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67. Multitudes 67. Été 2017

Hors-Champ 67

Prévention, dissuasion, préemption. Changements de logiques de la menace, par

Prévention, dissuasion, préemption
Changements de logiques de la menace
Après avoir distingué trois types de stratégies visant à neutraliser une menace – la prévention, la dissuasion, la préemption – Brian Massumi analyse le fonctionnement et les implications de cette dernière, dans la façon dont l’administration de G.W. Bush l’a théorisée et implémentée dans sa « guerre contre le terrorisme ». À la fois épistémologie et ontologie à tendance auto-propulsive, la préemption est une logique opératoire du pouvoir qui définit notre époque politique de manière aussi insidieusement infiltrante et infiniment extensive que la logique de la « dissuasion » qui a défini l’époque de la Guerre froide. Cette analyse est de la plus grande actualité pour comprendre à quoi nous engagent les politiques menées désormais en France et en Europe au nom de la même « guerre contre le terrorisme ».

Prevention, Deterrence, Preemption
Transformations
in the Logics of Threat
After distinguishing three different strategies aiming at neutralizing threats—prevention, deterrence, preemption—Brian Massumi analyses the latter in its theorization and implementation during the G.W. Bush era. Both an epistemology and an ontology endowed with a self-propelling tendency, preemption is an operative logic of power defining a political epoch in as infinitely space-filling and insidiously infiltrating a way as the logic of deterrence defined the Cold War era. Such an analysis is extremely timely in order to understand the implications of the “War on Terror” currently waged by the French and many other European governments.

Majeure 67. Écoféminismes

Mineure 67. Le travail social au tournant

Effets disciplinaires du dossier informatisé dans l’accompagnement social de la précarité, par

Les défis méthodologiques de l’observation sociale, par

Les défis méthodologiques de l’observation sociale
Alors que plusieurs textes réglementaires de l’action sanitaire et sociale font référence à l’observation sociale, cette démarche reste peu mise en œuvre par les professionnel-le-s du travail social. L’institution joue un rôle essentiel dans l’impulsion et le soutien, sur le temps long, de cette démarche qui représente un enjeu important en termes de connaissances des publics concernés, mais aussi de revalorisation et de reconnaissance des savoirs des professionnel-le-s du travail social. Dès lors que l’observation sociale s’inscrit dans une démarche de co-production des savoirs, cette approche implique pour les travailleur-se-s sociaux de s’interroger non seulement sur leurs outils méthodologiques, mais aussi sur la nouvelle posture qu’il-elle-s devront négocier sur le « terrain ».

Methodological Challenges of Social Observation
While several official rules relative to sanitary and social work prescribe social observation, it is rarely mobilized by the professionals in the field. The institution plays a crucial role in promoting and supporting such studies in the long run, with important consequences in terms of knowledge, valorization and recognition of professional skills. As social observation implies procedures of co-production of knowledge, it engages social workers into a questioning of their methodological tools, as well as of the new attitudes they will have to negotiate in their fieldwork.

Multitudes en images

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