Pégasus s’envole du musée

Regards sur des pratiques hybrides
L’objet de cette mineure, formes hybrides des pratiques artistiques, n’est pas simple, car le propre de l’hybride est d’échapper aux classifications, de surgir dans ces zones d’ombre, de trouble, de flou et ainsi de bouleverser l’ordre du monde tel qu’il est imparti.

L’objet de cette mineure ne se laisse donc pas cerner, il se rebiffe, ne se laisse pas attraper, circonscrire par l’écrit, raison pour laquelle, chaque auteur qui a participé à sa rédaction a eu la témérité de faire surgir un angle de vue singulier, curieux, parfois assez hétérogène vis-à-vis des autres, mais toujours dans un état d’esprit : celui de travailler à la limite.

Le propre de l’hybride est aussi de faire surgir du lien entre des choses contradictoires, différentes, étrangères les unes aux autres. Il crée un nouveau mode d’apparition : cela peut être des êtres, des pratiques, du monde. Il nous force à nous approcher de l’idée d’étrangeté à nous-même et nous conduit sur les territoires du mélange, du trouble, voir de ce qui ne trouve pas de clarté. Il sème l’obscurité, la pagaille, la surprise. En tout cas il suscite l’intérêt.

Il nous ramène ainsi à nous questionner sur la puissance de l’expérience. De ce qui nous échappe. Et qui pourtant nous hante.

Nous espérons, tous ensemble, Frédéric Bisson, Ariel Kyrou, Marcos Martins, Barbara Szaniecki, Victor Secretan, Barbara Formis, Lucia Sagradini, dans la singularité de nos expériences, et la communauté de notre proposition de vous donner envie d’attaquer cette question ouverte.

Sagradini Lucia

Docteur en sociologie, coordinatrice et membre de la revue Multitudes. Après avoir entrepris un travail de recherche autour de la question de l’espace public oppositionnel : Au bord du Kiaï, subjectivités rebelles, démocratie sauvage et espace public oppositionnel (UQAM), souhaite poursuivre une réflexion autour du concept de non-identique.