5. Le cri de désarroi d’un immigrant noir

Moi, « maverau »[1], ma liberté s’arrête au seuil de la porte de mon appartement. Et j’en appelle à la jeunesse grecque qui est consciente de l’égalité de tous et des droits de l’homme.

À cet effet, je m’associe à vous, dans le noble combat que vous menez, car nous savons que vous n’ignorez pas comment la police nous traque dans tous les coins de rue, devant les arrêts de bus, de métros, même devant nos appartements. Jeunesse consciente, population grecque, je ne vous l’apprends pas, devant un policier, je n’ai aucun droit pour lui sinon lui obéir allant même jusque :

  • me dérober ma carte de séjour pour protestation
  • me donner des coups de pied pour avoir exposé des marchandises
  • me dessaisir de mes affaires personnelles sans traces
  • me fouiller en toute circonstance

Jeunesse consciente, peuple grec, je me crois être au XVIIe siècle, siècle de la barbarie où l’on se permet de tirer à bout portant sur le jeune Alexis.

Nous nous associons une fois de plus dans la lutte et nous profitons de l’occasion pour présenter à la famille d’Alexis, au peuple grec, nos condoléances

LA VOIX DES NOIRS

…Texte écrit par quelques frères noirs.

Occupation d’A.S.O.E.E. 19.12.2008