Félix Guattari et les agencements post-média

L’expérience de Radio Tomate et du Minitel AlterAu tournant de la décennie 80, Félix Guattari s’est intéressé au mouvement des Radios libres (radio Alice en 1976 à Bologne, puis radio Tomate en 1981) avant de s’associer directement, de 1986 à 1991, à un service télématique, « 3615 ALTER », créé par un collectif qui comprenait le C3I, une association d’informaticiens critiques qui édite la revue Terminal. A la différence de la gauche traditionnelle, c’est moins une critique du contenu des médias et de leur instrumentalisation par les pouvoirs qui intéressa Félix Guattari que leur forme, leur mode d’organisation sociale. La prolifération de dispositifs machiniques devait rendre possibles de nouvelles articulations avec les technologies pour former des assemblages inédits.

At the turn of the 1980s, Félix Guattari became interested in the Free Radio movement (radio Alice in 1976 in Bologna, followed by radio Tomate in 1981). He then became directly associated between 1986 and 1991 with the Minitel service entitled “3615 ALTER”, initiated by the a collective including C31, an association of critical IT specialists currently editing the journal Terminal. Contrary to the traditional Left, Félix Guattari was less interested in a critique of the content of the media and of their political instrumentalization than in their form and mode of social organization. The proliferation of machine-arrangements was expected to make possible new technological articulations likely to generate innovative assemblings.
Au tournant de la décennie 80, Félix Guattari s’est intéressé au mouvement des radios libres (Radio Alice en 1976 à Bologne, puis Radio Tomate en 1981) avant de s’associer directement, de 1986 à 1991, à un service télématique : 3615 Alter, créé par un collectif qui comprenait le C3I, une association d’informaticiens critiques qui éditait la revue Terminal. C’est cette double expérience que nous tentons de retracer et d’analyser ici.
À la différence de la gauche traditionnelle, c’est moins une critique du contenu des médias et de leur instrumentalisation par les pouvoirs qui intéressèrent Félix Guattari que leur forme, leur mode d’organisation sociale. La prolifération de dispositifs machiniques devait rendre possibles de nouvelles articulations avec les technologies pour former des assemblages inédits.

Radio Tomate
Le Cinel (Centre d’initiative pour de nouveaux espaces de liberté), structure militante qui regroupait des intellectuels et des militants autour de Félix Guattari, est à l’origine de Radio Tomate. Elle naît en 1981 avec l’aventure des radios libres et disparaît en 1983 quand, fusionnée autoritairement avec d’autres radios sur une même fréquence par l’autorité de régulation, elle perd ipso facto la maîtrise collective de sa programmation, cette fameuse « grille » qui faisait son originalité.
Autour du Cinel, une structure plus large est créée pour permettre à des groupes comme les militants de l’autonomie, les réfugiés italiens, des groupes de soutien à Solidarnosc, des militants de l’anti-psychiatrie de se retrouver. Concrètement Félix apporte l’argent pour l’achat de l’émetteur, Bruno Guattari, son fils, fédère une équipe technique qui part en Italie acheter le matériel, apprendre à s’en servir et le met en route.
Selon le témoignage, de Bruno Guattari, « Félix Guattari réunit quelques personnes un soir de l’automne 80, dans un restaurant du carrefour de l’Odéon, pour leur proposer le projet qui verra le jour sous le nom de Radio Tomate. Elle débute rapidement, ses émissions sont hébergées par Bertrand Figuier, puis par d’autres avant de s’établir dans ses propres locaux parisiens, rue Lacépède à la Contrescarpe ». Il ajoute que « si Félix Guattari a été extrêmement présent sur le terrain, notamment en organisant avec le Cinel la grande fête Antibrouille de soutien aux radios libres et, ensuite, en participant chaque semaine aux émissions de RadioTomate ; il serait faux de dire qu’il ait été à la direction d’une radio ».
La radio est présente dans les manifestations au moyen d’un procédé qui permet d’intervenir sur l’antenne à partir des cabines téléphoniques publiques, soit pour raconter ce qui se passe, soit pour retransmettre des interviews prises sur le vif avec un magnétophone à cassette. Elle retransmet aussi en différé des colloques ou des réunions organisées par les mouvements qui y participent. Une noria de cassettes est alors établie entre les lieux de colloque et le studio.
L’actualité est commentée à heure régulière par une petite équipe qui tâche de prendre du recul et d’apporter des éléments d’analyse. On trouve dans cette équipe d’animation Giselle Donnard, François Pain., Pierre Halbwachs

36-15 Alter
Fin 86 quelques associations créent un service minitel original : 36 15 Alter. Ce service va fonctionner de façon active jusqu’au début des années 90. Il a fédéré jusqu’à 25 associations qui vont partager cet espace de communication et le gérer en commun. Il connaîtra son apogée en 88-90 avec le mouvement des infirmières dont il va constituer le principal outil de communication des « coordinations ».
C’est sous l’impulsion de Félix Guattari qu’un premier collectif d’une dizaine d’associations se réunit. Très vite, il est décidé de créer une association dédiée à la gestion et à l’animation du service « Les Amis d’Alter ». Elle se met au travail et aidée par un informaticien de talent, doublé d’un pédagogue hors pair : Edgar Blaustein, elle réalise le cahier des charges du service pour trouver un hébergeur.
Un dispositif de gestion à distance se met en place. Le choix du 36-15 (le « kiosque » payant) permet par des revenus du service (assez modestes) de payer les frais téléphoniques, une participation au loyer, le code d’accès minitel et de rémunérer partiellement un permanent. C’est la garantie de l’indépendance à un moment où rien n’est encore gratuit dans les communications électroniques.
Sous la bannière « Passions et Solidarités », 11 associations et les « Amis d’Alter » lancent le service. Ces associations sont C3I-Terminal, le Cinel, Trames-Traverses (association d’usagers de la psychiatrie), le Cicp-Cedetim, La Cardabella (paysans du Larzac), l’Uaare (Université anti-raciste), Solidarité-emploi, le Centre de convivialité multiculturelle (restaurant associatif de Montreuil), Diffusion-populaire, la Sceptra, que rejoindront par la suite des collectifs tels que : « les Italiens » regroupés dans l’Aesrif (Association d’entraide et de solidarité des réfugiés italiens en France), le collectif de la rue des Caves à Sèvres, les clubs des Cigales (promoteurs d’une épargne alternative), l’Espace du possible (lieu de vacances alternatives)… Il s’agissait de mettre en réseau toute une mouvance de pratiques alternatives qui avaient été peu ou prou recensées à l’époque dans le Catalogue des ressources.
Le service est composé d’espaces communs et d’espaces dédiés à chaque association, dont chacune possède une interface dédiée pour mettre à jour ses informations ou animer son service. En fait, sauf exception, l’accès aux informations a lieu soit à partir de l’espace dédié à l’association, soit à partir de l’espace commun. Par exemple le calendrier des événements peut être consulté depuis le service du Cedetim et l’on aura alors une vision des événements concernant « les luttes anti-impérialistes ». Il peut aussi être consulté depuis l’espace commun et ceux-ci seront mélangés avec des réunions sur la psychiatrie, les luttes de chômeurs et précaires, et celles des réfugiés italiens.
De même les forums de débat sont proposés par les différents groupes dans la réunion du lundi, et accessibles depuis tous les espaces dédiés. Certains forums sont permanents et ressemblent aux chats actuels de l’Internet, mais en plus structurés, car la mise en ligne n’est pas instantanée pour des raisons de responsabilité éditoriale. Le journal télématique donne des brèves sur l’actualité des différents secteurs associés dans 36-15 Alter, parfois aussi des commentaires sur l’actualité, sortes de chroniques ou d’éditos.

Agencements internes
Un courant alimente les pratiques qui vont s’instaurer autour de Radio Tomate ou de 36-15 Alter, c’est celui de la « Psychothérapie institutionnelle » et plus particulièrement l’expérience de la Clinique de La Borde dans le Loir et Cher, dirigée par Jean Oury et par Félix Guattari. La radio va hériter de quelque chose d’essentiel : la « Grille ».
La grille est le système d’organisation des tâches de la clinique qui associe le personnel et les patients dans un savant système de rotation des tâches qui, mélangeant « affects » et « affectations », produit des effets inédits aussi bien sur l’évolution de la maladie des pensionnaires que sur la vie matérielle de la clinique. La Borde a hérité de cette pratique des Auberges de Jeunesse et de l’expérience de pédagogues novateurs comme Fernand Deligny ou Fernand Oury ([[Félix Guattari, « La Grille », in Chimères, n° 34.).
L’agencement interne de ces machines d’information et de communication qu’ont été Radio Tomate et le minitel Alter constitue la marque de fabrique du post-média, articulant technique et affects dans des nouveaux plis de subjectivation. De la cuisine de La Borde, en passant par la grille de programmation de Radio Tomate, la coordination informationnelle arborescente du minitel Alter et aujourd’hui, plus de 30 ans après, le « site privé » de la revue Multitudes qui doit permettre une circulation de l’information et une coordination de sa rédaction décentralisée, car articulées à une machine abstraite, il y a une frappante continuité, car il s’agit toujours de faire coopérer des singularités, une multiplicité de désirs et d’expression, en évitant les pièges délétères des structures (hiérarchiques et centralisées) de pouvoir et de contrôle.

Comment fonctionne Radio Tomate ?
Une Assemblée générale décide des grandes orientations, des choix stratégiques, car les radios libres sont confrontées à toutes sortes d’attaques venant des pouvoirs publics, qui veulent mettre de l’ordre dans le paysage audiovisuel, ou de groupes concurrents qui ont des stratégies d’appropriation de l’espace hertzien à des fins politiques ou commerciales.
Les individus qui se proposent d’animer une tranche horaire se regroupent pour composer la grille. Ce sont soit des représentants de groupes militants, soit des individus animés d’une passion, un passionné de jazz ou Pierre Halbwachs lui-même qui anime, un temps, une plage de musique classique. Les patients de l’association Trames s’emparent de la parole. Il est aussi prévu des tranches « micro ouvert », notamment, la nuit, l’ « Arbre à palabres » animé par un militant africain où les auditeurs prennent la parole. Émission sophistiquée en clin d’œil : « Tomate culture » tenue deux années durant par Eric Alliez, etc….
Le studio se déplace au gré des saisies ou des menaces physiques d’autres groupes, allant de la cave de la fondation de France, rue Lacépède, à la cuisine de Félix, rue de Condé, ou à des locaux associatifs plus conventionnels comme la Cité Voltaire. Le contrôle de la radio est un enjeu pour certains groupes politiques qui veulent y imposer leur point de vue. Enjeu purement symbolique et dérisoire, étant donné la faible audience, mais qui fait en permanence peser sur la radio une sorte de précarité et d’état d’urgence. L’émetteur lui aussi, plus facile à repérer par les moyens de Tdf, passe de toits en toits au gré des chambres de 6ème que l’on veut bien prêter. Il est raccordé à l’émetteur par le téléphone et un répondeur spécialement adapté par Constantin Sinelnikoff, dit Coca, philosophe, bricoleur, et à l’occasion traducteur de Wilhelm Reich en français.
Pour être plus précis on peut s’appuyer sur le témoignage écrit de Bruno Guattari, acteur s’il en fut du mouvement des radios libres : « Cette radio est originale par bien des points, le mode de programmation en est un. Il n’y a pas de directeur de programmation, chaque journée est divisée en plages horaires, chaque plage horaire est placée sous la responsabilité d’un coordinateur qui doit veiller à la présence effective d’un programme. Il y a une réunion hebdomadaire qui permet de rédiger la grille de programmation. Nous avons affaire à plusieurs entités de structures identiques : les plages horaires qui, regroupées ensemble, forment la grille de programmation, sans qu’il y ait de possibilité de prise de contrôle de la programmation de la station. C’est la remise en cause de ce dispositif et le passage à un pouvoir centralisé, qui conduiront Félix Guattari à quitter Radio Tomate à l’issue d’une AG mémorable ».

Le fonctionnement d’Alter
Une Assemblée générale a lieu tous les six mois pour régler les problèmes d’orientation du service ou les changements importants apportés dans sa gestion. Entre-temps, une réunion hebdomadaire ouverte a lieu tous les lundis soir à 18 heures. Au cours de cette réunion, on traite des problèmes techniques mais surtout des questions éditoriales, avec les individus ou collectifs chargés d’animer les différentes rubriques du service. Cette réunion est aussi un « point de repère » pour pas mal de personnes qui refont le monde ou leur monde au travers des discussions sur la structuration du service. In fine, il faut arriver à un résultat concret à mettre en ligne.
Ces rubriques qui organisent, sur la base d’une arborescence informationnelle, la coordination des différentes activités, constituent l’équivalent de la « grille » de La Borde ou de la grille de programmation des émissions de Radio Tomate, mais sur une base séquentielle, non temporelle. En effet, sur le minitel, l’accès à l’information est individuel, parallèle et simultané comme sur l’Internet. Nous n’avons plus affaire à une technologie d’émission de signaux analogiques comme dans le cas des radios libres, mais à un réseau d’ordinateurs interconnectant des bases de données.
Ce sont des informations que l’on organise et coordonne, pas un emploi du temps. La forme de présentation de l’information (l’arborescence) couplée à une dynamique affective, devient alors essentielle et une caractéristique distinctive du service. On retrouvera ce même aspect dans la structuration interne des sites Web. Dans le cas du minitel Alter, les dispositifs de concertation et de coordination internes sont à la fois techniques et informationnels : l’arborescence des informations du serveur est décisive dans l’organisation et la coordination d’informations hétérogènes.
Le quotidien est géré par un ou deux permanents selon les époques : un objecteur de conscience mis à disposition à temps partiel par Terminal, et le permanent d’Alter, Bib, militant écologiste indépendant et atypique, rencontré par Félix au Salon Marjolaine. Il se consacre totalement au projet, survivant avec un minimum vital très minimal (c’est un végétarien intégral, adepte de valeurs spartiates). Il dort sur place et participe à toutes les manifestations pour faire la promotion du service. C’est à son acharnement militant que l’on devra l’adoption du minitel par les coordinations infirmières.

Machines post-média et mouvement social
JE VIENS DE RÉALISER QUE AVEC CE SUPER OUTIL ON VA POUVOIR CONTINUER À DISCUTER ENSEMBLE. ON PARLAIT L’AUTRE JOUR EN AG DE FAIRE DES COMMISSIONS DE RÉFLEXION SUR LE STATUT, LE TRAVAIL DE NUIT… ETC… ON PEUT LES ÉCRIRE LÀ-DESSUS ET EN DISCUTER À DISTANCE C’EST GENIAL… FAUDRAIT DIRE À ALTER – JE SAIS PAS CE QUE C’EST MAIS – QU’ILS NOUS GARDENT. ON VIENT JUSTE DE COMMENCER.
TCHAO 22-10-88 ; 5h57
« C’est dans le courant octobre 1988 que la coordination infirmière, grâce au réseau 36-15 Alter a pu proposer une utilisation collective du minitel par le code d’accès ALTER*HOSTO. La volonté de départ fut sans doute d’ouvrir, dès le début, différentes rubriques (elles seront évolutives) dernière minute, urgence pour les collectifs, participer au débat, toutes les infos, cahiers de doléances des états généraux infirmiers, etc. »
C’est le récit qu’en fait Danielle Kergoat, sociologue du travail, dans une note de travail où elle analyse le contenu et la dynamique de la communication des infirmières utilisant le minitel. Elle analyse ainsi le rôle joué par le minitel dans la constitution du mouvement social des infirmières. « Le minitel est non seulement un reflet des luttes, mais il est également un outil de transformation de la réalité sociale ; en l’occurrence, il a été un des moyens par lesquels le mouvement a pu se constituer en mouvement collectif, un sujet collectif ayant pu se dégager de la somme des individu(e)s entré(e)s en lutte, mais inversement, lors de la période de reflux des luttes, l’analyse des messages met en évidence, au-delà de la baisse de leur nombre global, le retour à l’individualisme »( [[Danielle Kergoat, « De la jubilation à la déréliction, l’utilisation du minitel dans les luttes infirmières (1988-1989). Note de travail », in Futur antérieur, septembre 1994, « Les coordinations de travailleurs dans la confrontation sociale ».). « Comme tous les outils de communication, le minitel est complexe.(…) cette complexité n’interdit pas tout changement ou plutôt n’induit pas qu’un seul modèle d’utilisation (…) au contraire, on peut se servir de cette complexité pour le changement. »

Un média pour les mouvements ?
Dans un texte écrit en Janvier 89 pour la revue Terminal, Félix tire les principaux enseignements de la présence du mouvement des infirmières sur 36-15 Alter et de l’utilisation de la télématique pour mettre en rapport les coordinations, évitant une centralisation de l’information par les instances nationales : « ainsi les aides-soignantes, les agents de service hospitalier, les infirmières durant leur mouvement ont su utiliser le minitel pour une communication transversale ; pour faire dialoguer des pratiques de terrain, pour confronter des points de vue individuels avec le mouvement collectif et pour permettre la prise en compte de positions minoritaires »( [[Félix Guattari « Un média pour les mouvements ? », in Terminal, n°42, février 1989.).
Pour développer cet aspect, nous souhaitons reprendre deux courts extraits de l’éditorial de la revue Terminal, paru en Février 1989 et que l’un des deux auteurs de cet article signait à l’époque sous le pseudonyme d’Eric Braine. Ils montrent le lien fort qui a existé entre la forme coordination et l’usage militant du minitel.
« Les étudiants en 1986, les étudiants en médecine en 1987, les infirmières et les aides-soignantes en 1988, ces mouvements ont mis en avant de nouvelles pratiques collectives fondées sur l’auto-organisation et la démocratie directe : les coordinations. Ils ont su utiliser un nouvel outil : le minitel, pour gérer de manière autonome leur information et leur communication. Pour en arriver là, il a fallu comprendre les potentialités d’un outil interactif mis au service des mouvements, les potentialités d’un réseau de réseaux. Réciproquement c’est parce que les infirmières ont occupé toute la scène publique qu’un autre usage du minitel a été rendu légitime ». « L’expérience des dernières grèves suggère que lorsqu’un nouveau média est animé par un collectif indépendant d’associations, il peut être porteur de repères sociaux et politiques répondant aux attentes identitaires de groupes en recherche de définition… »( [[Eric Braine, « 1989, La prise du Minitel », Terminal, n°42, février 1989.)
Félix appelait de ses vœux, une « ère post-média »qui reposerait sur des réseaux de proximité décentralisés, sur les nouvelles technologies de communication et sur des agencements subjectifs créatifs. De nouveaux moyens de communication potentialisent les mouvements en établissant des modes de communication qui favorisent l’expression de nouvelles subjectivités et l’émergence de socialités d’un type nouveau. On a pu encore s’en apercevoir récemment avec l’utilisation qu’a fait d’Internet la Coordination des intermittents et précaires d’Ile de France, la Cip-idf, avec l’écho que l’on sait.

Prince Bernard

Ingénieur et militant associatif. Collabore à la revue Terminal et à l'AITEC. A participé à diverses expériences associatives et syndicales : mouvement des Ciné-Clubs, Unef, CFDT, SUD, Solidarité -Emploi. A été un des principaux animateurs du réseau 36-15 ALTER et membre du Comité de rédaction de la revue Chimères jusqu'en 1996.