Appel à l Action ! Le Savoir Commun Contre le Capitalisme Financier

L’insurrection ne fait que commencer : les étudiants et les travailleurs précaires d’Europe et du monde entier sont en train de se battre contre les politiques d’austérité, contre la précarité et contre les coupes budgétaires de l’éducation. Aujourd’hui c’est grâce aux révoltes du Maghreb et de l’Afrique du Nord que nous apprenons comment vaincre et renverser les tyrans de la globalisation. Une nouvelle Europe est en train de naître dans le contexte des révolutions méditerranéennes.

Le Knowledge Liberation Front – un réseau composé de plusieurs centaines de groupes, organisations et luttes – appelle à une CONFÉRENCE DE PRESSE à BRUXELLES le MERCREDI 23 MARS, de 11h à 13 heures, au 9ème étage de l’International Trade Union House, 5 boulevard du Roi Albert II.

C’est dans le fief des unions syndicales, situé dans le centre symbolique de la bureaucratie européenne du capitalisme financier, que nous allons lancer les trois journées d’actions – le 24, 25 et 26 mars – contre les banques et la financiarisation de nos vies.

Nous ne craignons pas la crise, parce que nous sommes votre crise et
votre peur : soulevons-nous ! Restez à l’écoute: la révolution est en
mars !Le 24-25-26 Mars 2011

Nous, étudiants et travailleurs précaires d’Europe, Tunisie, Japon, USA, Canada, Mexique, Chili, Pérou et Argentine, nous nous sommes rencontrés à Paris et à Saint-Denis du 11 au 13 Février 2011 pour partager nos expériences et pour organiser un réseau basé sur nos luttes communes. Notre nom est Knowledge Liberation Front et nous sommes votre crise!

Durant ces dernières années, nos mouvements se sont affirmés, en Europe, comme un espace de conflit contre la privatisation des universités et la précarité. Le Meeting de Paris et de Saint-Denis qui s’est connecté aux mouvements révolutionnaires qui traversent la Méditerranée nous permet de faire un pas important vers une nouvelle Europe contre l’austérité, en partant des révoltes du Maghreb.

Nous sommes une génération qui vit la précarité comme condition permanente: l’université n’est plus un levier pour la mobilité sociale, mais une usine à précarité. Et l’université n’est pas un lieu isolé: notre lutte pour de nouveaux droits sociaux, contre la précarité et pour la libre circulation des savoirs et des personnes, ne s’arrête pas à ses portes.

En France, nous avons fait l’expérience de la précarisation de l’enseignement et de la recherche, avec la LRU, la réforme de la formation des enseignants, la multiplication des vacataires et la réduction des postes. Le mot d’ordre de « l’excellence » est devenu un prétexte pour mettre en concurrence les universités et marchandiser nos diplômes. Nous avons fait l’expérience de la précarisation et de la marchandisation de la culture, avec la suppression des moyens et la désintégration du statut des intermittents. Nous avons fait l’expérience de la précarisation de nos droits avec la réforme des retraites. Nous devons continuer à penser qu’il est possible de lutter, ensemble, et de changer le rapport de force. Nous devons créer de nouveaux moyens d’action communs, de nouvelles manières de nous organiser et d’inventer nos vies.

Notre réseau est basé sur notre lutte commune contre le Processus de Bologne et contre la politique de coupes budgétaires dans l’éducation que l’Europe est en train de développer en réponse à la crise. Étant donné que les intérêts publics et privés collaborent à un processus de privatisation de l’université, nos luttes n’ont pas le but de défendre le statu quo. Les gouvernements sauvent les banques et privent de fonds l’éducation. Nous voulons construire notre université – une université qui vive de nos expériences d’autoformation et de recherche autonome, en libre accès. Une université libre, gérée par les étudiants, les travailleurs précaires et les migrants : une université sans frontières.

Nous avons conçu et enrichi nos revendications communes : pour le libre accès à l’université, contre la hausse des impôts et les coupes dans l’éducation, pour de nouveaux droits sociaux et des droits communs, contre la dette et la financiarisation de nos vies, pour une formation basée sur la coopération, contre les processus de hiérarchisation.

Sur cette base, nous – le Knowledge Liberation Front – appelons aux journées transnationales d’action commune du 24, 25 et 26 Mars 2011 : contre les banques, le système de dette et les mesures d’austérité, pour le libre accès et la libre circulation des personnes et des connaissances.

Construisons nos actions, construisons notre autonomie, construisons notre université !

Make capitalism history!

Unissez vous au Knowledge Liberation Front :

Lutte et coopération, ceci est notre Commun!

Knowledge Liberation Front

Notre réseau est basé sur notre lutte commune contre le Processus de Bologne et contre la politique de coupes budgétaires dans l'éducation que l’Europe est en train de développer en réponse à la crise. Étant donné que les intérêts publics et privés collaborent à un processus de privatisation de l'université, nos luttes n’ont pas le but de défendre le statu quo. Les gouvernements sauvent les banques et privent de fonds l'éducation. Nous voulons construire notre université - une université qui vive de nos expériences d’autoformation et de recherche autonome, en libre accès. Une université libre, gérée par les étudiants, les travailleurs précaires et les migrants : une université sans frontières.