L’effacement de la révolution syrienne
Lorsque le régime Assad tombe le 8 décembre 2024, les médias s’empressent d’encadrer l’histoire, inondant le paysage politique de titres centrés sur Abu Mohammad al-Jolani. Financial Times le présente comme « le chef des rebelles syriens qui a renversé le régime Assad1 » tandis que Democracy Now publie « Bashar al-Assad est chassé du pouvoir après une offensive de 12 jours2 ». D’autres le présentent comme une « figure mystérieuse qui a renversé le président de la Syrie3 ».
Mais sous ces titres se cache une déformation de la réalité, qui n’est pas étrangère à notre situation en Syrie. En réduisant la chute d’Assad aux actions d’un seul homme, ces récits effacent les millions de Syriens qui se sont battus, ont protesté et se sont sacrifiés pendant plus d’une décennie, en quête de liberté et de leur droit à vivre dans la dignité. Il ne s’agit pas seulement d’une présentation erronée des événements récents, mais d’un cadrage révisionniste de la révolution syrienne, qui minimise constamment l’agentivité du peuple. Ce schéma n’est ni nouveau ni propre à la Syrie. À maintes reprises, les changements politiques au Moyen-Orient ont été présentés comme l’œuvre d’hommes forts ou d’interventions étrangères plutôt que comme le résultat d’une lutte populaire. La présentation de Jolani comme étant la force décisive derrière l’éviction d’Assad s’inscrit parfaitement dans cette tradition. C’est comme si la révolution syrienne et les conditions qui y ont conduit n’avaient jamais eu lieu. Elle est effacée du discours dominant, absente des titres des actualités. Mais soyons clairs : la chute du régime Assad n’a pas commencé hier. Elle a commencé en 2011 par les efforts diligents des Syriens qui sont descendus dans les rues et qui se sont mobilisés en masse, scandant le slogan désormais iconique : « Le peuple veut la chute du régime4 ».
Limites de l’anti‑impérialisme contemporain
Pendant des années, les milieux dits anti-impérialistes et pseudo-gauchistes ont ignoré notre lutte, la réduisant à une simple guerre par procuration, la qualifiant de révolution de couleur, au lieu de la reconnaître comme un véritable mouvement révolutionnaire. Basés sur une vision campiste, ces groupes soutiennent les dictatures capitalistes d’État comme le régime Assad, non seulement parce qu’elles s’opposent à l’impérialisme étatsunien, mais aussi en les présentant comme des souverains légitimes et des modèles à défendre5. La logique de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » a conduit des fractions importantes de la gauche à nier la répression des Ouïghours, à blanchir Maduro et à excuser la répression des femmes et des Kurdes par le régime iranien, tout cela au nom de l’opposition à l’impérialisme étatsunien.
Malheureusement, il semble que lorsqu’il s’agit des personnes de couleur, le regard eurocentrique a tendance à nous percevoir non pas avec la nuance et la profondeur que nous méritons, mais plutôt en appliquant une politique unique, réduisant la complexité de nos luttes à des récits simplistes. La Syrie, par exemple, est souvent mise dans le même sac que la guerre en Irak, comme si elles étaient interchangeables. L’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003 était une guerre de changement de régime menée par un pays étranger et mue par des ambitions néoconservatrices. En revanche, les événements qui ont déclenché un soulèvement populaire en Syrie sont le résultat de la combinaison de réformes néolibérales croissantes qui ont aggravé les disparités économiques, et d’une répression brutale de l’État. Dès les années 1970, sous Hafez al-Assad, la Syrie a adopté l’« Infitah » (libéralisation économique), créant ainsi une classe capitaliste proche du régime. Une deuxième vague d’Infitah en 1991 a approfondi le néolibéralisme, enrichissant les fidèles au régime et creusant encore plus les inégalités. Sous Bachar al-Assad, ces politiques se sont intensifiées. Depuis 2011, l’économie s’est effondrée et plus de 90 % de la population vit dans la pauvreté. Yassin Haj Saleh parle de famine de masse6.
Depuis l’escalade de la violence israélienne contre la Palestine à la fin 2023, les réseaux sociaux ont joué un rôle clé dans la sensibilisation mondiale, à travers des campagnes telles que #SaveSheikhJarra7, par exemple. Des personnalités comme Rania Khalek, Roger Waters, Lowkey, Jimmy Dore, Abby Martin et des mouvements tels que la Stop the War Coalition ont exprimé leur soutien. Cependant, nombre de ces voix, influencées par la politique rouge-brune, utilisent leur position anti-guerre sur la Palestine pour saper la révolution syrienne. Un militant à l’origine de l’initiative @SaveSheikhJarrahNow a récemment qualifié l’anniversaire du soulèvement syrien de « jour noir… rien d’autre qu’une conspiration israélo-wahhabite ». De tels récits brouillent les pistes pour beaucoup, contribuant à une forme de paralysie politique et limitant la solidarité dont nous avons tant besoin. Comme l’écrit Leila Shami, « la communauté internationale a si spectaculairement déçu les Syriens au cours des treize dernières années qu’il est maintenant temps de rectifier le tir8 ».
À l’heure où j’écris ces lignes, les médias sociaux sont inondés de vidéos poignantes en provenance de la côte syrienne. Bien qu’un certain doute plane sur les événements, le Réseau syrien pour les droits de l’Homme a publié un rapport détaillant comment des groupes armés non étatiques liés au régime d’Assad ont organisé une attaque coordonnée contre des sites de sécurité à Lattaquié, Tartous et Hama. En réponse, les forces affiliées au nouveau gouvernement ont lancé des opérations de sécurité qui ont rapidement dégénéré en représailles violentes, entraînant la mort de 420 civils et combattants désarmés, dont des enfants, des femmes et du personnel médical. Ces violences, motivées par la vengeance, ont donné lieu à des massacres, des déplacements forcés et des attaques contre les infrastructures civiles9.
Pourtant, au lieu de soutenir le peuple, une vague de « je vous l’avais bien dit » se répand dans les commentaires : « Voilà ce qui se passe sans Assad ». Des arguments similaires ont été avancés il y a dix ans, lorsqu’on nous a dit que, malgré sa brutalité, Assad était le moindre des maux et que, sans lui, la Syrie sombrerait dans le chaos et l’extrémisme. La suite était prévisible : diverses forces politiques, tant nationales qu’étrangères, exploitèrent ces événements pour leurs propres luttes de pouvoir. Nous en voyons déjà les échos dans les tentatives d’Israël de courtiser et d’instrumentaliser une autre population minoritaire, la communauté druze, pour son propre avantage politique. Pourtant, alors que les efforts d’Israël pour instrumentaliser la communauté druze reflètent une stratégie de « diviser pour régner », il est important de reconnaître les griefs légitimes et les revendications collectives des Druzes.
Révolution par l’autonomie
Pour lutter efficacement contre les systèmes d’oppression, nous devons transformer notre approche en mettant l’accent sur les voix, les luttes et l’action des populations, en passant d’une perspective descendante à une perspective ancrée dans les réalités vécues. La véritable histoire de la Syrie réside dans la lutte de son peuple contre le totalitarisme et dans sa quête de démocratie, et non dans une intervention étrangère ou des intérêts géopolitiques. Et c’est cette histoire que je veux raconter.
Inspiré par la révolte tunisienne, un groupe de garçons de Deraa a écrit des graffitis contestant le régime d’Assad. Lorsqu’ils ont été arrêtés et torturés en mars 2011, des manifestations ont éclaté dans leur ville natale10. Ensuite, les villes voisines se sont montrées solidaires. Les manifestations ont continué à prendre de l’ampleur, jusqu’à atteindre la capitale, Damas. Des Syriens de toutes origines – Arabes, Kurdes, Arméniens, Circassiens, Chrétiens, Musulmans, Yazidis, Druzes, Alaouites – se sont unis sous le chant « Un, un, un, le peuple syrien est un ».
Guidé par cet élan, mon père, économiste et théoricien anarchiste, Omar Aziz, a rédigé un article préconisant la formation de conseils locaux (2013) comme moyen de reconstruire la vie civique en dehors du contrôle du régime11. Il y décrit la révolution comme « un événement exceptionnel qui modifiera l’histoire des sociétés, tout en changeant l’humanité elle-même. C’est une rupture dans le temps et l’espace, où les humains vivent entre deux périodes : la période du pouvoir et la période de la révolution12 ». Pour Aziz, pour que la révolution réussisse, son élan doit s’étendre au-delà de la rue pour occuper la vie de tous les jours, en remodelant le cœur des structures sociétales. Les solutions à long terme nécessitent la mise en œuvre d’alternatives pratiques qui permettent aux gens de s’autogouverner et, en fin de compte, de remplacer l’État autoritaire. Aziz considérait l’État comme un outil de répression et rejetait les formes de gouvernance centralisée. À sa place, des organes de gouvernance connus sous le nom de « conseils locaux » serviraient de modèle décentralisé, permettant aux communautés de s’auto-gouverner démocratiquement. Ces conseils se chargeraient de coordonner les besoins de la communauté, en se concentrant sur ce qui est le plus important pour elle. Je me souviens du temps qu’il a consacré au développement de cette idée, persuadé qu’elle se réaliserait, et elle l’a été13.
À Idlib, le premier conseil local a été créé à Sarmada en 2012, et le nombre de conseils est passé à 118 dans toute la province. Chaque conseil était composé d’un président, d’un adjoint, d’un secrétaire et de responsables de la santé, des finances, des médias, des projets et de l’aide. L’un des principaux objectifs de ces conseils était de restaurer les infrastructures civiles essentielles, notamment en remplaçant les lignes électriques détruites par les bombardements et en fournissant des générateurs aux communautés touchées. Ils ont également travaillé à la réfection des routes, au rétablissement de l’accès à l’eau et à la réparation des systèmes d’égouts et de déchets. En outre, ces conseils ont joué un rôle important dans l’avancement des efforts de reboisement, le soutien à l’éducation et la reconstruction des écoles. Ils ont mis en place des écoles temporaires pour les enfants déplacés, ont fait appel à des médecins et infirmières locaux pour gérer les cliniques médicales et ont organisé la distribution de nourriture et de fournitures. Ces conseils se sont pourtant confrontés à des pratiques non démocratiques, à l’influence de la famille et à une représentation limitée des femmes, ce qui a nui à la confiance du public. Bien que ces conseils restent actifs, ils sont confrontés à des défis tels qu’un financement limité, une pénurie de volontaires et une pression croissante de la part de HTS (Hayat Tahrir al-Sham le groupe rebelle islamiste dirigé par Abu Mohammad al-Joulani14).
De même, Raqqa a été l’une des premières villes de Syrie à atteindre l’autonomie, même sous les bombardements du régime. Les communautés locales se sont unies pour gérer les services publics et ont pris le contrôle de la production médiatique, lançant jusqu’à 60 journaux indépendants, alors qu’il n’y en avait que trois avant la révolution. Il est important de reconnaître l’importance de la création de voix indépendantes sous une dictature, où les médias étaient non seulement fortement censurés, mais aussi réduits à la propagande de l’État. Dans un tel environnement, la production de médias libres et diversifiés est une forme radicale de résistance, qui permet aux gens de façonner leur propre récit et de contester le contrôle du régime sur l’information15.
Les femmes de Raqqa ont joué un rôle crucial dans la lutte contre le fondamentalisme religieux. En 2013, Souad Nofal, institutrice à Raqqa, a manifesté seule contre Daesh, tous les jours pendant deux mois, appelant à la libération des détenus et soutenant les chrétiens. Une autre femme kurde syrienne, Ruqia Hassan, s’est consacrée à documenter les crimes de Daesh et à partager des infos sur les frappes aériennes. Malgré l’escalade des menaces de mort, elle a poursuivi son travail jusqu’à ce que Daesh finisse par la tuer. Au fur et à mesure que le conflit s’aggravait, les femmes syriennes sont devenues médecins, enseignantes, volontaires des Casques blancs, et ont même formé des bataillons exclusivement féminins. Malgré les difficultés, beaucoup d’entre elles ont accédé à une nouvelle forme d’indépendance16. Même si le régime syrien, sous Abu Mohammad al-Joulani, s’est engagé à soutenir les droits des femmes, des inquiétudes persistent en raison de personnalités comme Alaa Barsilu (nouveau directeur de l’autorité de radiodiffusion et télévision) qui s’oppose à ce que les femmes travaillent en dehors de la maison, ou des notifications concernant l’imposition du hijab et la ségrégation entre les sexes. Malgré cela, les femmes manifestent pour leur inclusion politique et sociale, et les voix critiques réclament l’inclusion des droits des femmes dans la nouvelle constitution syrienne17.
Des exemples d’initiatives similaires peuvent être mentionnés dans d’autres régions de Syrie, comme à Deir Ezzor fin 2013, où des élections locales libres ont eu lieu, les citoyens réclamant un État démocratique et laïc. Les militants y ont fait progresser les droits de l’Homme et la justice par l’intermédiaire des conseils locaux, tandis que les comités locaux de coordination (LCC) ont apporté un soutien essentiel aux communautés et aux réfugiés. Les adultes n’ont pas été les seuls à agir, des personnes de tous âges se sont impliquées. Les étudiants de l’université d’Alep, par exemple, ont utilisé Facebook pour résister et s’organiser contre le régime, faisant entrer la révolution dans les salles de classe18.
Malgré tous ces exemples concrets d’initiatives d’auto-organisation en Syrie, certains nous dépeignent toujours comme des spectateurs de notre propre histoire, sans réel pouvoir ou capacité d’agir. L’idée que des personnes du « tiers monde » puissent être à l’avant-garde d’un monde libre remet en question des perspectives profondément ancrées, en particulier chez ceux qui sont conditionnés à voir le progrès et l’innovation comme émergeant exclusivement du Nord. Cependant, si l’on considère ces événements dans une optique anticoloniale, ils apparaissent pour ce qu’ils sont vraiment : une perturbation radicale des systèmes fondés sur la hiérarchie, la loyauté basée sur la peur et la corruption, et leur remplacement par un modèle d’auto-gouvernance ancré dans une organisation horizontale.
Le rôle transformateur des minorités et des femmes
Tout effort significatif pour démanteler les systèmes d’oppression doit donner la priorité à ceux qui ont été marginalisés et dépossédés. C’est leur rôle transformateur qui est à l’origine du véritable changement. Il suffit de penser à l’expérience de la communauté kurde qui, sous le régime d’Assad, a été soumise à des conditions difficiles, privée de sa langue et de sa culture, et privée de droits fondamentaux tels que le droit de vote, la propriété et l’accès aux services publics. Lorsqu’elle s’est exprimée, elle a été confrontée à une répression violente, comme l’ont montré les émeutes de Qamishli en 2004. Cependant, au cours de la guerre civile syrienne, les administrations dirigées par les Kurdes dans le nord de la Syrie ont mis en place un système connu sous le nom de confédéralisme démocratique. Les Kurdes ont créé un nouveau style de vie qui mettait en pratique les idées défendues par la gauche depuis des décennies. La libération des femmes, la démocratie et l’écologie ont joué un rôle crucial dans ce changement de style de vie. Au Rojava, les conseils locaux ont veillé à ce que les femmes soient représentées sur un pied d’égalité, en assumant des rôles de premier plan dans les domaines de la sécurité, de l’éducation et du soin. Un véritable changement de pouvoir y a été opéré en plaçant les femmes au centre du processus décisionnel et de la vie de la communauté19.
De même, les réfugiés et les personnes déplacées ne sont pas simplement des « dépossédés », ce sont des révolutionnaires par nécessité, dont l’existence même remet en question les frontières coloniales et les politiques injustes qui les soutiennent. Parmi eux, les femmes syriennes réfugiées se distinguent par le fait que, malgré les immenses fardeaux qu’elles portent, elles choisissent non seulement de survivre, mais aussi de créer et de maintenir la vie. Elles mettent en place des salles de classes improvisées, s’occupent de leurs enfants et les divertissent, et jouent le rôle d’infirmières chaque fois que cela est nécessaire.
Si la révolution semble nécessiter de grands actes de défi ou une bravoure extraordinaire, elle existe aussi tout autour de nous dans les petits actes de résistance quotidiens qui construisent la communauté et renforcent les réseaux de solidarité. Ces moments, qu’ils prennent la forme d’écoles clandestines dans la bande de Gaza assiégée, d’initiatives des femmes en Égypte qui se réapproprient l’espace public, ou de conseils locaux en Syrie qui ont fonctionné malgré la brutalité du régime, repoussent les structures d’exploitation qui cherchent à les dominer. C’est par ces actes que les liens se développent et que les mouvements s’étendent, forgeant des voies de libération qui transcendent les frontières et les schémas oppressifs. La véritable résistance ne consiste pas seulement à démolir les systèmes de pouvoir, mais aussi à créer d’autres modes de vie, de relation et d’organisation qui affirment la dignité, la justice et la force collective. En Syrie, les conseils communautaires offrent un modèle de gouvernance post-capitaliste, mais leur avenir dépend de la préservation de leur autonomie, de leur capacité à s’adapter à la diversité politique et de leur capacité à s’assurer un soutien sans perdre leurs racines locales.
Vers un avenir collectif : l’interconnexion des luttes
Lorsque j’ai essayé de retracer le début de l’histoire de la Syrie, j’ai eu du mal à trouver un point de départ précis. Avant les conseils locaux, il y a eu les manifestations de masse ; avant les manifestations, il y a eu les graffitis. Mais même avant cela, l’histoire remonte aux manifestations massives en Tunisie, et avant ces manifestations, à l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi et aux inégalités économiques et sociales profondément enracinées qui l’ont précédée. Cette chaîne d’événements révèle non seulement la nature interconnectée de nos luttes, mais aussi la nature collective de notre libération, qui s’étend au-delà des États-nations pour former un mouvement transnational plus large.
Bien que les expériences des conseils locaux en Syrie n’aient pas été exempts de défauts, ils ont établi une base cruciale, qui s’est avérée efficace et qui a le potentiel de se développer et de s’affiner. Même si mon père a été tragiquement arrêté pour son travail par le régime et qu’il est mort en prison, son héritage, ainsi que les efforts de tous ceux qui se sont soulevés en Syrie, sont gravés dans l’histoire.
C’est en tirant les leçons des expériences passées que l’on se rapproche de la liberté. Les révolutions ne doivent pas être considérées comme des échecs ou des événements isolés, mais comme faisant partie d’une lutte permanente, intergénérationnelle et transnationale. La libération appartient à ceux qui luttent pour l’égalité et la justice véritables, et non à des entités comme le Hezbollah, qui utilisent le langage de la liberté pour promouvoir des programmes autoritaires. Avec chaque acte de résistance et de solidarité, nous redéfinissons ce que signifie être libre.
1Jalabi, R., « Abu Mohammad al-Jolani, le chef des rebelles syriens qui a renversé le régime Assad », Financial Times, 2024, www.ft.com/content/574cc17a-fa3a-411b-acb0-34fc032c7fe4
2Democracy Now, 9 décembre 2024, « Bachar al-Assad Ousted as Syrian Leader Following 12-day Offensive » : www.democracynow.org/2024/12/9/headlines/bashar_al_assad_ousted_as_syrian_leader_following_12_day_offensive
3Herald Sun, 2024, « Mysterious Figure who toppled Syrian President » : www.heraldsun.com.au/news/world/mysterious-figure-who-toppled-syrias-president/news-story/03e8abb5e66a1b6f4cda1a9cd7f53f66
4Bardhan, S., Recension de The Arab Uprisings : The People Want the Fall of the Regime, 2015 par J. Bowen. Contemporary Islam, 9, 413-421 : https://doi.org/10.1007/s11562-014-0314-y
5Smith, A., 25 août 2016, « Anti-imperialism and the Syrian revolution », Socialist Worker. https://socialistworker.org/2016/08/25/anti-imperialism-and-the-syrian-revolution
6Daher, J. et Mehchy, Z., 28 mars 2025, « Syria’s economic transition: From kleptocracy to Islamic neoliberalism in a war-torn economy », International Viewpoint. https://internationalviewpoint.org/spip.php?article8914
7Sheikh Jarrah, quartier de Jérusalem est, occupé et administé par Israël. Le Nouvel Arabe, 8 mai 2021, « La campagne de médias sociaux #SaveSheikhJarrah bénéficie d’un soutien mondial », www.newarab.com/news/savesheikhjarrah-social-media-campaign-gains-global-support
8Leila al-Shami, « It’s Up to Us : Two Interviews with Leila al-Shami », Antidote Zine, 7 mars 2025, https://antidotezine.com/2025/03/07/its-up-to-us
9Réseau syrien pour les droits de l’Homme, « 803 Individuals Extrajudicially Killed Between March 6-10, 2025 », 11 mars 2025 : https://snhr.org/blog/2025/03/11/803-individuals-extrajudicially-killed-between-march-6-10-2025
10Avi Asher-Schapiro, « The Young Men Who Started Syria’s Revolution Speak About Daraa, Where It All Began », VICE, 15 mars 2021, www.vice.com/en/article/the-young-men-who-started-syrias-revolution-speak-about-daraa-where-it-all-began
11Omar Aziz, « The Formation of Local Councils », The Anarchist Library, février 2012, https://theanarchistlibrary.org/library/omar-aziz-the-formation-of-local-councils
12Javier Sethness, « Omar Aziz, “Abu Kamel”, 1949-2013 : Biographie, lectures, citations », Black Rose/Rosa Negra Anarchist Federation, 27 septembre 2018, www.blackrosefed.org/omar-aziz-biography-readings-quotes
13Leila Al-Shami, « Building Alternative Futures in the Present : the Case of Syria’s Communes », The Funambulist Magazine, 2 mars 2021, https://thefunambulist.net/magazine/the-paris-commune-and-the-world/building-alternative-futures-in-the-present-the-case-of-syrias-communes
14Huda Yahya, « Idlib Local Councils Face Crisis of Trust Under Difficult Circumstances », SyriaUntold, 3 septembre 2017, https://syriauntold.com/2017/09/03/idlib-local-councils-face-crisis-of-trust-under-difficult-circumstances
15Joseph Daher, « Self-organization of the popular struggles in Syria against the regime and Islamist groups? Yes, it exists! », International Viewpoint, September 21, 2013, https://internationalviewpoint.org/spip.php?article3131
16Leila Al Shami, « Fighting on all fronts : Women’s resistance in Syria », New Eastern Politics, 29 décembre 2016, www.neweasternpolitics.com/fighting-on-all-fronts-womens-resistance-in-syria-by-leila-al-shami
17O. Peri, « Syrian Women Fear For Their Status And Rights Under Rule Of Hay’at Tahrir Al-Sham », Middle East Media Research Institute (MEMRI), 10 mars 2025, www.memri.org/reports/syrian-women-fear-their-status-and-rights-under-rule-hay %E2 %80 %99-tahrir-al-sham
18Rasmus Rodineliussen, « Organising the Syrian Revolution – Student Activism Through Facebook », Studies in Ethnicity and Nationalism, 29 août 2019, https://doi.org/10.1080/1472586X.2019.1653790
19www.hrw.org/report/2009/11/26/group-denial/repression-kurdish-political-and-cultural-rights-syria

