Racisme et terrorisme environnemental au Maranhão

Successivement impulsée par la construction des routes BR 010 et 222, par la croissance d’Açailandia et d’Imperatriz, par le Projet de Colonisation Agricole de Buriticupu et par la construction du chemin de fer de Carajás, le front forestier a promu, à partir des années 1970, une rapide dévastation de la forêt amazonienne sur sa frontière orientale d’alors : l’Ouest et le Sud-Ouest du Maranhão.

Après d’innombrables dénonciations, appels et protestations publiques, les Ka’apor, fatigués d’attendre des actions effectives de la part des organes compétents des communes, des États et fédéraux, avaient décidé de réaliser la désintrusion et l’expulsion des forestiers de leur Terre Indigène Alto Turiaçu ; ils sont devenus les objets de la fureur de ceux-ci.

Le 16 mai 2010, le jeune Hubinet Ka’apor, du village Axiguirenga, fut agressé et tué par plusieurs hommes, dans la commune de Centro do Guilherme. Il était allé en ville faire des achats et, lorsqu’il est passé devant un bar, quelques-uns des clients ivres se sont mis à l’attaquer violemment, avec des bâtons, le tuant et le défigurant. Aucune mesure ne fut prise par les autorités locales, pour enquêter, identifier, détenir et punir les auteurs.

Tout au long de 2010 et de 2011 il y a eu de nombreuses alertes d’attaques de forestiers, aussi bien de la part des Guajajara et des Awa de la Terre Indigène Araribóia, comme des Ka’apor et des Awa de la TI Alto Turiaçu. Les alertes relatives aux incursions et actions sans fondement de forestiers en Territoire Marron de Jamary dos Pretos furent elles aussi nombreuses, encore qu’il n’y ait pas eu de procès-verbal de confrontations avec les habitants.

Sous la pression d’une forte campagne nationale et internationale (à l’initiative de Survival International1 – organisationqui représente le mouvement international en soutien des peuples autochtones-) pour que soient prises des mesures d’urgence de protection des Awás (un des derniers groupes autochtones nomades de la planète) des Terres Indigènes Araribóia, Caru, Awa, et Alto Turiaçu, en juillet 2013, le gouvernement a commencé l’Opération Hileia Pátria2 : des hommes de la Police Fédérale – PF, de la Force Nationale de Sécurité, de l’armée, de la Police Routière Fédérale, de l’Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables (IBAMA), de la Fondation Nationale de l’Indien (FUNAI) et de la Police Militaire, appuyés par une forte logistique (deux hélicoptères, des blindés, des camions-citernes, un système de communications et un hôpital de campagne) ont occupé la commune de Buriticupu. Ces opérations coïncident de nouveau avec la fuite des forestiers vers le haut Turiaçu entrainant de nouveaux conflits avec les Ka’apor.

Au mois de janvier 2014, comme conséquence de cette opération, la Police Fédérale et le Groupe Spécial de Contrôle de l’IBAMA réalisent le retrait des envahisseurs de la Terre Indigène Caru et ferment 173 scieries illicites en activité dans la région.

Le Parti Communiste du Brésil gouverne le Maranhão…

En Amazonie, aussi bien que sur une bonne partie du territoire national du Brésil, pour le sens commun la tutelle de la FUNAI sur les Indiens est nécessaire pour maintenir sous contrôle la menace ou l’obstacle permanent qu’ils représenteraient pour le « développement » et l’« ordre » en vigueur : « la place d’un Indien est dans un village » sous contrôle de la FUNAI.

Ce principe juridique de la tutelle des Indiens3 par l’État brésilien, encore que réformé par la constitution fédérale de 19884, favorise d’innombrables cas de racisme institutionnel systémique, comme lors des nombreux épisodes relatifs aux attaques et harassements à l’initiative d’entreprises illégales.

On entend par racisme institutionnel :

« L’échec des institutions et organisations à fournir un service professionnel adéquat aux personnes en raison de leur couleur, culture, origine ou ethnie. Il se manifeste par des normes, pratiques et comportements discriminatoires adoptés au quotidien du travail, qui résultent du préjugé racial, une attitude qui combine des stéréotypes racistes, du manque d’attention et de l’ignorance. Dans tous les cas, le racisme institutionnel met des personnes de groupes raciaux ou ethniques discriminés en situation d’infériorité dans l’accès aux bénéfices offerts par l’État et par les autres institutions et organisations. » (DFID ; MS ; SEPPIR ; MPF ; OPAS ; PNUD., 2006, p. 22).

Au Maranhão, tout juste à la fin (décembre 2015) de la première année du mandat du gouverneur Flávio Dino, candidat élu du Partido Comunista do Brasil (PC do B)5 au gouvernement de l’État6, ayant pris ses fonctions le 1er janvier 2015, quatre des principales Terres Indigènes – (Alto Turiaçu, Awa, Caru et Araribóia) et la Réserve Biologique – REBIO – Gurupi ont été dévastées à plus de 50 % par des incendies criminels, avec la négligence ou la connivence de divers secteurs du gouvernement de l’État.

Dès le 26 avril 2015, Eusébio Ka’apor avait été assassiné, sur l’ordre de forestiers installés à Centro do Guilherme et dans la région de Zé Doca, qui continuent d’envahir la Terre Indigène Alto Turiaçu, attaquant et menaçant les leaders Ka’apor.

Au Maranhão, les doléances des autochtones en matière de mauvaise volonté d’accueil dans les commissariats, pour recevoir les plaintes contre toute personne non autochtone, sont constantes. Un acte supplémentaire de racisme institutionnel est celui du fonctionnaire de la FUNAI qui a rédigé le procès-verbal de déclaration de l’assassinat d’Eusébio Ka’apor : en décrivant l’épisode comme crime de vol qualifié, malgré toutes les dépositions et témoignages des personnes présentes indiquant qu’il s’agissait d’un crime commandité par des forestiers.

En juillet 2015, le Député d’État Fernando Furtado, lui aussi membre du PCB, discourant en audience sur invitation de l’Association des Producteurs Ruraux de São João do Caru, commune dont le territoire inclut une partie de la terre Awá, a déclaré : « L’Indien dit qu’il ne sait pas planter le riz… Eh bien qu’il meure de faim, l’enfoiré ! C’est le mieux qu’il puisse faire ! Parce qu’ils ne savent même pas travailler ! » et, en conclusion, en se référant aux Awás, il les a traités de « bande de pédés ».

Des témoins qui ont assisté à l’audience nous ont rapporté qu’y a couru l’information selon laquelle les forestiers qui prendraient leur carte du Parti auraient libre accès au bois de la Réserve Biologique du Gurupi (REBIO Gurupi) et de la Terre Indigène Awá, ce qui aurait provoqué un grand nombre d’affiliations à cette occasion.

Sur la base de ces perles et de quelques autres, ce « communiste » poli du Maranhão a gagné le Prix du Raciste de l’Année 2015, promu par Survival International. Selon Stephen Corry, directeur de Survival :

« Ces observations répugnantes indiquent l’extension du racisme contre les peuples autochtones parmi certaines des personnes les plus puissantes de la société brésilienne. Il est important que ces personnes, au Brésil et à l’extérieur, soient au courant de la prévalence de ces attitudes, parce qu’elles sont derrière les violentes attaques de génocide que les tribus brésiliennes affrontent aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de nommer Furtado le Raciste de l’Année 20157. »

À la frontière de la REBIO Gurupi, dans le hameau Rio das Onças II, commune de Bom Jardim, a été assassiné, le 25 août 2015, Raimundo dos Santos Rodrigues (connu comme José dos Santos) ; lui aussi sur l’ordre de forestiers qu’il dénonçait, et avec deux autres hommes qui avaient assisté à son exécution. De cet attentat a réchappé, blessée par balle, sa veuve Maria da Conceição Chaves Lima.

Bien que stigmatisée par les maires et politiciens de diverses communes, et du Gouvernement de l’État lui-même, la maffia des forestiers, acculée, d’un côté, par les réactions de la résistance organisée de divers groupes autochtones, de communautés marronnes et de travailleurs ruraux, et de l’autre par de successives actions de la Police et d’organes du Gouvernement Fédéral, accumulant de grandes pertes d’équipements (appréhendés ou détruits), a de nouveau réagi avec ses pires armes contre les Indiens, en provoquant, en 2015 comme avant, un immense incendie de forêt.

À la différence de 2007, cependant, en 2015 la portée de cette action a été bien plus grande, bien mieux articulée et coordonnée, de sorte que divers foyers d’incendies différents, dans des points très dispersés et distants entre eux, ont été continuellement et simultanément allumés dans la forêt par les exploitants forestiers, depuis environ quatre mois, dans les quatre Terres Indigènes et la REBIO Gurupi ; tandis que des Indiens et des hommes des brigades d’incendie, mal équipés et en nombre insuffisant, s’épuisaient à combattre le feu et que la pluie se faisait attendre.

Quant à la TI Araribóia, comme l’a rapporté le journal Vias de Fato [Voies de Fait !], le 30 octobre 2015, l’IBAMA annonçait que le feu avait été contrôlé, grâce à l’envoi d’un avion par le Gouvernement chilien, avec vingt mille litres d’un produit chimique utilisé en épandage.

Des plus de 413 mille hectares de la forêt de la TI Araribóia, 220 milles (53,2 %) ont été détruits. Des brigadiers autochtones ont rapporté qu’ils avisaient les autorités responsables aussitôt qu’ils détectaient des foyers d’incendie, mais que personne ne faisait attention à eux. On leur répondait qu’il y avait, à São Luis [la capitale du Maranhão], des véhicules disponibles pour combattre le feu, mais qu’ils ne pourraient intervenir qu’après avoir reçu les adhésifs d’identification du Prevfogo, ce qui ne se produisit que plus de deux mois plus tard, le feu étant déjà incontrôlable.

Le Jornal Nacional du réseau de télévision Globo a divulgué à son tour des nouvelles captieuses et racistes sur les faits, déformant de manière scandaleuse les infos reçues, avec l’intention de renforcer au maximum le racisme environnemental, si cher et utile aux ruralistes ; « ça fait beaucoup de terre pour peu d’Indiens8 ».

Le 3 novembre 2015, l’ICMBIO réalisait, dans l’amphithéâtre PPGSA/UFMA, le séminaire « Mosaïque Gurupi : une stratégie de gestion pour la défense de la forêt et des peuples indigènes ». Parmi les informations reçues lors des exposés des participants, deux sont particulièrement ahurissantes :

– Dans la seule année 2015, le SEMA-MA [Secrétariat de l’Environnement du Maranhão] a émis sept autorisations de plans d’actions de scieries pour la région de Buriticupu, dans laquelle il est notoire qu’il ne reste plus que de la forêt exploitable de manière illégale, en provenance des Terres Indigènes ou de la Réserve Biologique Gurupi ;

– Des données de suivi de billes de bois, obtenues par Greenpeace et citées par des participants, indiquent qu’une bonne partie des matériaux extraits à la sauvette d’Amazonie a pour destination la Chine […].

Le 20 décembre 2015, les Ka’apor ont incendié un camion et deux motocyclettes de forestiers intrus dans la Terre Indigène Alto Turiaçu. En représailles, deux Indiens ont été blessés par balle et un autre battu par les forestiers. Les Ka’apor ont alors réussi à capturer sept des intrus pour les remettre à l’IBAMA. Mais l’un d’eux s’est échappé jusqu’au hameau de Nova Conquista, d’où sont repartis vingt hommes armés pour la TI Alto Turiaçu où ils ont tiré sur les Ka’apor, dont deux furent blessés mais réussirent à s’enfuir dans la forêt. Les vingt hommes allèrent jusqu’au hameau Turizinho, où ils battirent un autre Ka’apor qui fut pris comme otage.

Le 15 mars 2016 la Police Fédérale a arrêté José Escórcio Cerqueira (propriétaire lié au groupe Sarney, qui figure sur la « liste sale » des pratiquants du travail esclave dans l’État) et son fils, José Escórcio Cerqueira Filho, comme suspects du meurtre de Raimundo dos Santos Rodrigues et de l’attentat contre son épouse. Le 27 avril 2016, la justice d’État du Maranhão a annulé les gardes à vue des deux hommes ; le premier en raison de ses 86 ans et de ses problèmes de santé (il est passé au régime d’assignation à résidence) et le second en raison d’insuffisances d’indices comme auteur du crime.

Le croissancisme, maladie sénile du communisme et du capitalisme

Le « développementisme », comme exploitation non durable des ressources naturelles avec la participation directe ou la connivence des États nationaux, est obsolète depuis les années 1980, du fait de l’augmentation exponentielle de l’exploitation de ces ressources depuis lors, dans le contexte de la radicalisation du libéralisme et de la globalisation des économies.

Ce constat impose d’adopter un autre terme, pour marquer la différence dans le rythme de la prédation alors adopté : le « croissancisme » :

Le croissancisme multiplie les échelles d’exploitation et les effets des entreprises agricoles, minières et industrielles actuelles, face aux normes environnementales qui ont déjà essayé de se présenter comme garanties mais sont en train de succomber9

Une rapide appréciation du gouvernement Flávio Dino permet de l’insérer complètement et sans équivoque dans ce cadre de référence du croissancisme.

Pour autant qu’il se soit acharné, dans sa campagne électorale, à caractériser son « communisme » comme semblable à celui des « premières communautés chrétiennes » (pour contourner les prévisibles résistances idéologiques de la part de son électorat le plus conservateur, des classes moyennes et aisées), il n’y a pas moyen de concilier cet équilibrisme discursif initial, du « communisme chrétien primitif », avec celui de « choc de capitalisme10 », qu’il a aussi promis pour l’État au cas où il serait élu.

En effet, de toutes ses promesses de campagne, la seule qui ait été tenue, dès la première année de son gouvernement, est celle du « choc de capitalisme » :

– avec la vertigineuse escalade de prédation des territoires autochtones et marrons par les entreprises forestières, et les autorisations d’opération de scieries illégales émises par la SEMA-MA ;

– avec l’implantation simultanée et aussi vertigineuse du mégaprojet dénommé MATOPIBA, qui prétend moderniser l’agriculture des États du Maranhão, du Tocantins, du Piauí et de Bahia, pour un total de 143 millions d’hectares de savane (cerrado) destinés à l’agrobusiness. Sur les 31 microrégions incluses dans le projet, 15 sont dans le Maranhão et correspondent à 72,5 % de son territoire, avec impact direct sur 14 unités de Conservation, 15 Terres Indigènes, 400 établissements de Réforme Agraire et 23 communautés marronnes ;

– par ailleurs, avec la lenteur habituelle des procès en défense des communautés traditionnelles, (encore plus menacées sous la Présidence fédérale de Michel Temer), on constate, par exemple, qu’uniquement en ce qui concerne l’INCRA/Régional Maranhão, il existe plus de 300 dossiers, ouverts et abandonnés, d’octroi de titres de propriété à des communautés marronnes.

Les auteurs qui postulent l’adoption du croissancisme comme terme descriptif du rythme actuel de prédation des ressources naturelles l’ont surtout envisagé en pensant au contexte des États et économies capitalistes (centraux ou périphériques).

Le croissancisme n’est pas une tendance exclusive des États et des économies qui se définissent comme capitalistes11, il marque aussi les économies, États et gouvernements dirigés par des socialistes ou des communistes, qui s’opposent tout autant aux modes de production et de vie communautaires des peuples traditionnels. après d’innombrables dénonciations, d’appels et même de protestations publiques.

Traduit du Portugais (Brésil)
par Christian Caubet

Références bibliographiques

M. L. N. L. Brzezinski. « Para entender Belo Monte : a história de uma usina hidrelétrica contada pelo jornal O Estado de S. Paulo ». In :Christian Guy Caubet (org.) ; Maria Lúcia Navarro Lins Brzezinski. Cadernos IHU/Universidade do Vale do Rio dos Sinos. Instituto Humanitas Unisinos. N. 47 (2014). 2a Ed. – São Leopoldo : IHU/Unisinos. 102 pp.

Brasil. Constituição da República Federativa do Brasil. Brasília : Ministério da Educação, 1988.

I Encontro de caciques e lideranças Indígenas da terra Indígena Araribóia, 2007. Documento final. Aldeia Juçaral, Terra Indígena Araribóia, Amarante do Maranhão, MA, BR. 4 pp.

V. I. LENIN. Esquerdismo, doença infantil do comunismo. Global Editora, 1981 (http://pcdob.org.br/texto.php?id_texto_fixo=22&id_secao=145 ; accès le 25/12/2015)

DFID (Agence de coopération technique du ministère britannique pour le développement international et la réduction de la pauvreté) ; MS (Ministère de la Santé) ; SEPPIR (Secrétariat Spécial de Politiques pour la Promotion de l’Egalité Raciale) ; MPF (Ministério Public Fédéral) ; OPAS (Organisation Panaméricaine de la Santé) ; PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement).

Programme de Combat contre le Racisme Institutionnel. Articulation pour le combat contre le racisme institutionnel – Identificação e abordagem do racismo institucional. Brasília : Programa de Combate ao Racismo Institucional, 2006.

Survival International. South American tribes sues over historic genocide. (disponible : www.survivalinternational.org/news/10264” \t “_blank, accès le 4/9/2015)

1 Cf. Survival International, 2015.

2 « Patriae » : subtile manière de rappeler que le gouvernement fédéral défend les intérêts du pays, ce qui n’est pas le cas (selon lui) des « ONG » ni des autochtones eux-mêmes. Le projet d’Hylée Amazonienne avait été, en 1947/50, une initiative et tentative, sous l’égide de l’UNESCO, d’entreprendre une forme d’internationalisation de l’Amazonie.

3 Qui postule qu’ils sont « relativement incapables » et doivent être « intégrés » à la « communauté nationale ». Cf. loi n. 6001/73, Statut de l’Indien, forgée en pleine dictature civile-militaire.

4 Sur la base du principe de l’autodétermination des peuples autochtones. Cf. BRASIL, Constituição de 1988 (Articles 230 et 231).

5 Parti qui, dans les années 1960, avait adopté le maoïsme et s’était aligné sur le PC chinois. [NdT]

6 Il se targue d’avoir vaincu la dynastie Sarney, installée aux commandes de l’État pendant plus de cinquante ans, et d’être le « premier gouverneur communiste du Brésil ».

7 cf. http://racismoambiental.net.br/?p=197022, accès le 31/12/2015

8 cf. www.viasdefato.jor.br/index2/index.php?option=
com_content&view=article&id=1332:mafia-da-madeira-provoca-incendios-em-terras-indigenas&catid=34:yootheme&Itemid=204

9 cf. BRZEZINSKI, op. cit., p. 28-32 : Índios e licenças como ameaças ao crescimento brasileiro.

10 cf. www.cartacapital.com.br/blogs/carta-nas-eleicoes/se-o-senhor-for-eleito-vai-implantar-o-comunismo-no-maranhao-5998.html ; accès le 31/12/2015.

11 cf. http://eleicoes.uol.com.br/2014/noticias/2014/10/
08/comunista-dino-promete-choque-de-capitalismo-no-ma.htm ; www1.folha.uol.com.br/poder/poderepolitica/
2014/11/1542776-poder-e-politica-flavio-dino-maranhao-pc-do-b.shtml ; accès le 31/12/2015.

van Deursen Varga István

Enseigne à l’université fédérale du Maranhão dans le département de sociologie et anthropologie, pour le programme de mastère en santé et environnement, dans l’équipe de formation et de recherche avec les populations et les communautés rurales, noires quilombos et indigènes (UFMA/DESOC/PPGSA/NuRuNI). Il est membre de l’Association nationale d’action indigéniste (ANAÍ).