois et de démolition des conditions d’existence des peuples amérindiens du Brésil, les contrevenants disposent de l’appui de l’État, c’est-à-dire des personnes qui se succèdent dans l’exercice du pouvoir exécutif-administratif-judiciaire. L’État est partie prenante active dans l’éviction des populations de leurs territoires. Au nom d’un développement économique depuis longtemps dévoyé, les autorités politiques et administratives donnent leur appui aux exactions du secteur privé ou promeuvent leurs propres projets de confiscation des terres pour : faire construire des routes, des barrages, des lignes de transmission de courant électrique, des aérodromes d’accès réservé ou non, aménager des espaces géographiques immenses en aires protégées pour des raisons de protection environnementale. Dans ce dernier cas il s’agit surtout, depuis les deux gouvernements Lula (2003-2011), de constituer en réserves des espaces d’aménagement futur ou d’avoir des surfaces disponibles à « échanger », dans l’avenir, contre d’autres espaces qui deviennent victimes du développement et qu’il faut alors « dédouaner » par une contrepartie territoriale non-affectée par le développement.

La croisade pour l’usurpation des terres ne s’exprime pas seulement par la quête de définitions juridiques. Les relations entre les 896,9 mille Amérindiens officiellement décomptés2 au Brésil et ceux qui veulent les expulser de leurs dernières possessions (12,5 % de ce qu’ils avaient en 1500, à l’arrivée des Portugais) sont régies par des moyens violents. Comme les textes présentés dans cette Mineure de la revue Multitudes font une recension descriptive assez ample des types de violence utilisés, cette contribution s’attache à caractériser les modalités d’élimination des Amérindiens du Brésil, tout en sachant que d’identiques efforts sont faits dans les pays limitrophes, et dans d’autres, en Amérique du Sud. L’objectif est aussi de montrer que le débat sur les conditions de l’élimination du mode de vie des « populations autochtones » est tout à fait ignoré : dans le monde entier, les populations traditionnelles, et d’autres, sont évincées de leurs terres dans un contexte d’indifférence.

Les violences

Les méthodes utilisées pour exclure les populations autochtones sont bien connues et qualifiées, tant par la sociologie que par le droit pénal, la science politique et l’anthropologie : comportements racistes individuels ou collectifs ; discrimination des enfants amérindiens dans les écoles, avec l’appui des enseignants et de l’administration (lacunaire, indifférente, complice) ; omission d’utilisation de fonds publics prévus aux budgets de l’État et des collectivités locales à des fins spécifiques de santé, d’état civil et d’éducation ; omission de nominations de fonctionnaires chargés des décisions ; fréquentes substitutions de fonctionnaires d’autorité dans des postes spécialisés sous-équipés et mal localisés ; expulsions chroniques des Amérindiens de leurs terres et cantonnement des survivants le long des routes ou dans des territoires sans ressources ; difficultés administratives créées pour empêcher que les Amérindiens puissent se déplacer, résider où ils veulent, rendre visite aux membres de leur groupe dans d’autres régions, faire la preuve de leur identité ou de leur parenté ; omission de réception et d’appui dans les endroits publics d’aide et d’assistance à la population : commissariats de police, bureaux d’aide sociale, état civil ; destruction de biens dont les Amérindiens sont propriétaires ; non-assistance à personnes en danger ; omission de qualification des délits et des crimes dont sont victimes les Amérindiens ; criminalisation des actions, activités et comportements des Amérindiens qui maintiennent l’occupation de leurs terres ou s’efforcent d’y revenir (c’est la pratique de la retomada – reprise-) quand ils en ont été expulsés ; humiliations permanentes, discrimination raciale-culturelle, traitements personnels racistes, violations de droits du travail ; rétention de personnes/prises d’otages ; autres agressions : viols ; tentatives d’assassinat, assassinat individuels ou organisés de manière spontanée (contre-attaques, représailles immédiates en cas d’échauffourée) ou planifiée, lors de raids menés par des groupes armés avec des véhicules, armes et autres moyens (explosifs, matières inflammables) fournis par les criminels ; occultations de cadavres ; destruction des habitats par le feu et empoisonnement de sources et cours d’eau au moyen de produits défensifs agricoles.

La construction des barrages, dont celui de Belo Monte, dans l’État du Pará, fournit un ensemble d’exemples de violation des droits qui est abondamment illustré par les textes publiés dans ces pages ; et dans d’autres3. Mais ce premier texte prétend mettre en relief des éléments plus occultes des relations directement observables, que ce soit par rapport à Belo Monte ou à des centaines de barrages qui, depuis des décennies (Itaipu fonctionne déjà depuis 1984), excluent physiquement (de l’expulsion à l’extinction) des peuples premiers occupants et inondent des milliers de km2 au nom du progrès nécessaire. Les tergiversations des autorités politiques et administratives dans le but de discuter de droits indiscutables, pour ne pas les reconnaître, sont très nettes dans le cas de la France/Guyane, dernier territoire sud-américain considéré comme colonie par de nombreux auteurs et diplomates régionaux. L’effet d’une reconnaissance pleine des droits des autochtones n’est toutefois pas suffisant pour leur apporter des garanties ; les autorités brésiliennes violent continuellement les textes internationaux qu’elles ont ratifiés, notamment la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail.

D’autres violences ?

L’habitude culturelle de découper le passé en tranches offre beaucoup de facilités d’oubli par rapport aux faits et à leurs conséquences qui persistent. L’amnésie orchestrée des œuvres de la dictature civile-militaire brésilienne, malgré de très minoritaires actions courageuses, est pour beaucoup dans l’hostilité chronique contre les Amérindiens. On tolère aujourd’hui d’innombrables atrocités, et cette attitude se maintient comme pratique dominante, malgré certains efforts, isolés et durement disqualifiés par l’état-major des forces armées, par la presse, les partis etc. Parmi les efforts isolés on peut citer les travaux de la Commission Nationale de la Vérité ; et s’interroger.

Instituée le 16 mai 2012, la Commission Nationale de la Vérité a eu pour objectif de vérifier les graves violations de droits humains survenues au Brésil entre le 18 septembre 1946 et le 5 octobre 1988. Son mandat est allé jusqu’au mois de décembre 2014 et elle a rendu son rapport le 29 septembre 20154. L’un des thèmes des Groupes de Travail a été relatif aux violations des droits des autochtones. Pour expliquer les violations concernant les autochtones, il faut citer quelques points importants, dont les extraits ici retenus5 :

« Le troisième volume, le plus long, de signification expressive pour la CNV, décrit l’histoire de 434 morts et disparus politiques, à partir des éléments d’information examinés dans les deux autres volumes […]

Les graves violations de droits humains vérifiées lors de la période des investigations, spécialement les 21 ans de la dictature instaurée en 1964, ont été le résultat d’une action généralisée et systématique de l’État, qui configurent des crimes contre l’humanité. […]

Il est par exemple certain que la liste des victimes du troisième volume n’est pas définitive et que les recherches postérieures amèneront sûrement l’identification d’un nombre supérieur de morts et de disparus, spécialement parmi les populations paysanne et autochtone […] »

Il y a cependant un problème essentiel dans l’évaluation du nombre des personnes assassinées par les membres des forces armées chargées de la répression (1964-1965) et celui des Amérindiens assassinés pendant la période entière (1946-1988) soumise à l’évaluation de la CNV. Celle-ci affirme dans son rapport final qu’

« il a été possible d’estimer à au moins 8 350 le nombre des Indiens morts pendant la période d’enquête de la CNV, en raison de l’action directe des agents gouvernementaux ou de leur omission. […] Le nombre réel des autochtones morts pendant la période doit être exponentiellement plus grand, étant donné qu’une parcelle très réduite des peuples autochtones affectés a été analysée et qu’il y a des cas dans lesquels la quantité de morts est assez élevée pour décourager les estimations. »6

La conclusion du Rapport ne « confirme » toutefois qu’un nombre : celui des

« 434 morts et disparitions de victimes du régime militaire, qui se trouvent identifiés de manière individualisée au Volume III de ce Rapport, dont 191 morts, 210 disparus et 33 disparus dont les corps ont ensuite été localisés ; nombre qui ne correspond certainement pas au total de morts et de disparus, mais seulement au nombre de cas dont la preuve a été possible en fonction du travail réalisé, […] les textes du volume II de ce Rapport relatifs à de graves violations perpétrées contre paysans et peuples autochtones décrivent un cadre de violence qui a produit un nombre expressif de victimes. » (Vol. II, p. 758-9)

Il est des cas où

« Quelques autorités brésiliennes ont reconnu un génocide contre les Indiens : c’est le cas du procureur Jader Figueiredo, dans son rapport officiel de 1967, et de l’ex-Ministre de la Justice, Jarbas Passarinho, évoquant les politiques à l’égard des Yanomami. Le Ministère Public de l’État du Paraná, sur la base de la définition du génocide donnée par la Loi n. 2889/1956, n’a pas hésité à parler de génocide dans le cas des indiens Xetá. » (CNV, p. 246) [Indiens de l’Ouest du Paraná]

Face à de tels faits, le défi nécessaire consiste à reprendre l’examen de la notion de génocide et de son application à l’âge de la modernité/colonialité. Le défi ne consiste pas en une révision de l’existence ou de l’ampleur des génocides « reconnus par l’ONU », mais dans la reconnaissance du fait que le génocide est structurellement lié à la modernité/colonialité de l’expansion européenne, nord-américaine, japonaise… et que cette expansion continue, sous diverses appellations : Néo-développementisme [durable !] ; croissancisme ; néolibéralisme ; colonialisme… en tentant de coloniser les territoires des autochtones, indigènes, membres des Premières Nations, aborigènes. Accaparement de terres (une litote pour expulsion sauvage et vol).

Il n’y avait plus d’indigène, en France, depuis que la terminologie avait été éradiquée comme politiquement incorrecte. Mais des « indigènes » ne se sont-ils pas invités à participer au jeu politique français en réalisant un film (« Indigènes ») ou en instituant le Parti des Indigènes de la République ? La France croyait s’être débarrassée d’eux en effaçant leur existence du tableau noir du passif colonial, sans, toutefois, leur donner une place sur les bancs de l’école laïque qui aurait vocation à les « intégrer ». Revendiquer un monde décolonial n’est cependant pas facile, même en se déclarant « indigène » :

« Pour d’autres et en particulier pour une partie de la gauche, nous sommes une obsession ou en tout cas un os. Les sujets que nous abordons divisent la gauche, ce qui est l’un de nos objectifs : recomposer le champ politique à partir de la question raciale et anti-impérialiste.

En même temps, il faut être honnête : nous ne pouvons revendiquer une forte base sociale. Nous n’avons pas réussi non plus à susciter une réelle alliance entre les différents groupes indigènes : noirs et arabes, ça ne marche pas si facilement ; noirs et roms encore moins7. »

Colonialisme ?
Non : colonialité…

Colonialité ? Aujourd’hui, tout est dit postcolonial, ça nous évite de sombrer dans un multiculturalisme stérile et nuisible à la compréhension scientifique universelle du développement historique universel des luttes anticapitalistes.

Voire… Pourquoi créer autant de mots pour définir les mêmes relations et leur évolution (?) : colonial, décolonisation, néocolonial, postcolonial, décolonial, sans observer que le phénomène colonial persiste et qu’il relève toujours des mêmes creusets à fabriquer des formes de violence ? De même que modernité n’est pas modernisme, colonialité n’est pas colonialisme. Colonialité, mot conçu de la même manière que modernité, est un référent structurel et institutionnel relatif à la culture européenne dans ses rapports avec le reste du monde, particulièrement depuis les « grandes découvertes ». Il ne s’agit pas d’une mode universitaire, d’un néologisme de circonstance destiné à recueillir des fonds pour des projets de recherche. C’est un concept discuté et forgé par des chercheurs en sciences sociales de pays sud-américains8, à l’exclusion de ceux du Brésil, qui ont cherché à comprendre les relations coloniales entre l’Espagne et l’Amérique centrale et du Sud, puis entre l’ensemble des puissances coloniales et l’Amérique du Sud. C’est un concept qui affirme qu’il n’y a pas de modernité sans colonialité, et qui l’écrit : le mot modernité n’apparaît qu’avec la citation concomitante de celui de colonialité : modernidad/colonialidad9, modernité/colonialité. Et, comme concept, il est valable pour d’autres relations de domination et dépendance coloniale, ailleurs qu’en Amérique Latine ; sous réserve d’inventaire.

Que gagne-t-on à évoquer la colonialité avec la modernité, ou sans elle ? L’analyse demande de prendre en considération les caractéristiques que les chantres de la modernité, dans ses aspects colonialistes, laissent volontiers de côté, ou déclarent explicitement (mais il suffit que ce soit implicite) marginaux, si évidents qu’il est inutile de les citer : la domination et la mort de l’autre ; le mépris, le racisme, la discrimination, l’exclusion ; les traitements odieux, lâches, répugnants ; l’arrogance ; le vol de toutes les richesses matérielles d’autrui, le mépris de ses valeurs non-matérielles ; l’esclavage ; sur la base exclusive d’une supériorité militaire omniprésente sur le terrain. Il suffit de (mais il faudrait…) constater que partout où elle a été reçue « à boulets rouges », la supériorité européenne a échoué, pour un temps variable : jusqu’à son retour en force et en brutalité. Les pratiques militaires rendent possible la modernité/colonialité et constituent son fondement permanent.

Une réflexion ample, publique, est nécessaire pour requalifier le colonialisme, non comme « post- », mais comme consubstantiel de l’aura européenne, en particulier, à partir des pratiques génocidaires qui l’ont accompagné partout où il s’est manifesté. L’étude de Marx sur le Mouvement des Enclosures10 en Angleterre, du XVe au XIXe siècle, fournit aussi un bon modèle, à comparer avec les usurpations de terres qui sévissent aujourd’hui dans le monde entier, et que personne ne qualifie comme « vols » ou fraudes, comme si « accaparement de terres » ou land grabbing constituait autre chose qu’un ensemble de crimes contre les populations qui en sont victimes.

Références bibliographiques

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Caubet, Christian. Le Traité de Coopération Amazonienne : régionalisation et développement de l’Amazonie. Annuaire Français de Droit International. 1984, T. XXX, p. 803-818

Caubet, Christian G. Se soulever contre des barrages ? In Multitudes (Paris) n. 50 Automne 2012 p.149 – 154 ISBN 978-2-916940-84-7 http://multitudes.samizdat.net

Caubet, Christian G. Peuples autochtones sous la coupe du croissancisme. Usurpation de terres em Amazonie brésilienne au nom du fardeau hydroélectrique progressiste de l’homme blanc, Écologie et Politique, Paris, Écologie et Politique ; Presses de Sciences Po. N. 51, 2015. p. 123-137

Caubet, Christian ; Brzezinski, Maria Lúcia Navarro Lins. Belo Monte, Belo Sun et autres spoliations en Amazonie brésilienne : politiques publiques d’appropriation des terres autochtones. p. 101-125

CIMI. Conselho Indigenista Missionário (Brésil)
http://cimi.org.br/site/pt-br/ Accès le 21/6/2015 : Rapport Violência Contra os Povos Indígenas no Brasil – dados 2014

Dreyfus-Gamelon, Simone ; Kulesza, Patrick (sous la direction de). Préface de Manuela Cardoso da Cunha. Introduction d’Irène Bellier, Les Indiens d’Amazonie face au développement prédateur. Nouveaux projets d’exploitation et menaces sur les droits humains, Paris, L’Harmattan, 2015

Lander, Edgardo (Compilador). La colonialidad del saber : eurocentrismo y ciencias sociales. Perspectivas latinoamericanas. 1 Ed. Buenos Aires : Clacso, 2003. 248 p

Marx, Karl,Le Capital, Paris, Gallimard, 1965, Huitième Section, Chapitre XXVII: L’expropriation de la population campagnarde, p. 1171 à 1192

Vacarme (Revue). Paris. Revendiquer un monde décolonial entretien avec Houria Bouteldja.
Catégories www.vacarme.org/mot227.html,
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www.vacarme.org/mot842.html.
Version imprimée publiée dans www.vacarme.org/rubrique465.html, printemps 2015, p. 44-69

1 Casé Angatu, Amérindien, habite le Território Indígena Tupinambá dans le Village (Aldeia) Gwarini Taba Atã. Historien et Professeur (Universidade Estadual de Santa Cruz /UESC à Ilhéus/Bahia), il a fait circuler unevídeo montrant le salut du Député Fédéral Luis Carlos Heinze (PP/RS) à l’Associação de Pequenos Agricultores de Ilhéus, Una e Buerarema – ASPAIUB (Sul da Bahia). Le salut du député est destiné aux petits agriculteurs de la Bahia, « victimes des atrocités commises par les indigènes » et signale que les nouveaux présidents du Brésil et son ministre de la justice vont rétablir de « saines pratiques » quant à l’occupation des terres. In : www.facebook.com/moreno.saraivamartins/videos/1106928469345384/, 30 mai 2016.

2 Le recensement définitif de 2010 informe que ces personnes sont réparties en 305 ethnies qui parlent 274 langues.

3 Christian G Caubet. Voir références finales.

4 www.cnv.gov.br/institucional-acesso-informacao/a-cnv : l’accès en ligne pour consulter les documents de la CNV est disponible dans le Système d’Informations des Archives Nationales SIAN, sous le code de Référence BR RJANRIO CNV.

6 Comissão Nacional da Verdade (Commission Nationale de la Vérité) – CNV. Vol. 2, « TEXTO 5.Violações de direitos humanos dos povos indígenas » (p. 554-727). p. 543-4.

7 Version en ligne publiée le 26 avril 2015. Revendiquer un monde décolonial entretien avec Houria Bouteldja. Catégories www.vacarme.org/mot227.html, www.vacarme.org/mot11.html. Mots-clés www.vacarme.org/mot941.html, www.vacarme.org/mot10.html, www.vacarme.org/mot940.html, www.vacarme.org/mot937.html, www.vacarme.org/mot842.html. Version imprimée publiée dans www.vacarme.org/rubrique465.html, printemps 2015, p. 44-69.

8 Edgardo Lander (Compilador). La colonialidad del saber : eurocentrismo y ciencias sociales. Perspectivas latinoamericanas. 1 Ed. Buenos Aires : Clacso, 2003. 248 p.

9 Héctor Alimonda (Coordinador), La naturaleza colonizada. Ecologia politica e minería en América Latina. Buenos Aires, Clacso, Ediciones Ciccus. 2011. 331 p.
[www.ciccus.org.arg]

10 Karl Marx, Le Capital, Paris, Gallimard, 1965, Huitième Section, Chapitre XXVII : L’expropriation de la population campagnarde, p. 1171 à 1192. Suivi de : Chapitre XXVIII : Législation sanguinaire contre les expropriés à partir de la fin du XVe siècle. Loi sur les salaires

 

Caubet Christian G.

Professeur de Droit à l’Université Fédérale de Santa Catarina au Brésil.