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Après Antonio Negri, par et

Après Antonio Negri
Cet article interroge la fidélité d’Antonio Negri au concept de révolution, hérité du XIXe siècle, et la distingue de celui de révolte (événement irréductible, sans modèle ni continuité). À travers une relecture de La constitution du temps et de Kaïros, Alma Venus, Multitudo, les auteurs identifient une forme d’historicisme structurant la pensée négrienne, où la composition de classe (ouvrier masse, ouvrier social, multitude) progresse selon une logique dialectique vers un aboutissement politique nécessaire. Un parallèle avec Gianni Vattimo permet d’éclairer cette tension entre dialectique du Sujet et ontologie du déclin. L’article conclut en questionnant la capacité de l’appareil conceptuel négrien (révolution, pouvoir constituant) à rendre compte des révoltes contemporaines, qui débordent les séquences historiques du XXe siècle.

After Antonio Negri
This article examines Antonio Negri’s enduring commitment to the concept of revolution, inherited from the nineteenth century, and contrasts it with that of revolt (an irreducible event without model or continuity). Through a rereading of La constitution du temps and Kaïros, Alma Venus, Multitudo, the authors trace a structural historicism in Negri’s thought, whereby the composition of the working class (mass worker, social worker, multitude) advances dialectically toward a necessary political outcome. A parallel with Gianni Vattimo illuminates the tension between a dialectics of the Subject and an ontology of decline. The article closes by questioning whether Negri’s conceptual apparatus (revolution, constituent power) can account for contemporary revolts, which exceed the historical sequences of the twentieth century.

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