Archives du mot-clé biopouvoir

Nouvelles réflexions sur le lieu des Sans-État
Calais, son camp, ses migrants

Il s’est passé dans le camp-bidonville de Calais en quelques mois des phénomènes, certes minimalistes mais bien réels, d’aménagement de l’espace, de socialisation, d’échanges avec les habitants et de politisation des occupants, qu’on retrouve en général dans les camps contemporains, mais qui ont eu lieu ici en accéléré. L’exemple de Calais permet de nouvelles réflexions sur le lieu des Sans-État aujourd’hui, sur l’édification d’un nouveau monde dans le monde, peuplé par eux et par ceux qui les accompagnent ou les visitent.

New Thoughts on the Place of the Stateless
Calais, its Camp, its Migrants

Many things have happened in the Calais camp-slum within a few months, small but real and meaningful, in terms of space allocation, socialization, exchanges with the locals and politicization of the migrants — things that are common in many camps but which happened here in a fast-forward mode, and which call for new thoughts on the place of the Stateless, on the construction of a new world within the world, inhabited by migrants, by those who accompany or visit them.

Quand la maladie emporte le corps

Quand la maladie emporte le corps

Cette contribution présente un programme d’investigation en cours sur la maladie chronique, son lien au concept de nature et combien sont limités la connaissance, les langages et les vocabulaires la concernant. L’article évoque le manque d’odes à la maladie et de livres qui pourraient mettre en lumière et recréer les fluctuations de cette nature dépourvue de sens. Il éclaire l’invention du diagnostic de la souffrance, sa mesure et son vocabulaire ainsi que sa place dans les interventions sur les blogs et forums. Il discute la rareté d’un monde commun en la matière, qui est de parvenir à parler de la condition humaine et de forcer la solitude de malades qui n’ont pas de mots pour parler de ce qui leur arrive.

When the Disease Carries the Body Away

This contribution presents an ongoing investigation and research program about diseases, their articulation to the concept of nature and how limited the knowledge, languages and vocabularies we develop around them both can be. The intervention addresses the lack of odes to illness and of books written in languages that could invent and re-create nature’s senseless fluctuations. It highlights the invention of pain diagnosis, with specific scales and vocabulary. It questions what happens on blogs & forums.

Le travail de l’abstraction
Sept thèses transitionnelles sur le marxisme et l’accélérationnisme
L’accélérationnisme marxiste de Srnicek et Williams semble concerner non seulement une simple accélération catastrophique du capital (comme chez Virilio, Baudrillard, Land), mais une accélération épistémique et une réappropriation du capital fixe comme technologie et connaissance (en une sorte de Singularité Épistémique). L’intelligence collective doit s’organiser elle-même sur le mode d’une intelligence hostile – également dans le sens où elle s’inocule dans son hôte comme un parasite malveillant.

The Labour of Abstraction
Seven Transitional Theses on Marxism and Accelerationism
Srnicek and Williams’ Marxist accelerationism appears to be not about a mere catastrophic acceleration of capital (like in Virilio, Baudrillard, Land) but about an epistemic acceleration and reappropriation of fixed capital as technology and knowledge (a sort of Epistemic Singularity). Collective intelligence has to organise itself into a hostile intelligence — also in the sense of inoculating the host as a malignant parasite.

Marée Amarildo :
amour et art de la multitude
En juillet 2013, le maçon Amarildo, habitant de la favela Rocinha, disparaît. L’enquête montrera que la responsable de sa torture suivie de mort est l’UPP, l’unité de police installée depuis peu dans la région. Cette mort violente n’est pas la première ni sera la dernière : ce genre d’événement est assez banal à Rio. Mais cette fois-ci, elle a lieu dans un cadre de contestation de la politique de sécurité de l’État de Rio de Janeiro et suscite une forte réaction des mouvements sociaux et culturels. Au sein de cette contestation, a lieu une puissante production d’images et de performances artistiques.

Tide Amarildo : love and art of the multitude
In July 2013, the mason Amarildo, inhabitants of the Rocinha slum, disappears. The inquiry shows that the responsible for his torture followed by death is the UPP — the police unit installed recently in the region. This violent death is not the first nor will be the last : this kind of event is quite commonplace in Rio. But this time, it takes place in a context of challenge to the security policy of the State of Rio de Janeiro and gives rise to a strong reaction from the social and cultural movements. In this dispute, held a powerful image production and artistic performances.

La lutte des réfugiés
Entre droit de fuite et droit de rester
Les migrations se font maintenant plutôt vers les pays du Sud, refuges de 80 % des demandeurs d’asile. 4 % des Brésiliens sont étrangers, ce qui est faible du fait d’une législation défavorable élaborée pendant la dictature. Les immigrants viennent de Colombie et du Congo, après être venus d’Angola. Ces derniers se sont établis dans le quartier le plus pauvre de Rio. Malgré leur pauvreté, les étrangers participent par leur désir de changement à la nouvelle multitude locale.

Refugees’ struggles
Between a right to flee and a right to stay
Migrations mostly take place between countries from the South, where 80 % of asylum seekers are currently located. Only 4 % of the Brazilian population are foreigners, coming from Colombia and Congo, after earlier waves from Angola, who have settled in the poorest neighborhood in Rio. In spite of their poverty, these foreigners often play a more active political role in their new multitude than in their home country.

Soulèvements en Amérique latine
Lecture en contrepoints
Dans la lecture des soulèvements populaires en Amérique latine, deux interprétations sont comparées point par point : celle d’une part de Multitude de Hardt & Negri ainsi que de GlobAL : Luttes et biopouvoir à l’heure de la mondialisation. Le cas exemplaire de l’Amérique latine  de Negri & Cocco et celle d’autre part de L’interpellation plébéienne en Amérique latine du GRIPAL (Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine). Ces deux interprétations sont irréductibles, mais non incompatibles.

Uprisings in Latin America
Counterpoint Readings
Two interpretations of popular uprisings in Latin America are compared point by point : on the one hand, Hardt and Negri’s Multitude as well as Negri and Cocco’s GlobAL : Luttes et biopouvoir à l’heure de la mondialisation. Le cas exemplaire de l’Amérique latine, on the other hand, GRIPAL’s (Research Group on Latin American Political Imaginaries) L’interpellation plébéienne en Amérique latine. These two interpretations are incommensurable but not incompatible.

Cet article soutient que la relation du Romantisme à la souveraineté politique doit être comprise à travers ce que l’auteur appelle une autopoïèse matérialiste. La poésie de William Blake théorise une telle autopoïèse comme la forme auto-organisatrice des multitudes, une forme qui déplace le souverain et créé un pouvoir politique non théologique.

Allegory of the Multitudes ; or, William Blake as Failed Housekeeper
This essay argues that Romanticism’s relationship to political sovereignty needs to be understood through what the author calls a materialist autopoeisis. Williams Blake’s poetry theorizes such an autopoeisis as the self-organizing form of the multitudes, a form that displaces the sovereign and creates a non-theological political power.

Cet article étudie les diverses façons dont des usagers des transports en communs s’organisent en collectifs pour inventer des moyens de se soustraire à une obligation de paiement qu’ils jugent inique. En formant des collectifs qui partagent les informations sur les contrôles de ticket, qui mutualisent le paiement des amendes et qui élaborent collectivement des dénonciations publiques de la politique des transports en communs, ils se situent à la limite entre l’action politique traditionnelle et un mode de résistance et d’esquive que l’auteure propose de qualifier d’infrapolitique. Cette catégorie est esquissée ici à partir d’une relecture quelque peu décalée de la définition qu’en donne James C. Scott.

Free-Riders’
Associations
An Emerging Infrapolitics
This article studies the various ways in which users of public transportation organize in order to dodge payment for a service which social justice would demand to be free. Within such collectives, they share information about controls, they mutualize the payment of fines, and they launch public campaigns against the current politics of public transportations. Such actions are situated on the borderline between traditional politics and what the author describes as an emerging form of “infrapolitics”, reframing the definition provided a few years ago by James C. Scott.

Si le média-activisme est parvenu à libérer des espaces d’expression, il n’a pas su empêcher les médias dominants, institutionnels et privés, de se réapproprier cette libération. À travers ses effets de saturation et de fragmentation, le « sémiocapitalisme » nous a fait la peau. Les médias dominants ont détruit les médiations individuelles et collectives par leur envoûtement : leur vol du temps et de la sensibilité. C’est la dimension esthétique que le média-activisme doit aujourd’hui investir, d’abord comme art, c’est-à-dire par une nouvelle production de la sensibilité, ensuite comme thérapeutique, c’est-à-dire comme soin apporté à nos appareils bio-médiatiques amoindris.
Media-activism Revisited
Although mediactivism opened new spaces of freedom, it did not prevent the dominant media to re-appropriate these spaces. Through saturation and fragmentation, semiocapitalism managed to skin and scalp us. By stealing our time and sensibility, the dominant media managed to cast a spell that destroyed our previous individual and collective mediations. Mediactivism must now reinvest the aesthetic dimension, first as art, as a new production of the sensible, then as therapy, as a labor of care directed towards our bio-mediatic devices and bodies.

Le succès de la notion de « contrôle » proposée par Deleuze, puis développée par Negri et Hardt, tend aujourd’hui à escamoter son origine littéraire, l’oeuvre de William S. Burroughs. Or, la logique du Contrôle chez l’écrivain américain repose sur la même représentation ambivalente du pouvoir comme emprise, consistant à faire de la liberté accordée à chacun le levier par lequel agir sur ses actions possibles. Restaurer cette filiation burroughsienne du Contrôle permet d’en valoriser la dimension contrefictionnelle : dans un monde sans « dehors », des pratiques comme le cut-up ou le simulacre réinventent notre capacité d’action.

Counter-Fiction/Controle-Fiction: from Empire to Interzone

The success of the notion of “control” proposed by Deleuze and later developed by Negri and Hardt tends to obliterate its literary origins, i.e., the work of William S. Burroughs. Yet, the American writer’s logic of Control is based on the same ambivalent representation of power as a hold, according to which freedom is a mere lever destined to act upon an individual’s possible actions. Restoring this Burroughsian filiation of Control emphasizes its counter-fictional dimension: in a world deprived of any Outside, practices such as cut-up or simulacrum reinvent our capacity to act.

Organiser la désappropriation, libérer le commun

L’humain est en crise. Il lui faut sortir de sa construction anthropocentriste du monde pour retrouver le commun qui le précède, le déborde et l’appelle à sortir de lui-même. Les prémisses de cet appel révolutionnaire, dont l’enjeu est la libération du commun, se réalisent de par le monde à travers de nouvelles luttes politiques. Leur point commun : organiser la désappropriation. Leur objectif : l’abolition de la propriété. Ainsi s’engage une politique de l’hospitalité qui accueille sans discrimination tous les êtres et expressions de la nature, en-deçà d’une conception de la propriété et du propre comme motifs identitaires de l’humanisme et sources de l’exclusion et de la domination de ce qui existe, persiste, se meut hors de lui, sans lui.

Organizing the Disappropriation, Liberating the Common

Human being is in crisis. He has to escape the anthropocentric construction of the world, in order to recover the Common that precedes and goes beyond him. Premises of this revolutionary call, whose aim is the liberation of the Common, happe through the world via some new political struggles. Their common feature: organizing the dis-appropriation. Their goal: the abolition of property. That’s how a politics of hospitality is at stake, capable to accommodate every being and expression of nature, without any kind of discrimination, below a conception of property which lies at the core of humanism and is the origin of exclusion and domination of what exists, persists, moves out of human, without him.

Au XXe siècle, l’émancipation de la différence au cœur du concept de Rythme a libéré la répétition de sa soumission à l’identité. La répétition rythmique n’est ni métronomique (linéaire), ni périodique (cyclique). Mesure et périodicité ne sont que les enveloppes extérieures d’une polyrythmie fondamentale. Le Rythme n’est pas une structure transcendante, il coule dans une microrythmie, en reliant les uns aux autres des « instants critiques » qui sont les points de passage d’un devenir.

Thus walks Anna Crusis

In the 20th century, the emancipation of difference within the concept of Rhythm has freed repetition from its subjugation to identity. Rhythmic repetition is neither metronomic (linear), nor periodic (cyclic). Meter and periodicity are only external envelopes of a fundamental polyrhythm. Rhythm is not a transcendent structure or pattern; it flows in a microrythm, by linking one to another “critical instants” which are the crossing points of a process of becoming.

Qu’est-ce aujourd’hui qu’un collectif ? Telle est peut-être la question des questions qui se pose à notre époque. Sociologues et théoriciens de la politique y réfléchissent bien entendu depuis des siècles, mais elle devient de plus en plus urgente au fur et à mesure que nos modes d’interaction et d’interdépendance se complexifient, s’intensifient et se […]

La sécurité et la protection à laquelle nous sommes censés aspirer sont en réalité celles que prodigue le berger à son troupeau : elles multiplient les instruments de domination. Comment se soustraire à ce pouvoir pastoral si avide de maximiser nos forces vitales (pour mieux les exploiter) ? En revenant à une vieille maxime : « Qui a appris à mourir, il a désappris à servir ». En contrepied du biopouvoir et d’une certaine conception du care s’esquisse la résistance d’un être qui doit et veut compter avec sa propre disparition.

The Freedom of Being a Sheep

The security and protection to which we aspire are those provided by the shepherd to his herd: they multiply the instruments of our domination. How can we extract ourselves from this pastoral power so eager to maximize our vital forces (better to exploit them)? By reclaiming the old maxim: “He who learns to die, unlearns to serve”. Against biopower and a certain conception of care, this delineates a form of resistance for individuals who must (and want to) count with their own disappearance.

En cinquante ans, l’utopie cyborg est devenue une vérité paradoxale de notre planète connectée : de la création du concept à des fins d’exploration spatiale en 1960 à sa concrétisation à l’ère de l’Internet omniprésent en passant par
le manifeste cyberféministe de Donna Haraway en 1985. Son idéal d’hybridation de l’homme et de la machine, de nos mondes intérieurs et extérieurs n’est plus une figure purement spéculative. Il s’agit désormais d’une fiction en actes, se réalisant à des années lumières de la surface chromée des Robocop et autres Terminator de notre imaginaire collectif.

We are all Cyborgs!

In fifty years, the cyborg utopia became a paradoxical truth of our planet connected: creating the concept for space exploration in 1960 to its realization in the age of ubiquitous Internet via the manifest cyberfeminist of Donna Haraway in 1985. Her ideal hybridization of man and machine, our different worlds is no more a speculative figure. It is now and very longer from the chrome surface of Robocop and others Terminator of our collective imagination.

Penser les métropoles brésiliennes s’inscrit dans la nouvelle relation du Brésil avec le monde et la crise du développement. Mike Davis dénonce une «brésilianisation» du monde alors que les favelas constituent à l’inverse la puissance dynamique de la refondation vers un devenir-ville des favelas et un devenir-favela des métropoles.

Becoming Cities of the Favelas

Brazilian cities are involves in new relationship between Brazil and the world, and a double crisis from the future and development. This crisis of globalization is name “Brazilianization” by Mike Davis. For us, the favelas are on the contrary the dynamic powerful of metropolitan development with the becoming-slum of the cities and the becoming-city of the slums.

Télévores, téléclastes, sur les régimes d’immersion dans l’image mobileDeux ordres d’idées ont présidé à la naissance de ce numéro spécial de la revue Multitudes. 1. L’art contemporain n’est pas resté inerte face au phénomène télévision, depuis son émergence jusqu’à sa mutation-disparition dans les limbes du numérique de notre aujourd’hui. À l’instar d’un Nam June Paik, […]

Le recours à l’Internet, dans les années 1990, associé aux dynamiques et à la consommation de portails, a transformé le réseau en un gigantesque laboratoire de la publicité. Si bien que, d’une certaine façon, la dynamique de fragmentation, légitimée par le nombre infini de réseaux de petits univers centralisés, entraînait la Toile vers une expérience […]

Ouvrage où Giuseppe Cocco tente de penser les changements contemporains du travail, de l’emploi et de la production ainsi que la dichotomie nature/culture à partir du Brésil (et de la Bolivie) et d’une lecture du « perspectivisme amazonien » d’Eduardo Viveiros de Castro.

« Review of Giuseppe Cocco’s MundoBraz: the becoming-world of Brazil and the becoming-Brazil of the world »

In this book, the author tries to think about the contemporary changes of work, employement and production as well on the dichotomy nature/culture from Brazil (and Bolivia) and in dialogue with Eduardo Viveiros de Castro’s « amazonian perspectivism ».

Un psychiatre militaire américain fait feu sur quatorze soldats et les tue. Avant c’était des collégiens. Des ingénieurs, techniciens et commerciaux de France Télécom se suicident en série. Des agents du ministère de l’Écologie, d’autres administrations, des salariés d’autres entreprises aussi. La directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse de Paris l’a tenté. Chaque […]

Les tendances globales du capitalisme après la reconversion industrielle des années 80 ont porté l’information et la connaissance au centre des rapports de production de la nouvelle économie. Les activités cognitives, immatérielles et relationnelles gagnent de l’importance dans la production de la valeur marchande[1]. En Europe, cette conception économiste s’est concrétisée lors de la déclaration […]

Cet article s’efforce de replacer les théories du care au sein de la théorie politique contemporaine, qui témoigne d’une résurgence du thème de la vulnérabilité, corporelle et morale, comme problème politique et moral en soi. Il distingue trois acceptions du mot vulnérabilité dans ce mouvement, acceptions qui chaque fois impliquent des raisonnements moraux et légitiment des agencements politiques différents : le modèle d’une disponibilité à la blessure physique et morale, celui d’une association stricte de l’idée de vulnérabilité au concept de dépendance (qu’illustrent les théories du care), et enfin la vulnérabilité comme impropriété de soi.

Living in the merci.
Theories of care participate in a movement within contemporary political theory to rehabilitate the idea of bodily and moral vulnerability as a moral and political problem. Three different accounts of vulnerability can be distinguished in this movement, which imply different moral reasonings and legitimize different political arrangements : the model of an availability for physical and moral harm, a close combination of the idea of vulnerability with the concept of dependance (which characterizes theories of care) and vulnerability as self-improperty.

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Les anciens numéros de Multitudes ?

n° 1 / mars 2000

Biopolitique et biopouvoir /
Logiciel libre /
Badiou /
Deleuze /

contributeurs :

Eric Alliez, Yann Moulier Boutang, Bruno Karsenti, Maurizio Lazzarato, Anne Querrien, Michael Hardt, Antonio Negri, Bernard Aspe, Muriel Combes, Maurizio Lazzarato, Paolo Napoli, Peter Sloterdijk, Jacques Rancière, Bruno Latour, Isabelle Stengers, Starhawk, Matthieu Potte Bonneville, Richard Stallman, Gérard Fromanger, Otto Mühl, Jacques Donguy, Alain Badiou.

n° 2 / mai 2000

Nouvelle économie politique /
Actionnisme viennois /
Spinoza /

contributeurs :

Antonella Corsani, Bernard Paulré, Pascal Jollivet, Christian Marazzi, Michel Aglietta, Anne Querrien & François Rosso, Enzo Rullani, Maurizio Lazzarato, Hubert Klocker, Jérôme Ceccaldi, Antonio Negri, Nicolas Israël.

n° 3 / novembre 2000

Europe et Empire /
Matheron /
Spinoza /
Nouvel esprit du capitalisme /

contributeurs :

Saverio Ansaldi, Luciano Ferrari Bravo, Alain Joxe, Heidrun Friese & Peter Wagner, Antonio Negri, Anne Querrien & François Rosso, Saskia Sassen, Isabelle Stengers, Starhawk, Mariella Pandolfi, Claude Moncorgé, Enki Bilal, Luc Boltanski & Eve Chiapello, Bruno Karsenti, Maurice Matieu, Alexandre Matheron, Ian Clarks, Edward Rackley.

n° 4 / mars 2001

Art
contemporain /
Foucault chez les patrons /

contributeurs :

Éric Alliez, Jean-Clet Martin, Jacques Donguy, Alain Séchas, Renée Green, Pascale Criton, Kirsten Klein, Orlan, Oscar Abril Ascaso, Le Syndicat potentiel, Jean-Philippe Antoine, Renée Green, Birgit Jürgenssen, Klaus Voswinckel, François Weil, Stanislas Breton, Maurizio Lazzarato, Valérie Marange, Tiennot Grumbach, Edward Rackley, Eric Dachy, Mariella Pandolfi.

n° 5 / mai 2001

Propriété intellectuelle /
Logiciels libres /
Des subjectivités de l’internet /

contributeurs :

Aris Papathéodorou, Anne Latournerie, Richard Stallman, Thierry Laronde, Mélanie Clément-Fontaine, Blicero, Severin Tagliante, Alessandro Ludovico, Ariel Kyrou, Luce Libera, Act Up – Paris, François Schuiten, Eben Moglen, Richard Barbrook, Franco Berardi dit « Bifo », Pierre Lévy, Jean-Louis Weissberg, Jean-Christophe Royoux.

n° 6 / septembre 2001

Raison métisse /
Ville et mondialisation /
Politiques de la mémoire /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Luca Casarini, Thomas Berns, Éric Alliez, Michael Hardt, Walter D. Mignolo, Pierre Pasquini, Naoki Sakai, Mikhaël Elbaz, Rachid Khimoune, Thierry Baudouin, Giuseppe Cocco, Stefano Boeri, Michèle Collin, Ilan Halevi, François Matheron, Juan Ugalde, Barbara Cassin, Pascal Houba.

n° 7 / décembre 2001

Après Gênes, après New York /
Tarde intempestif /
Nations meurtrières /

contributeurs :

François Matheron, Toni Negri, Starhawk, Robert Bui, Christian Marazzi, Michael Hardt, Yoshihiko Ichida, Luca Casarini & Giuseppe Caccia, Alain Joxe, Anne Querrien, Paolo Virno, Allan Sekula, Bertrand Ogilvie, Éric Alliez, René Schérer, Jean-Clet Martin, Maurizio Lazzarato, Jean-Philippe Antoine, Isaac Joseph, Gisèle Donnard, Laurent Guilloteau, Charles Wolfe.

n° 8 / mars – avril 2002

Garantir le revenu /
Cultures activistes du réseau /

contributeurs :

Maurizio Lazzarato, Philippe Van Parijs, Yann Moulier Boutang, Bernard Guibert, Daniel Mouchard, Jean-Marie Monnier, Stefan Merten d’Ockonux, Yannick Vanderborght, Laurent Geffroy, Youri Gagarine, Act Up / Paris, Collectif sans ticket, Patrice Riemens, Marc Heim, Robert Castel, Laurent Guilloteau, Bureau d’Études, Raùl Sanchez, Pascal Jollivet, Richard Barbrook, Patrice Riemens, Yoshihiko Ichida, Nicolas Auray.

n° 9 / mai – juin 2002

Philosophie politique des multitudes /
Les trous noirs de la science économique /
Wittgenstein /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Yoshihiko Ichida, Maurizio Lazzarato, Peter Pal Pelbart, Antonio Negri, Yoshihiko Ichida, Bruno Karsenti, Étienne Balibar, Éric Alliez, Jacques Ranciére, Paolo Virno, Miguel Vatter, Nicolas Israel, Laurent Bove, François Matheron, François Zourabichvili, Noortje Marres, Gianni Motti, Ghislain Deleplace, André Orlean, Jacques Sapir, Sandra Laugier, Peter Flechter, Madeleine Hersent, Jean-François Gava, Éric Thébault.

n° 10 / octobre 2002

Capitalisme cognitif /
Gauches en Europe /
L’université israélienne contre la liberté de penser /
Bug /
Eloge du pillage /

contributeurs :

Carlo Vercellone, Naxos, Franco Barchiesi, Nick Dyer-Witheford, Thierry Brugvin, Giuseppe Cocco, Ariel Kyrou, Philippe Meste, Jean-Luc Moulène, Dr Brady, Noëlle Pujol, Jacques-André Boiffard, Ludovic Jecker, Mark Benecke, Nicolas Franceschini, Cercle Ramo Nash, Yann Moulier Boutang, Bernard Dreano, Alain Bertho, Giselle Donnard, Omar Munoz-Cremers, Raúl Sánchez, Andrea Fumagalli, Antonella Corsani & Maurizio Lazzarato, Alain Jugnon, Saverio Ansaldi, Ilan Pappé.

n° 11 / décembre 2002

Guerres et paix dans l’Empire /
Nouveaux sens du cinéma /
L’ONU, alliée des femmes ? /
Après le boom de la net-économie /
Indiens /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Philippe Zarifian, Eric Alliez & Antonio Negri, Georges Caffentzis, Paolo Napoli, Mathieu Bietlot, Michel Agier, John Symons, Jean-Claude Paye, Geert Lovink, Edward S. Curtis, Bruno Peinado, Gillian Wearing, Jeremy Deller, Serge Valène, Jean-Luc Verna, Torbjørn Rødland, Andrea Robbins & Max Becher, Glen Baxter, Pascal Houba, Jean-Luc Dardenne, David Lambert, Natalia Skradol, Jules Falquet, Ronda Hauben, Pascal Jollivet.

n° 12 / mars 2003

Epuisé

Féminismes, queer, multitudes /
Devenir-femme du travail et de la politique /
Des biotechnologies au biopouvoir, de la bioéthique aux biopolitiques /
Act Up : laboratoire des devenirs minoritaires /
Border /

contributeurs :

Anne Querrien, Antonella Corsani, Beatriz Preciado, Rosi Braidotti, Maria Puig de la Bellacasa, Cristina Vega, Noortje Marres, Marie-Hélène Bourcier, Rutvica Andrijasevic & Sarah Bracke, Valérie Marange, Michal Heiman, Pierre Joseph, Sean Snyder, Harun Farocki, Graham Gussin, Noëlle Pujol, Luigi Ghirri, Akram Zaatari, Florence Lazar, Vimukhti Jayasundara, Ludovic Burel, Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, Judith Revel, Anne Querrien, Sara Ongaro, Betty, Shesquat, A/Matrix, Sconvegno, Collectif des 116, Frédéric Keck, Edward Rackley, Marie Gaille-Nikodimov.

n° 13 / mai 2003

Du côté du Japon : marges et miroir d’Empire /
Machiavel : maintenir le conflit /
République de la multitude /
Coopération et autonomie des femmes de banlieue /
Erwin Wurm / politically incorrect /
Berlin /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Yoshihiko Ichida & Yann Moulier Boutang, Yoshihiko Ichida, Naoki Sakai, Lisa Yoneyama, Félix Guattari, Brian Holmes, James Keith Vincent, Jon Solomon, Joe Jeong Hwan, Muto Ichiyo, Madeleine Hersent, Erwin Wurm, Eric Alliez, Raphaël Grisey, Thomas Berns, Filippo del Lucchese, Miguel Vatter, Marie Gaille-Nikodimov, Toni Negri, Frédéric Neyrat, Françoise Badelon.

n° 14 / octobre 2003

Europe constituante ? /
Le monde enseignant en prise avec ses vieux démons /
L’Argentine, pour l’exemple /
Entretien : Lula/Guattari /
Xeros /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Daniel Cohn-Bendit, Bifo, Giuseppe Bronzini, Toni Negri, Yves Citton, Michael Hardt, Brian Holmes, Jon Solomon, Heidrun Friese & Peter Wagner, Frédéric Neyrat, Rosi Braidotti, Antonella Corsani, Carol Bove, Page Sucker, Bernard Bazile, Monica Bonvicini, Marnie Weber, Jeff Burton, Johnny Jensen, Del LaGrace Volcano, Bertrand Plane, Collectif Situaciones, Maristella Svampa, Graciela Hopstein, Rubén Espinosa, Jean-Yves Mondon, Mick Miel.

n° 15 / janvier 2004

Art contemporain : la recherche du dehors /
Etudes littéraires et multitudes : les conséquences de Diderot /
La créativité au travail /
Aux origines de l’apartheid /

contributeurs :

Eric Alliez, Brian Holmes, Maurizio Lazzarato, Suely Rolnik, Flora Loyau, The Yes Men, Jordan Crandall, Ursula Biemann, Olivier Nottelet, Antonia Birnbaum, Bureau d’Etudes, Marko Peljhan, Yves Citton, Romana Schuler, André Gorz, Marion von Osten, Anne Querrien, Yann Moulier Boutang, Thierry Secretan, The Atlas Group, Thomas Feuerstein, Joël Bartoloméo, Page Sucker, David Goldblatt, Jean-Luc Moulène, Dorothee Golz.

n° 16 / mars 2004

Philosophie de la biologie /
Jazz : puissance de l’improvisation collective /
L’état d’exception : forme de gouvernement de l’Empire /
Stopub /
Henri-François Imbert / No Pasarán /

contributeurs :

Olivier Blondeau & Aris Papathéodorou, Charles T. Wolfe, John Symons, Alexandre Métraux, Mathieu Aury, Bernard Andrieu, Jean-Jacques Kupiec, Timo Kaitaro, André Gattolin & Thierry Lefebvre, Henri-François Imbert, Yves Citton, Labrasserie Descatins, Tim Berne, Jim Black, Amy Denio, Ellery Eskelin, Gerry Hemingway, Ken Vandermark, Benoît Delbecq, Christophe Degoutin & Yves Citton, Jean-Claude Paye, Yoshihiko Ichida, Saverio Ansaldi.

n° 17 / juin 2004

L’intermittence dans tous ses états /
Villes : fractures et mouvements /
Entretien : Peter Friedl/Jean-Pierre Rehm /
Mayotte /
Toni Negri : Spinoza /
Four or Five Roses / Playgrounds /

contributeurs :

Peter Friedl, Raúl Sánchez, Antonella Corsani & Maurizio Lazzarato, CIP-Idf, Pascal Nicolas-Le Strat, Thierry Baudouin, Arnaud Le Marchand, Philippe Zarifian, Frank Beau, Precarias a la deriva, Laurent Guilloteau, Yann Moulier Boutang, Maurizio Lazzarato, Matso, Pierre Caminade, Peter Friedl, Michel Agier, Boris Grésillon, Philippe Gervais-Lambony, Sylvaine Bulle, Thierry Lulle, Jean-Pierre Rehm, Toni Negri, Union générale des étudiants de Palestine.

n° 18 / septembre 2004

Politiques de l’individuation : penser avec Simondon /
Pasolini à la sauce piquante /
Quel Etat palestinien ? /
Negri/Hardt : Multitude, la suite d’Empire /
Latrive : du bon usage de la piraterie /
Anne Frémy /

contributeurs :

Anne Frémy, Stéphane Spoiden, Olivier Blondeau, Yann Moulier Boutang, Didier Debaise, Yves Citton, Paolo Virno, Jacques Roux, Isabelle Stengers, Bernard Aspe & Muriel Combes, Alberto Toscano, Emilia M.O Marty, Olivier Blondeau, Didier Debaise, Michael Hardt & Toni Negri, Brian Holmes, Pascal Houba, Alain Naze, Michael Hardt, Pierre-Olivier Capéran, René Schérer, Sari Hanafi, Florent Latrive, Philippe Zarifian.

n° 19 / décembre 2004

Migrations en Europe : les frontières de la liberté /
Internet : la fin des intermédiaires ? /
Warschawski : impasse en Palestine/Israël /
Pragmatique du voile /
Sloterdijk/né de l’écume /
Bushit /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Thomas Atzert, Sandro Mezzadra, Manuela Bojadzijev, Serhat Karakayali, Vassilis Tsianos, Violène Carrère, Isabelle Saint-Saëns, Enrica Rigo, Noëlle Vincenzini, Alessandra Corrado, Furio Ferraresi, Sandro Mezzadra, Martin Collette, Brian Holmes, François Debruyne, Hervé Le Crosnier, Michel Valensi, Nicolas Auray, Michel Warschawski, Peter Sloterdijk, Giselle Donnard, Laurence Allard.

n° 20 / mars 2005

Architroubles : pragmatiques architecturales /
Expertises : politiques des savoirs /
Le mariage gay, les queers et l’Etat /
Yacoub/Lasserre /
Entretien avec Maurizio Lazzarato /
Un pour cent critique /

contributeurs :

Berdaguer, Péjus, Giselle Donnard, Anne Querrien, John Rajchman, Eric Alliez & Jean-Claude Bonne, Beatriz Preciado, Philippe Morel, Benoît Durandin, Constantin Petcou & Doina Petrescu, Michèle Collin & Thierry Baudouin, Hervé Beurel, Paola Yacoub & Michel Lasserre, Isabelle Stengers, Frank Beau & Jérôme Tisserand, Commission des mots de la CIP-Idf, Permanence CAP de la CIP-Idf, Beatriz Preciado, Tom Reucher, Felice Varini, Chantal Nadeau, Maurizio Lazzarato, Simon Boudvin.

n° 21 / mai 2005

Subjectivation du Net /
Sur le matérialisme aléatoire /
Un inédit d’Althusser /
Notation en danse /
Numérique et biopouvoir : entretien avec La Cause Freudienne /
What’s the score now ? /

contributeurs :

Yann Moulier Boutang, Emmanuel Videcoq, Anne Querrien, Brian Holmes, Bifo, Emmanuel Videcoq & Bernard Prince, Biella Coleman, Jean-Louis Weissberg, Julien Laflaquière, Aris Papathéodorou, Laurence Allard, Olivier Blondeau, Matteo Pasquinelli, Myriam Van Imschoot, Antonia Baehr, Jérôme Bel, Jonathan Burrows, Matteo Fargion, Vincent Dunoyer, William Forsythe, Myriam Gourfink, Thomas Lehmen, Lisa Nelson, Jean-Claude Bourdin, Vittorio & Luca Pinzolo, Yoshihiko Ichida & François Matheron, Louis Althusser, Gilles Châtenay, Eric Laurent, Jacques-Alain Miller.

n° 22 / septembre 2005

Philosophie politique des multitudes (2) /
Créoles /
Toni Negri : réponse à Pierre Macherey /
François Cusset : french theory et cybernétique /
Peter Weibel/Boris Groys/Hans Belting /

contributeurs :

Peter Weibel, Yann Moulier Boutang, François Matheron, Bruno Karsenti, Maurizio Lazzarato, Laurent Bove, Sandra Laugier, Yoshihiko Ichida, Didier Debaise, Toni Negri, Eric Alliez, Boris Groys, Hans Belting, Jean-Yves Mondon, Raphaël Confiant, Alexandre Alaric, Yves Citton, Madison Smartt Bell, François Cusset, Giselle Donnard.

n° 23 / décembre 2005

Emeutes : la république mise à nu /
Racisme institutionnel /
Expérimentations politiques /
Mayotte : entrée interdite /
Clarisse Hahn/Bruno Serralongue /

contributeurs :

Clarisse Hahn, Yann Moulier Boutang, Anne Querrien, Patrick Simon, Jean-Marc Salmon, Teun A. Van Dijk, Giuseppe Cocco & Antonio Negri, Raúl Sánchez, Bruno Serralongue, Matso, Didier Debaise, Maurizio Lazzarato, Isabelle Stengers, Philippe Pignarre, Brian Massumi, Sandra Laugier, Nathalie Trussart, Stany Grelet & Aude Lalande, Giovanna Zapperi, Giuseppina Mecchia, Saverio Ansaldi, Alexandre & Daniel Costanzo.

n° 24 / avril 2006

Un deuxième âge de l’écologie politique ? /
Deligny, le lieu du commun /
John Giorno : Welcoming the flowers /
Entretien Robin/Guattari /
Rada Ivekovic : boomerang colonial /

contributeurs :

John Giorno, Aris Papathéodorou, Yann Moulier Boutang, Frédéric Neyrat, Emmanuel Videcoq, Serge Moscovici & Erwan Lecoeur, Eduardo Viveiros de Castro, Raphaël Bessis, Raphaël Larrère, Catherine Larrère, Bernard Stiegler, André Gattolin, Félix Guattari & Jacques Robin, Bernard Heidsieck, Anne Querrien, Graziella Vella, Béatrice Han (kia-ki), Doina Petrescu, Jean-Louis Comolli, Rada Ivekovic.

n° 25 / juin 2006

CPE : sur une crise /
Masoch/Deleuze /
Deleuze : article de 1961 /
Activistes du hoax : Yes Men/Luther Blissett/Serpica Naro etc. /
Antoni Muntadas/Marc Augé/Raymond Bellour /
Neyrat : surexposition /

contributeurs :

Antoni Muntadas, Yann Moulier Boutang & Anne Querrien, Eric Alliez, Gilles Deleuze, Christian Kerslake, Régis Michel, François Zourabichvili, Frédéric Neyrat, Raymond Bellour, Marc Augé, André Gattolin, Erwan Lecoeur & Alexandre Pessar, Andrea Natella, Luther Blissett, Francis Mizio, Stéphane Lléres, Thomas Berns.

n° 26 / septembre 2006

Castro-Gómez/Grosfoguel : Empire et colonialité du pouvoir /
Postcolonial et politique de l’histoire /
Mezzadra/Bhabha/McClintock /
Perspectives pour Internet /
Kinkaleri : touche-moi /

contributeurs :

Kinkaleri, Jérôme Ceccaldi & Anne Querrien, Yann Moulier Boutang & Jérôme Vidal, Santiago Castro-Gómez, Ramón Grosfoguel, Sandro Mezzadra, Homi Bhabha, Anne McClintock, Eric Fassin, Warren Montag, Olivier Le Cour Grandmaison, Jocelyne Dakhlia, Bifo, Giovanna Zapperi, Pergia Gkouskou-Giannakou, Giselle Donnard, Dominique Dou, Frédéric Saint-Cricq.

n° 27 / décembre 2006

Revenu garanti /
Banlieues, sans-papiers et nouvelle citoyenneté /
Re-présentation de Birgit Jürgenssen /
Spinoza-Leibniz / Spinoza-Machiavel /

contributeurs :

Birgit Jürgenssen, Judith Revel, Antonella Corsani, Jérôme Ceccaldi, Christian Marazzi, Christian Marazzi & Antonella Corsani, Valérie Marange, Evelyne Perrin & Jérôme Tisserand, Carlo Vercellone & Jean-Marie Monnier, Andrea Fumagalli & Stefano Lucarelli, Yann Moulier Boutang, Jean Zin, Christophe Degoutin, Eric Alliez & Giovanna Zapperi, Peter Weibel, Edith Futscher, Marc Hatzfeld, Ariel Kyrou, Monique Selim, Yves Citton, Saverio Ansaldi.

Le trait le plus surprenant du conflit récent en Argentine réside, à notre avis, dans un certain déphasage – difficile à penser – entre l’agitation des passions et des raisons qui a accompagné la lutte d’intérêts et de sensibilités et une sensation d’inconsistance politique, la sensation de ne pas parvenir à trouver une adéquation avec la dynamique de convulsion sociale. Cette sensation nous amène à nous interroger sur le « retour du politique » que nous annoncent une série d’analyses et de prises de position relatives à la dynamique de ces derniers mois.

The most surprising aspect of the recent con flict in Argentina resides, in our opinion, in a certain phase difference – which is dif- ficult to consider – between the agitation of passions and reason which accompanied the battle of interests and sensibilities and a feeling of political inconsistency, the feeling of not being able to find an « adequation » with the dynamic of social convulsion. This sensation leads us to ask ourselves questions on the « return of politics » signalled by a series of analyses and positions relative to the dynamic of these last months.

L’anticipation du Manifeste anthropophage (1950) d’Oswald de Andrade a consisté à saisir la dynamique brésilienne, à cheval entre l’héritage de la colonisation européenne et sa projection dans l’avenir. Oswald a vu dans le Brésil qui entrait dans la modernité un « pays du futur », non pas du point de vue de la dynamique de construction d’une trajectoire nationale de développement, mais dans la perspective du développement du rapport brésilien (indigène) à l’altérité coloniale. La révolution anthropophagique, au fur et à mesure qu’elle projetait les Indiens dans le monde, se fondait sur une théorie de la multiplicité et non de la « diversité ». L’anti-colonialisme n’était pas un nationalisme et moins encore un isolationnisme, mais une machine de guerre pour prendre à l’Europe des riches « ce qui nous intéressait ».

Oswald de Andrade’s « Cannnibal Manifesto » (1950) was anticipative in its apprehension of the Brazilian dynamic as it emerged from its European colonial heritage projecting itself towards the future. As Brasil entered modernity, what Oswald observed was « a country of the future », not from the perspective of the dynamic of a construction of a national trajectory of development, but from the perspective of the development of the indigenous Brazilian relation to colonial alterity. The anthropophagic revolution, as it projected the Indians into the world, rested on a theory of multiplicity and not of « diversity ». Anti-colonialism was not a form of nationalism, but a war machine which served to take what we wanted in the rich Europe.

Le renouveau attendu après l’élection de Barack Obama en Amérique du Nord, ne saurait faire oublier que les premiers vrais craquements de l’ordre néolibéral (1980-2008) sont venus de l’Amérique latine depuis bientôt dix ans. Frémissement au Mexique dès les années 1990, avec le zapatisme qui a compté tellement pour toute la génération Seattle dans la […]

Toni Negri : de la fin du socialisme à la nouvelle grammaire du politique« Que signifie construire de la démocratie et de la liberté, de l’égalité et de la richesse dans un monde que le capitalisme se croit désormais capable d’asphyxier en réduisant en cendres toute possibilité de résistance( ) ? ». Comment pouvons-nous, dans […]

Depuis presque vingt ans déjà, un art militant, politique et contre-culturel sévit et retrouve quelques galons de l’insolence révolutionnaire défaite par le backlash des années 1980. L’art post-gay débarque, la multitude queer prend les armes, le cinéma s’insurge. Tributaires du déni accordé d’ordinaire aux cinémas et arts politiques quant à leur potentiel d’invention formelle et […]

La samba est la plus puissante des expressions artistiques et en même temps l’un des plus grands clichés de Rio de Janeiro. Cliché de l’« identité nationale », du peuple et de l’État-Nation. Mais avant d’être capturée et rendue impuissante dans un cliché, la samba est une ligne de fuite, ou mieux, plusieurs lignes de fuite selon les différentes formes selon lesquelles elle s’est réinventée au long du XXe siècle. Elle dessine la carte, avec ses divisions et occupations territoriales, de la ville même de Rio : la samba qui démarque des territoires en même temps qu’elle se fait démarquer par le territoire, la samba qui réinvente des corps selon ses performances. Performances contre l’asepsie, la discipline physique et la séparation qu’on veut leur infliger : enfin, un jeu permanent de résistance biopolitique et d’action du biopouvoir.

Samba is Rio de Janeiro’s most powerful form of artistic expression, but also one of the city’s main clichés. It is a cliché of”national identity », cliché for the people and for the Nation State. However, more fundamental than its capture in these clichés, making it powerless, samba is a line of flight or – even better than that – it is a series of lines of flight, according to the different modes by which it has been reinvented throughout the 20th century. Samba draws Rio’s map, with its sections and territorial occupations: shaping territories and being shaped by them, inventing bodies according to their performances. The performances go against asepsis, physical disciplines, and the separation that one tries to inflict on the city’s territories. In short: samba is a permanent interplay between biopolitical resistance and the action of biopower.

Sao Paulo a connu ces dernières années, de forts mouvements d’occupation d’immeubles au centre-ville. Fortement atteinte par la désindustrialisation, la ville connaît à la fois des problèmes de chômage et de logement. Au mouvement des Sem Teto, sans toit, se sont joints des collectifs d’artistes et graphistes qui ont développé une véritable guérilla médiatique dont la multiplicité de pratiques esthétiques atteint une dimension monstrueuse. Cette analyse nous permet de réfléchir à la dimension constituante de la multitude productive, à travers ses créations esthétiques, contre les politiques de gentrification dans la métropole. La lutte contre le Léviathan pauliste entraîne la création d’autres monstres possibles.

Sao Paulo has in recent years been acquainted with large movements of occupation of buildings in downtown area. Strongly affected by the reduction of the industrialization, the city experiences regularly problems of unemployment and housing. Collective of artists and graphists have joined the movement of”Sem Teto », the Homeless, in order to develop a real media guerrilla whose multiplicity of aesthetic practices have reached a monstruous dimension. This analysis allows us to reflect on the constituent dimension of the productive multitude, through their aesthetic creations against the policies of gentrification in the metropolis. The fight against the Léviathan in the city of São Paulo entails the creation of other possible monsters.