Tous les articles par Warren Karen J.

La crise environnementale est la conséquence rigoureuse de la détermination rationaliste de toute chose comme objet dont l’essence est d’être à la disposition d’un sujet, qui s’assure de son propre statut de maître et de possesseur de la nature au moyen d’une batterie de schémas de pensée dualistes qui ravalent les êtres naturels inanimés, les animaux, les femmes, etc., à un rang hiérarchique inférieur. L’urgence est donc, pour l’auteure, de déconstruire les multiples « cadres conceptuels oppressifs » qui structurent la pensée occidentale, en soumettant à l’analyse le mode de pensée qui procède de façon systématique à une hiérarchie et à un dualisme des valeurs, qui multiplie les paires disjonctives, qui se réalise pleinement enfin sous la forme d’une « logique de la domination ».

The power and the promise of Ecological Feminism
The environmental crisis is the direct consequence of rationalist determination that makes everything into an object at the service of a subject, who asserts himself as master and possessor of nature by means of a battery of dualistic thinking schemes. In these schemes natural inanimate beings, animals and women are hierarchical inferior. It is urgent for the author to deconstruct these multiple “oppressive conceptual frames” that govern Western thinking. This mode of thinking evolves into a “logic of domination” by developing in a systematic way a hierarchy and a dualism of values, which multiply disjunctive pairs.

Warren Karen J.

Associate Professor of Philosophy à l’Université de Macalester, dans le Minnesota. Elle est l’une des actrices majeures du courant écoféministe et est notamment l’auteure de Ecological Feminism, London, Routledge, 1994, Ecofeminist Philosophy. A Western Perspective on What It Is and Why It Matters, Lanham, Rowan & Littlefield, 2000, An Unconventional History of Western Philosophy. Conversations Between Men and Women Philosophers, Lanham, Rowan & Littlefield, 2008.