Le féminisme et le mouvement social

1 – Subjectivité (Michèle RIOT-SARCEY)

Le féminisme et le mouvement social, la conjonction marque l’inconciliable ou presque. Les femmes dans le mouvement : l’affirmation discursive semble infirmer leur présence réelle. L’avenir du mouvement, au regard de la novation des critiques féministes, apparaît comme une projection utopique. Bref toutes ces questions semblent hors de propos, voire incongrues. Et pourtant, en novembre-décembre dernier, une perception nouvelle des luttes sociales s’est fait jour. Pour l’instant il est difficile d’analyser ce phénomène en terme d’événement ; bien au contraire, il s’agirait plutôt d’un non-événement si nous adoptons la méthode d’analyse classique. Bon nombre d’entre nous peuvent constater, sans risque d’erreurs, que sur le front des rapports de sexes, peu de changement sont intervenus : le mouvement fut tout entier dirigé par les directions masculines, et la seule femme qui se soit distinguée fut saluée par la fondation Saint-Simon pour sa clairvoyance libérale et son respect des nécessités économiques induites par la loi du marché. Non, décidément, que ce soit dans la gestion des piquets de grève, dans la conduite des assemblées générales, sur les plateaux controversés des TV, les femmes furent singulièrement absentes ou pour le moins effacées.
Cependant, ces luttes ont marqué un véritable tournant au regard des conflits antérieurs. Les directions syndicales ont accompagné le mouvement dont la radicalité “provinciale” étonne encore les directions parisiennes, toutes tendances confondues ; l’organisation à la base semble avoir été très attentive au respect de la démocratie démocratie rendue possible dans un moment de crise politique de la représentation ; le soutien exceptionnel dont ont bénéficié les grévistes, autant de pratiques novatrices qui ont précédé les discours critiques. L’individu, l’homme, semble avoir été au centre des préoccupations. Pas simplement l’homme présent mais l’homme passé, celui que l’on disait non-politisé, assujetti aux lois du marché, incapable de se poser en sujet politique au point que les autorités et autre élites avaient inventé une citoyenneté à la mesure de son incompétence : citoyenneté dans l’entreprise, citoyenneté de quartier. Tout à coup, l’individu public a imposé sa présence politique tout en se battant pour son avenir, mieux encore, pour celui de ses enfants. Etonnante renaissance dans ce mode de penser à court terme, tout juste à l’échelle d’une vie, imposé par “le fétichisme de la marchandise” où l’existence humaine était et fut niée. Le vieux rêve de Fourier à tout à coup ressurgi. Serait-il possible de penser le devenir humain en termes d’utopie : de démocratie authentique comme nous l’avons écrit dans notre pétition ? Dans le mouvement social, au sein des manifestations, les hommes et les femmes présentes l’étaient pleinement, corps, têtes et voix à la fois. L’invention dans les slogans autant que dans les attitudes a inauguré un mode d’être-là différent qui me permet de penser possible un mode de penser autre. Et de croire à l’élaboration d’un discours critique qui échappe aux règles du système, si précieuses aux experts, bien loin des besoins de la sécurité sociale.
Comme si la longue marche du féminisme avait réussi à subvertir les pratique politiques ; comme si l’atteinte aux droits des unes, si longtemps répétée, scandée, reprise pendant des décennies et toujours tombée dans le silence avait fini par se glisser au sein des organisations partisanes ; comme si les femmes en tant qu’individus luttant pour leurs droit à l’existence avaient perturbé ce mode de penser le politique où le privé jamais n’interférait dans le public. Le citoyen français, si longtemps accoutumé à se percevoir en homme séparé de lui-même, toujours attentif à son semblable, sans jamais se préoccuper de l’autre, sauf à le considérer comme complémentaire ou ennemi du même, semble avoir recomposé son être et, du même coup, il peut être disponible à la rencontre de l’autre.
Comment expliquer autrement cette étonnante participation des hommes, il est vrai jeunes pour la plupart, à la manifestation du 25 novembre ? Comment comprendre autrement cette attention redoublée du PC et de la CGT à l’égard des manifestations féministes et en faveur des droits des femmes ? Comment expliquer autrement cette reprise, sur une banderole de Lutte Ouvrière de la fameuse phrase de Fourier : “Les progrès sociaux et changements de période s’opèrent en raison du progrès des femmes vers la liberté ; et les décadences d’ordre social s’opèrent en raison du décroissement de la liberté des femmes” ; la phrase était certes différente, mais l’esprit y était : près de 190 ans plus tard, l’actualité de Fourier apparaît.
Mais n’anticipons pas. Cette analyse peut-être défaite, voire infirmée si, comme le dit Maya Surduts dans l’interview qui suit, le pari est manqué. Les organisations de gauche sont en crise, tout particulièrement le PC ; le principe même de parti qui a présidé à la critique politique est mise en cause, voire invalidé par la pratique. Cette crise doit être profitable au féminisme. Son entrée en politique, au sens d’intégration dans son mode de penser, en est la condition. Mais les organisations, comme les hommes, doivent tirer les leçons du mouvement. La question du pouvoir et de sa reproduction est au coeur de la renaissance politique. La crise perdurera à coup sûr si les acteurs du mouvement social ne comprennent pas l’importance et la nécessité de la subversion féministe. La démocratie politique à venir, la transformation sociale espérée, produite d’un certain point de vue par le mouvement, n’est possible qu’aux conditions du féminisme critique largement énoncé pendant la manifestation du 25 novembre. “La liberté des uns implique la liberté des autres”. La “rénovation politique” est à ce prix. L’actualité de Condorcet prend tout son sens “lutter contre le droit d’un autre, c’est dès lors abjurer le sien”.

2-Entretien avec Maya Surduts (animatrice de la CADAC)
(Michèle Riot-Sarcey et Eleni Varikas)

Question : La manifestation du 25 novembre a surpris tous les observateurs, à la fois par son ampleur et surtout par la mixité des participants. Pour la première fois, semble-t-il, nous avons vu des hommes, souvent jeunes, reprendre à leur compte, avec un plaisir non dissimulé, des slogans féministes. Qu’en penses-tu ? Comment expliquer ce succès ?
Réponse : En effet, cette manifestation fut un succès en raison sans doute de sa longue préparation, de son organisation pluraliste et de ses objectifs bien compris.
Pour la première fois, une manifestation de type féministe fut appelée par la CADAC (coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) à laquelle se sont jointes 149 organisations. Une absence remarquée cependant : celle de la confédération CFDT. Bon nombre d’organisations syndicales et politiques, par leur délégation, ont largement contribué aux travaux préparatoires à la manifestation. A l’intérieur de la CADAC sont en effet représentés parmi d’autres : la FSU, le PC, SUD, CRC, et la FGTE (fédération générale des transports parisiens CFDT). Là est peut-être la novation.
Notons cependant que la mixité a eu quelques précédents. Le MLAC d’abord, entre 1973 et 1975, organisa des manifestations mixtes. Puis des collectifs unitaires pour la mise en place de centre CIVG, associés aux centres de planification, organisèrent également une manifestation mixte en novembre 1979, tandis que celle d’octobre ne l’était pas.
Pour bien comprendre cet élargissement nécessaire, il faut savoir que le mouvement des femmes, émietté, atomisé, voire affaibli et divisé après l’arrivée des socialistes au pouvoir, n’est guère capable, à lui seul, d’organiser une manifestation de cette ampleur. La crise des organisations au sens large n’a pas épargné le mouvement des femmes. La manifestation du 25 novembre, à l’image du mouvement social à l’intérieur duquel il faut la situer, ouvre un autre temps des luttes, ou, plus exactement, une ère nouvelle émerge de cet hiver agité. Nous y reviendrons.
La conjoncture est également à prendre en compte. N’oublions pas que 8 000 personnes, les “tenants de l’ordre moral”, ont défilé dans la rue contre l’avortement. Cette réaction de rue manifeste fut précédé par des actions de commandos contre les “centre d’IVG”, et le tout fut couronné par la victoire du FN dans les municipalités de Toulon et d’Orange. Désormais, il n’est plus possible de prétendre que les croisés de l’ordre moral ne représentent qu’eux-mêmes, soit quelques illuminés ridicules et sans audience. Bien au contraire, les ramifications sont nombreuses et, pour une fois, les médias ont joué leur rôle d’information : telle l’émission d”Envoyé spécial”, l’IVG et les croisés de l’ordre moral. Les journalistes ont montré les liens qui unissaient les actions de commandos avec l’extrême droite et le Vatican. C’est pourquoi l’humour des manifestants s’exerça avec brio à l’encontre de ce dernier lors de la manifestation du 25 novembre. “Ah si Marie avait connu l’avortement”, et celui-ci particulièrement heureux : “si l’avortement est un crime, la masturbation est un génocide”. Cette connection : Vatican, extrême droite, actions de commandos fut comprise et prise au sérieux par une partie de la classe politique.
D’autre part, nous constatons, malgré les doutes que nous pouvions émettre, que les idées féministes, parfois édulcorées, voire dévoyées, se sont largement diffusées, au point d’appartenir au langage commun. Cette diffusion est intervenue lentement mais elle s’est faite en même temps qu’étaient mises en cause les bureaucratie syndicales si bien que les organisations dissidentes, ou plutôt dissonantes par rapport à la tradition, les organisations jeunes tel SUD, se sont trouvées, tout naturellement, au sein de la CADAC. Mais ne négligeons pas non plus l’intérêt redoublé du PC et de la CGT envers le féminisme et les exclus en général. Là encore tentons de comprendre, non pas ce tournant mais plutôt cette clairvoyance disons par nécessité. Comprenons bien : d’une part la CGT semble avoir tiré les leçons des coordinations, et le PC, en tant qu’organisation représentative, joue, aujourd’hui, sa survie.
C’est pourquoi en associant toutes ces forces pas toujours nouvelles, mais en cours de renouvellement, nous avons voulu faire un pari. Pour l’instant, la pari tient toujours parce que la première étape fut un succès.
Enfin, dernier facteur qui, peut-être contribua à faire comprendre l’importance de la défense des droits des femmes, ce fut la médiatisation de la Conférence de Pékin, en particulier l’idée que les droits des femmes sont partie intégrante des droits humains. Le mot d’ordre “ensemble défendons les droits des femmes”, en écho à celui si populaire du mouvement social : “tous ensemble, tous ensemble, tous”, fut compris et est compris comme une défense des droits de tous. Comme si en attaquant l’une on attaquait l’autre. La nouveauté, j’aurais tendance à dire la modernité réelle, est toute inscrite dans ce slogan : “défendre le droit des femmes c’est défendre nos droits,” ceux de tous et de toutes. Là, la démocratie authentique a pointé son nez, une démocratie qui ne peut séparer le social du politique, une démocratie “vraie”, comme on disait au XIXe siècle, construite et portée par des individus libres et égaux qui renouent les fils du privé au public, séparés par la longue victoire du libéralisme. Par ce slogan, la manifestation du 25 novembre est entrée en résonance avec le reste.

Question : A ton avis quels ont été les effets de cette manifestation sur le reste du mouvement social ? L’organisation des journée de luttes, des défilés de rue, des piquets de grève a-t-elle eu quelque souci des femmes ?
Réponse : Il n’y a pas d’effets mécaniques et il est très difficile, dans l’état de nos connaissances, de dire si oui ou non il y a eu changement du point de vue des rapports hommes/femmes. Même si tout le monde a remarqué la “mention cheminots -cheminotes” dans les cortèges, je ne crois pas qu’il y ait eu novation dans ce sens.
Notons que dans les manifestations peu de groupes portaient des revendications féministes dans le cortège.
De plus, et là est peut-être la réponse à ta question, dans l’organisation des grèves, au sein d’entreprises à longue tradition syndicale, les hommes sont restés à l’initiative du mouvement.

Question : Est-ce parce que les organisations syndicales ont, de bout en bout, contrôlé le mouvement et ont su s’adapter aux pratiques de luttes nouvelles où le respect de la démocratie à la base est une condition désormais sine qua none de réussite ?
Réponse : Sans doute que la question des rapports de domination entre hommes et femmes est décalée par rapport à la conduite des grèves, d’autant que les directions syndicales n’ont pas assumé la direction du mouvement par peur de l’affrontement. La démocratie à la base a quelque peu gommé la pratique quotidienne d’assujettissement des femmes où la tradition l’emporte sur la novation. Mais je ne parle que de l’extérieur et mon avis est loin d’être autorisé.

Question : Cette manifestation du 25 novembre marque-t-elle une nouvelle étape ?
Réponse : Oui, comme tout le reste du mouvement social.
Premier constat : la forte mobilisation dans les villes dites de province met en cause, de fait, le rôle des directions parisiennes au sens large du terme ; tant du point de vue des institutions étatiques que du point de vue des organisations syndicales et politiques de l’opposition. Deuxième remarque et non des moindres : l’ensemble du mouvement comme les grèves elles-mêmes n’a pas été dirigé par le haut ; phénomène inhabituel et donc inattendu. C’et pourquoi, il est difficile de savoir ce dont il est porteur. Le mouvement des femmes a su s’insérer dans ce processus.

Question : Certes, mais notons une différence, la manifestation du 25 novembre a été largement et longuement préparée.
Un constat cependant : il semble que le mouvement social a davantage agi plutôt qu’il n’a dit, beaucoup plus mis en pratique une critique sociale qu’il n’a élaboré un discours critique. Le mouvement des femmes, si l’on en juge par la manifestation du 25 novembre, semble, au contraire, avoir développé un discours critique peut-être plus élaboré ; ne serait-ce que ces mots d’ordre : “la mise en cause des droits des femmes est une mise en cause des droits de tous” et la “liberté des uns implique la liberté des autres”.
Réponse : Il semble en effet que le mouvement des femmes, et ce bien avant la manifestation du 25, soit allé plus loin dans la critique politique que le mouvement social en général ; je ferais la même remarque à propos des “exclus”, “les sans” comme ils se sont appelés. L’appel des “sans” est remarquable à cet égard. Serait-ce que l’exclusion et la marginalité renforceraient la lucidité politique?

Question : Peut-on dire que le potentiel critique du mouvement féministe aussi éclaté soit-il, soit porteur d’une véritable alternative politique ?
Réponse : La réponse est difficile car nous sommes, en ce moment, dans une situation paradoxale. Compte tenu de l’éclatement du mouvement, des difficultés de mobilisation, de l’atomisation des différentes initiatives, ce qui subsiste des groupes femmes a pris une part peu active à la préparation de la manifestation, ou plus exactement n’a pas eu le rôle moteur. L’élément moteur fut la CADAC ou la majorité militante n’est pas estampillée “féministe”. Globalement, la coordination féministe éprouve quelques difficultés à s’inscrire dans cette nouveauté.
En d’autres termes, d’un côté on constate une nouvelle approche de la part d’organisations de type traditionnel avec le slogan : “le droit des femmes ça nous concerne” et de l’autre, les réserves tout à fait compréhensibles de la part de féministes qui longtemps se sont heurtées au mur du silence de ces mêmes organisations. Aussi éprouvent-elles quelques difficultés à saisir cette évolution qu’elles estiment bien tardive.
Question : Que conclure face à ce paradoxe ?
Réponse : Par rapport aux années antérieurs, la rupture est visible. Un autre possible se dessine.
La non mixité est-elle mise en cause ?
Est-ce le début d’une autre forme de contestation féministe T
Est-ce une nouvelle étape ?
Au contraire le mouvement des femmes va-t-il rester sur le bas côté de la contestation sociale ?
A l’inverse, va-t-il jouer un rôle moteur ?
Les féministes sauront-elles se saisir de la nouveauté ? Accepteront-elles de travailler avec la CGT, avec le PC qui pendant des décennies sont passés à côté du mouvement social réel.
J’aurais tendance à faire un pari, celui de l’évolution des organisations comme le PC et la CGT en fonction de la subversion qu’ils ont jusqu’alors subie sous la poussée des idées féministes : dans l’état actuel de leur crise, ils sont en quelques sorte contraints de reprendre en partie cette subversion à leur propre compte. Par ailleurs sachons que ces organisations sont plus directement en prises avec les réalités quotidiennes de la population des travailleurs que la sociale démocratie – pour employer un terme ancien.

Question : Serait-ce l’entrée du féminisme en politique au sens large du terme c’est à dire l’entrée du féminisme dans le mode de penser le politique ?
Réponse : Pas encore, mais l’écroulement du mur de Berlin nous invite à tout repenser. D’autant que la crise des pays de l’Est est parallèle à la déstabilisation (ou la consolidation ?) du système capitaliste par la montée des intégrismes dans le monde “du marché libre”. Nous sommes à la croisée des chemins, et, d’un certain point de vue, une course de vitesse est engagée entre le libéralisme et la barbarie, entre “la fin de l’histoire” par le triomphe irréversible du libéralisme et la construction d’une société autre, avec comme objectif central : la transformation des rapports sociaux, tout particulièrement la transformation des rapports hommes/femmes. Dans cette perspective, le féminisme a toutes les chances “d’entrer en politique”.

Question : Quelles sont les conditions de possibilité de cette intégration du féminisme au renouvellement du politique ?
Réponse : La dynamique sociale doit perdurer pour intégrer la féminisme dans ce qui est vivant, c’est à dire dans le mouvement de ceux qui refusent les règles du jeu du libéralisme. Cela implique sans aucun doute qu’un nouveau féminisme se dégage de ce mouvement.
Nous envisageons l’organisation d’Assises en 1997. Assises qui aurons pour but de dresser un état des lieux :
Où en sont les femmes dans la réalité? Sur le terrain de l’emploi ? Dans les institutions politiques ? Dans leur liberté de choix ?
Que font les femmes ? Et où sont-elles ?
Ces assises seront précédées par l’appel à une réunion nationale des collectifs locaux mise en place dans 56 villes et de l’ensemble des partenaires associés à la préparation de la manifestation du 25 novembre. Ce qui permettrait de vérifier la fiabilité de notre projet.
Dans la période actuelle, il nous faut être à l’écoute de tous et de toutes. Savoir être souples, flexibles afin d’adapter notre pratique à la situation nouvelle. Le mouvement féministe à venir doit s’intégrer au mouvement social afin d’être prêt à saisir toutes les occasions de développer la critique sociale des rapports de domination. Soit l’avenir se dessine avec les femmes dans un rapport d’égalité, soit le devenir ne sera que la répétition des mouvements révolutionnaires antérieurs, c’est à dire la reproduction des rapports de pouvoir. Ce constat ne suppose par un départ à zéro ; bien au contraire, il nous faut profiter de toutes les bonnes volontés mêmes si celles-ci émanent d’individus encore prisonniers d’archaïsmes dénoncés par les féministes. A nous de donner un sens novateur à une prise de conscience même tardive.

22 janvier 1996

Riot-Sarcey Michèle

  Professeure, histoire contemporaine, histoire des femmes. Maître de conférences à l'université Paris 8 depuis 1992. Thèse soutenue à Paris I le 28 mars 1997, directeur rapporteur : Alain Corbin. Professeure des universités depuis le 1er septembre 1998 Membre du comité de rédaction de Futur Antérieur