Quand le numérique s’invite dans la transmission en art

– À l’heure d’une interrogation sur ce que l’art transmet, il apparaît nécessaire de considérer ce qui constitue aujourd’hui un aspect renouvelé de la question à la lumière des technologies numériques. Au-delà des schémas dialectiques canoniques, les NTIC se présentent comme révélateurs des externalités positives, en ce qu’elles dépersonnalisent les créations et court-circuitent les relations maître / disciple, artiste / public et artiste / intermédiaire. Malgré leurs revers productivistes, ces technologies dévoilent la possibilité de fuir la modalité univoque d’un « enseignement » et de mettre en place des dispositifs multiples de co-participation.

– At a time when art is being questioned about what it conveys, it becomes necessary, in light of digital technologies, to consider that which constitutes, today, an updated version of the question. Beyond the canonical schemas of the dialectic, IT is a virtual indicator of positive externalities inasmuch as it depersonalizes creation and short-circuits the relations of master / disciple, artist / public, and artist / agent. In spite of their productivist flip-side, these technologies expose the possibility of escaping from the univocal modality of « instruction » and put in place multiple dispositifs of co-participation.
ACCÈS A L’ARTICLE EN [HTML->http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=MULT_HS01_0033 / [PDF->http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=MULT_HS01_0033 (via notre partenaire [CAIRN.INFO->http://www.cairn.info).

Moulier Boutang Yann

Professeur de sciences économiques à l’Université technologique de Compiègne, il enseigne l’économie et la culture européenne à l’Université de Shanghaï. Il a publié, entre autres, Liberté, égalité, blabla (Autrement, 2012), L’abeille et l’économiste (Carnets Nord, 2011) et Le capitalisme cognitif (Éditions Amsterdam, 2007).