Réflexions à propos d’Ecologie et socialisme

Depuis que l’écologie est devenue politique, les tentatives de synthèse, de dépassement ou de différenciation entre vert et rouge ont été incontournables pour la plupart des essais de conceptualisation d’un paradigme écologiste dans une politique globale de la transformation sociale. Les récentes tentatives « éco-socialistes », qui réactivent les habituels obstacles d’une certaine tradition marxiste et les limites d’une dénonciation de la marchandisation, sont l’occasion de revenir sur ce qui constitue toujours le chantier d’une écologie politique du point de vue des processus de subjectivation collective et non de l’antériorité d’un savoir séparé d’un mode d’existence, pour redéfinir la question du commun comme création à venir, d’une composition des pratiques, d’une cohérence des usages du monde.

Since ecology has become politics, the attempts at synthesis, differentiation or the overcoming of differences between green and red have been unavoidable for most attempts to conceptualize an ecological paradigm within an overall politics of social transformation. By reactivating the usual obstacles of a certain Marxist tradition along with the limits of a denunciation of commodification, the recent attempts at “eco-socialism” offer us a chance to go back to what remains the ongoing project of a political ecology seen from the viewpoint of the processes of collective subjectivation, and not from pre-existing knowledge separated from the world of existence. The goal is to redefine the question of the common as a creation yet to come, as a composition of practices, a coherency of the uses of the world.
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