Portrait d’une écoféministe dans les Cévennes

Portrait d’une écoféministe dans les Cévennes
Mon écoféminisme est directement enraciné dans mon style de vie expérimental, il évolue, s’affine et se radicalise au gré de mes expériences de femme, de ma réflexion, et par l’immersion constante en forêt où j’habite. Je partage ce vécu en offrant des séjours sur mon éco-lieu à des femmes en quête d’authenticité, j’organise des rencontres entre sœurs hors système, au plus près des besoins essentiels. Mon écoféminisme est donc plus un esprit qu’une pensée ou une idéologie, plus une pratique qu’une revendication.

Being an Ecofeminist in France
My ecofeminism is directly rooted in my experimental lifestyle, it evolves, refines and radicalizes itself along the way of my experiences as a woman, of my reflection and of my constant immersion in the forest in which I live. I share this experience by welcoming in my eco-place women in search of authenticity, I organize encounters between sisters, remaining as close as possible to our essential basic needs. My ecofeminism is therefore more a spirit than a thought or an ideology, more a practice than a claim.

Sylvie Barbe

Artiste libre autodidacte pendant vingt ans dans l’art textile du patchwork, elle est maintenant artisane d’art en objets rituels et naturels. À partir de 1994, elle adopte un mode de vie fondé sur la simplicité volontaire : fabrication de yourtes en auto-construction, architecture sauvage, autonomie énergétique… Elle est fondatrice et présidente d’une association de solidarité de femmes et d’une association nationale de défense de l’habitat léger écologique. Elle a créé en 1996 une monnaie locale et un système d’échange local, le SEL des Cévennes. Elle a été candidate à plusieurs élections nationales comme Objectrice de Croissance. Elle est rédactrice du blog Yurtao, et auteure du livre Vivre en yourte, un choix de liberté (Yves Michel).