1. Lettre ouverte des amis d’Alexis distribuée le 10 décembre 2008 à ses obsèques

NOUS VOULONS UN MONDE MEILLEUR. AIDEZ-NOUS.
Nous ne sommes pas des terroristes, des « encagoulés », des « connus-inconnus ».
NOUS SOMMES VOS ENFANTS.

Ceux-là, « connus-inconnus »…
Nous avons des rêves
– ne tuez pas nos rêves.
Nous avons de l’élan
– n’arrêtez pas notre élan.
SOUVENEZ-VOUS.
Jadis, vous étiez jeunes aussi.
Aujourd’hui vous cherchez l’argent,
vous n’êtes intéressés qu’à la « vitrine », vous avez pris du poids, vous êtes devenus chauves.
ET VOUS AVEZ OUBLIÉ.
Nous attendions votre soutien.
Nous attendions votre attention,
et que nous soyons, pour une fois,
fiers de vous.

EN VAIN.
Vous menez des vies fausses,
vous avez courbé l’échine, vous avez
baissé vos pantalons[1][1] Vous avez jeté l’éponge (N. D. T. ). …
suite et vous attendez
votre mort.
Vous n’avez plus d’imagination,
vous ne tombez plus amoureux,
vous ne créez pas.
Seulement vendre et acheter.
De la matière partout.
L’AMOUR ET LA VÉRITÉ ?
NULLE PART.

Ils sont où les parents ?
Ils sont où les artistes ?
Pourquoi ne sortent-ils pas ?
AIDEZ-NOUS VENEZ À NOTRE SECOURS À NOUS, LES ENFANTS.

P.S. : Arrêtez de nous envoyer des gaz lacrymogènes. Nous n’en avons pas besoin, NOUS, pour pleurer.