Archives du mot-clé banlieues

Mettre fin aux prohibitions criminogènes

Les absurdes politiques répressives contre la solidarité avec les migrants, contre l’usage de drogues, contre les manifestations contestant le gouvernement, remplissent les tribunaux correctionnels – mais aussi les médias et les conversations – de crimes inexistants. Pourquoi s’obstiner à prohiber la consommation ou le commerce du cannabis – alors même que la consommation excessive d’alcool, substance parfaitement légale, […]

Les routes euro-méditerranéenne discrètes de l’exode moyen-oriental
Mobilités et accueils

Devenus indésirables dans les pays riches, des migrants ont développé de nouvelles initiatives économiques, le long de trois territoires circulatoires distincts, où ils réalisent une mondialisation entre pauvres, en s’appuyant sur les quartiers maghrébins des villes européennes traversées. La Bulgarie est une plaque tournante du troisième réseau, du fait de ses relations de longue date avec la Syrie. L’article relate l’exode d’une trentaine de Syriens étonnés de ne pas trouver suffisamment d’opportunités en Bulgarie, mais profitant tout au long de la route de l’aide de parents et amis, et tissant au fur et à mesure de nouvelles relations transnationales.

The Discreet Euro-Mediterranean Inroads of the Middle-East Exodus
Rejected from wealthy countries, migrants have developed new economic initiatives along three distinct circulatory territories, where they enact a form of globalization of the poor, with the help of the population from the Maghreb they meet in European cities. Bulgaria is a keystone of the third network, due to its well-established relations with Syria. This article narrates the exodus of thirty Syrians surprised not to find enough opportunities in Bulgaria, but taking advantage of relatives’and friends’help, weaving new transnational relations along the way.

Événement majeur, tournant, génération « Bataclan », état d’urgence interne, état de guerre extérieure ? Les mots et réactions se bousculent pour qualifier la soirée du 13 novembre et ses suites. Mais le consensus assez « naturel » sur l’état d’urgence après de tels actes de terreur ne cache ni ne doit masquer les arrières pensées en tout genre. D’autant […]

Pour ou contre le populisme ?

Dans cette contribution jouée à quatre mains, l’une des intervenantes veut espérer que l’on puisse répondre aux populismes actuellement dominants, démagogues et xénophobes, par une autre forme de populisme, rassemblant les masses autour de quelques slogans émancipateurs et de quelques récits mobilisateurs. L’autre craint que le ver ne soit dans le fruit dès lors qu’on cherche à parler au peuple (dans un effort de massification) plutôt qu’à penser avec les gens (dans leur pluralisme).

For or Against Populism?

In this dialogue, one of the debaters hopes that an emancipatory form of populism can help offer an alternative to the current dominance of the existing populisms, demagogical and xenophobic. The other debater fears the worm is already in the fruit as soon as one attempts to speak to the people (in order to massify it) instead of attempting to think with the people (in their pluralism).

L’ubérisation est un populisme

Derrière la prétention de résoudre tous les problèmes de nos sociétés par les nouvelles technologies se cache un populisme d’un nouveau genre, non plus par excès mais par défaut de politique, celle-ci s’étant dissoute dans l’économie hyper-capitaliste. L’ubérisation est l’arme de « disruption » massive de ce populisme paradoxal, porté par l’esprit libertarien de la Silicon Valley et qui porte en lui la perspective d’une société homogénéisée de femmes et d’hommes sans qualité.

Uberization is a Form of Populism

Behind the pretense of solving all our social problems with a technological fix, one finds a new type of populism characterized by a lack, rather than by an excess, of politics, as it dissolves itself in the hyper-capitalist economy. Uberization is the weapon of mass disruption carried by this new kind of paradoxical populism, riding on the libertarian spirit of Silicon Valley, announcing a homogenized society of women and men without quality.

L’énergie radicale de Touki Bouki


Le film Mille soleils de la cinéaste Mati Diop (Grand prix du FID de Marseille 2013) nous convie aujourd’hui à revoir le film de Djibril Diop Mambety, son premier long-métrage, Touki Bouki, le voyage de la hyène, considéré comme un classique du cinéma après avoir reçu le prix de la critique internationale du festival de Cannes en 1973. Par ses caractéristiques formelles très audacieuses et par les thèmes toujours actuels qu’il traite, ce film continue à nous questionner : que nous dit-il sur l’histoire du cinéma depuis lors ? De quelles manières Mati Diop le convoque-t-elle ? Comment dialogue-t-il avec le Sénégal contemporain ? Mais également avec les relations France-Afrique ? Ou avec l’Occident ?

The Radical Energy of Touki Bouki

Mati Diop’s recent film Mille Soleils (2013) invites us to revisit Djibril Diop Mambety’s classical but still avant-gardist movie Touki Bouki («The Hyena’s Travel »), which received the International Critics’Award at Cannes in 1973. Its audacious formal choices as well as its socio-political themes continue to question us : what does it tell us about the evolution of cinema after 1973 ? About today’s Senegal ? About the relations between France and Africa ? About the West ?

République et pseudojihad

République /
« Jihad » / Empire

L’article, pensé « à chaud » après la tragédie qui a commencé à Paris le 7 janvier 2015, cherche à substituer un vocabulaire alternatif d’analyse des événements aux proclamations de certains politiques – souvent vides et hypocrites – appelant à « éviter l’amalgame ». Il montre qu’il est nécessaire de pluraliser et de complexifier notre lexique pour désigner des phénomènes qui relèvent avant tout du politique et des crises d’un monde commun et profane. L’article s’achève en ouvrant une perspective d’analyse socio-historique sur la façon dont la racialisation de l’« islam » et du « religieux » rejoue un refoulé colonial.

Republic /
“Jihad” / Empire

This article, written just after the 7th of January 2015, tries to engage with the political situation in the aftermath of the event. The first part articulates an alternative vocabulary for describing contemporary terrorism as a substitute for the hypocritical and abstract condemnation of any sort of confusion between islam and terrorism. It tries briefly to address the problem of contemporary terrorism as being a modern political phenomenon having much more to do with a crisis of a common world than with a so-called “return of the religious” or with “Islam”. It ends by raising some questions about the way racializations of Muslims and “religion” can be seen as post-colonial effects in contemporary France.

L’automation intellectuelle,
 la mort de l’emploi et le revenu 
de pollinisation

Les discours lénifiants promettant de résoudre tous les problèmes sociaux et écologiques par une « reprise de la croissance », synonyme de « retour au plein emploi », sonnent de plus en plus creux. Nous vivons une deuxième vague de déploiement du capitalisme cognitif, caractérisée par l’automatisation de tâches intellectuelles bien plus complexes, dont les études les plus sérieuses montrent qu’elle annonce une explosion spectaculaire des chiffres du chômage (jusqu’au sein des classes les mieux éduquées). Les leçons de la première vague d’industrialisation du début du XIXe siècle enseignent que seuls des combats idéologiques et politiques peuvent conduire les logiques économiques à s’adapter à ces nouvelles dynamiques. Les mesures préconisées depuis 15 ans par Multitudes (revenu universel garanti, taxe pollen, réforme de l’éducation) sont plus urgentes que jamais.

Intellectual Automation, Death of Employment and Pollination Income


« Back to growth » and « Back to full employment » mantras have lost all traction on our economic realities. We are in the middle of a second wave of cognitive capitalism, which automatizes much higher forms of intellectual work. Analysts forecast massive increases in unemployment, especially among highly educated segments of the population. Lessons drawn from the first industrialization, at the beginning of the 19th century, show that only ideological and political struggles can push the economy to adapt to such new dynamics. The measures promoted by Multitudes over the last 15 years (universal guaranteed income, pollen tax, reformation of the educational systems) appear more urgent than ever.

La production du commun et l’antagonisme dans la ville olympique de Rio de Janeiro
Les politiques urbaines se heurtent aux pratiques d’appropriation par les pauvres, qui demandent à être indemnisés en cas d’expulsion par des grands travaux, même quand ils ont voté pour la municipalité qui les a ordonnés. Mais du coup ils veulent participer aux décisions. Leurs luttes multiformes se réfèrent au commun de la ville produit par les pratiques sociales.

Production of the common and Antagonism in the Olympic city of Rio
Urban policies come head to head against practices of appropriation by the poor, who demand compensation for being expelled due to massive construction projects, even if they voted for the officials in power. Through their demand to participate in the decision-processes, their multifarious struggles are based on the common of the city, as weaved by social practices.

Des manifestations massives de mécontentement tant à l’égard de la politique que de la politique économique se sont produites au Moyen-Orient, en Espagne, à Wall Street. Elles touchent désormais le Brésil. Pour quelles raisons ? Que représentent ces mouvements sociaux actuels ? Giuseppe Cocco : Disons tout de suite que ce qui caractérise ces manifestations, c’est qu’elles ne […]

Du design par la débrouille au Sénégal
En se focalisant sur le milieu sénégalais, l’article vise à montrer des exemples de la capacité des populations à faire preuve d’ingéniosité afin de s’adapter à des conditions précaires, à travers la récupération, le bricolage, le détournement ou tout simplement la débrouille.

From design
to DIY in Senegal

By focusing on Senegalese environment, let’s try to understand this capacity that human beings have to show ingenuity in order to adapt to precarious conditions, through recycling, do-it-yourself, diversion or simply how people manage to enhance everyday life with objects.

De quoi parlons-nous à travers les références actuellement omniprésentes à « la crise » ? Et surtout : de quoi ne parlons-nous pas quand nous parlons de « la crise » ? Multitudes a ouvert ses pages à des auteurs très divers pour esquisser quelques réponses, qui figurent ici sous la forme d’un abécédaire : une suite d’entrées plus ou moins brèves qui visent à prendre […]

Ce tract provient d’un « centre », bien connu, autonome, autogéré, dans le quartier d’Exarchia, qui vient de l’intérieur du mouvement résumer l’expérience de Décembre 2008 à Athènes et dans toute la Grèce. Il réagit à vif contre la Gauche légaliste, répressive si ce n’est paranoïaque. La révolte de décembre est un événement qui en rappelle d’autres, de la Commune de Paris, l’Espagne de 36 et l’insurrection de l’Ecole Polytechnique d’Athènes en 1973, aux émeutes de 2005 en France.

Abstract
This leaflet comes from one of Exarchia’s autonomous, self-managed “center”. It summarizes from the inside the political and social experience of December 2008 in Athens and all of Greece. The revolt is an event that reminds us of others, from the Paris Commune, Spain ‘36 and the Athens Polytechnic uprising in 1973, all the way to the France’s “suburbs” riots of 2005.

L’émergence des métropoles est caractéristique de l’économie de circulation propre à la mondialisation en même temps qu’elle représente pour les citoyens de formidables opportunités politiques d’intervention au sein de leur cité. Cette intrication de l’économie et du politique à l’échelle de la cité repose sur l’avènement d’une société cognitive qui permet aux citadins des centres […]

Les mouvements sociaux actuels,
de la Puerta del Sol à Occupy
Wall Street, doivent être réinscrits
dans l’évolution à long terme des
formes de contestation du capitalisme.
Alors que le capitalisme a
cherché à fixer le pauvre sur place,
l’opéraïsme a mis en lumière une
autre forme d’accumulation primitive,
paradoxalement liée à l’auto-
mobilité des travailleurs, puis
aujourd’hui à la pollinisation.

From Movements to Politics

The current social movements,
from the Puerta del Sol all the
way to Occupy Wall Street, must be
reconsidered within the long term
evolution of the opposition to capitalism.
While capitalism attempted
to anchor the poor in its most
profitable location, operaist thinkers
showed another form of primitive
accumulation, based on
the auto-mobility of workers, and
today to pollination.

Le mouvement israélien pour la
justice sociale (J14) a surpris par
son intensité et sa durée. Cet entretien
revient sur les origines du
mouvement, la critique de la souveraineté
israélienne mais décrit
les voies singulières qui traversent
l’Assemblée du peuple, représentante
du vaste courant d’indignation
dans tout le pays. L’hétérogénéité
sociale et culturelle du mouvement,
la participation de minorités
nationales prenant leur part
dans la refondation de la politique,
le dépassement de la gauche classique
et du Bloc pour la paix font
que ce mouvement peut être considéré
comme durable.

Taking Positions
Beyond
the Distribution
of Positions

The mobilization for social justice
(J14) has created a surprise in
Israel, because of its intensity. This
interview focuses on the origins of
the movement, the critique of Israeli
sovereignty. It describes the singularities
of the voices which compose
the popular assembly, which represents
an Indignation felt throughout
the country. The social and
cultural heterogeneity of the protestors,
the participation of the national
minorities taking place in the
political assembly, the enlargement
of the classic critique and of the leftist
critique create the conditions for
a sustainable movement.

Le 3 octobre 2011, les zombies
ont marché sur Wall Street. Cette
parade carnavalesque, inspirée
par les films de George A. Romero,
agite les fantômes des laissés pour
compte du capitalisme global.
Mais le mythe du zombie est aussi
le symbole d’une force politique
informe, qui résiste à toute organisation,
et sur laquelle se réfléchissent
les désirs morts-vivants
d’une société.

Zombies Walked
on Wall Street

On October 3, 2011, zombies
walked on Wall Street. This carnival-
like parade inspired by George
A. Romero’s movies raises ghosts
of those left behind by global capitalism.
But the myth of the zombies
also symbolizes a shapeless but
powerful political emergence, which
resists against all forms of organization,
and which reflects the livingdead
desires of a whole society.

Cher(e) Occupier, Depuis longtemps, j’ai envie de t’écrire, mais j’ai voulu attendre de voir comment les choses se développent. Tout d’abord, je me présente. Fils d’immigrés qui ont réalisé le rêve américain, ceci est une lettre de démission de ce rêveTu as joué le jeu : « si on travaille dur, si on fait nos […]

Les mondes de l’immigration des héritiers
Ancrages et transmigration
L’histoire récente montre que les deuxièmes générations rencontrent aussi un problème d’intégration. Les immigrations post-coloniales sont maintenant mondialisées, et les quartiers dortoirs d’immigration sont devenus des places de commerce cosmopolites. L’espace public dans lequel se meut l’immigration s’est différencié. L’émigré devient l’immigré, la famille se regroupe. La nouvelle génération veut incarner la tradition et n’a plus peur de marquer l’espace public des signes ostentatoires d’une présence singulière.

The worlds of second-generation immigrants
Anchorage and transmigration
Recent history shows that second generations also find it difficult to be integrated. Now that post-colonial immigrations are globalized, neighborhoods dominated by migrants have become cosmopolitan marketplaces. The public space inhabited by migrants also evolved, as emigrants become immigrants, and as families regroup. The new generation wants to embody tradition, and is no longer afraid of exhibiting ostentatious signs of identity in the public space.

Au bord de la langue de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

Cet article analyse le dispositif muséal proposé par la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration ouverte à Paris en 2008. Une carte postale, un discours d’inauguration, un lieu marqué par son histoire de banlieue, une réflexion sur la rencontre des langues nous font entrer dans les complexités et les nuances des représentations de l’immigration, ainsi que dans les croisements entre les meilleures intentions et les pires violences qui se côtoient dans cet espace muséal.

On the Verge of Language. The Parisian Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

This article analyses the staging of the history of immigration proposed by the Museum for the History of Immigration which opened in Paris in 2008. A postcard, an official speech, a location on the border of many historical spaces, a reflection on the encounters between languages reveal the nuances and complexities inherent to the representation of immigration. The article addresses the way in which the best intentions and the worst violence coexist within the museum.

Le texte complet n’est pas encore disponible en ligne. Vous pouvez le consulter sur le site de Cairn à l’adresse suivante : [http://www.cairn.info/revue-multitudes-2011-3.htm->http://www.cairn.info/revue-multitudes-2011-3.htm.

Le rythme d’évolution des technologies est irréductible au cycle de diffusion des innovations, tel qu’il a été formalisé par le sociologue Everett Rogers. Le techno-rythme n’est pas économique, mais culturel. En tant que tel, il est constitué de la multiplicité d’usages, souvent imprévisibles, qui s’approprient et détournent les produits et services, pour parfois les retourner contre le pouvoir. Deux temps forts illustrent ce rythme : 1966-1969, l’explosion psychédélique, et 1986-1989, la naissance de l’acid house.

Techno-rhythm

The evolutive rhythm of technologies is irreducible to the diffusion of innovations cycle, as it has been formalized by sociologist Everett Rogers. The techno-rhythm is not economical, but rather cultural. As such, it consists of the multiplicity of uses, often unpredictable, which misappropriate the products and services, sometimes to turn them against power. Two highlights illustrate this rhythm: 1966-1969, the psychedelic explosion; 1986-1989, the birth of acid house.

Le côté vache du commun

Et si le récit à la première personne des devenirs d’une vache à l’âge de l’agro-industrie était la meilleure façon d’envisager la réalité des transformations de notre commun, décapé des illusions théoriques qu’aiment à y projeter nos spéculations trop humaines ?

The Cow-Side of the Common

What if the first-person narrative of a cow in the age of agro-industry was the most acute way to consider the current transformations of our commons, cleansed from the theoretical illusions projected by our all-too-human speculations?

La Révolution française avait qualifié de « commune » le territoire de base d’une solidarité citoyenne. Au-delà de sa réduction en termes de «collectivité territoriale» par l’urbanisme d’État durant l’ère industrielle, la ville récupère aujourd’hui son étymologie directement politique et constitue un cadre majeur du commun qui nous préoccupe. La démocratie s’affirme et redevient productive directement dans et par la ville. Privilégier le point de vue des villes par rapport à celui de l’État comme lieux de recomposition d’une citoyenneté majeure de la vie publique doit devenir l’enjeu principal à venir.

Communes

The French Revolution named « Commune » the basic territorial unit of civil solidarity. Today cities reclaim this political etymology and become again the main locus of development for the common. Democracy becomes effective and productive in and through cities. It should be our top political priority to privilege the point of view of the city, over that of the Nation- State, as the main focus for recomposing public life.

Où construire en commun ?Il est admis que dedans est habitable, que dehors ne l’est pas ; le sans-abri est désaffilié. À la diabolisation de la rue, et la promesse de son nettoyage, s’articule la béatification du logement défini comme sinécure, espace propre. Ainsi s’inventent les modalités officielles d’une expulsion à l’intérieur. Une ville insurrectionnelle doit trouver le chemin de son éclosion dans la lézarde des édifices. Construire au corps à corps s’avère la seule stratégie qui vaille, faisant du chantier le lieu d’invention incessante du commun, en contrepoint du développement urbain.

Place Struggles. Where to Construct in Common?

Only the “inside” is perceived as liveable; homeless people, because of their very exposure, lose all status. The demonization of the (common) street goes hand in hand with the beatification of the (private) home. Against the official modalities of such an exclusion from the inside, an insurrectional city must find its way within the cracks of the private buildings. Against the dominant planning of urban development, a new strategy should reclaim construction zones as the locus of a constant reinvention of the commons.

Le mot de « populisme » n’est généralement employé que comme une insulte, qui révèle plutôt le manque d’intelligence de ceux qui l’emploient que de ceux qui en sont accusés. En réalité, le populisme joue un rôle central dans la dynamique démocratique. Comme le suggèrent les analyses d’Ernesto Laclau, il consiste à donner forme au « peuple » et à la volonté du peuple, à partir de la transformation de multiples écarts démocratiques singuliers, séparés entre eux, en un seul écart collectif, un point de cristallisation du mécontentement politique. Il est donc un opérateur de modulation du commun.

Populism as a Modulation of the Common

The word “populist” is generally used as a simple insult, which sooner shows a lack of intelligence of those who use it than of those who are accused of it. In reality, it plays a central role in the dynamics of democracy. Populism is about giving form to “the people” and the will of the people. As Ernesto Laclau suggests, populism revolves around the transformation of singular democratic gaps into one collective gap, a crystallization point of political dissatisfaction. Thus populism appears as an operator of modulation of the common.

Michel Kokoreff, sociologue des drogues, met en avant l’échec de la stratégie du gouvernement consistant à s’attaquer en aval aux réseaux de trafics dans les périphéries urbaines. Elle intensifie les tensions alors que les drogues
entrent par tonnes sur le territoire national. Les sciences sociales se doivent de poursuivre les enquêtes locales sur les commerces illicites mais plus encore de conduire des recherches sur les formes plus professionnalisées de trafics et la consistance sociale des réseaux dans les villes. Ces recherches pourraient permettre de participer à la définition par la communauté internationale d’une ligne politique commune et durable pour envisager dans les pays producteurs des modèles de développement alternatifs.

Traffic of Drugs, Imaginary of the war. Since neighborhoods to cartels

Michel Kokoreff, sociologist, highlights the failure of the government’s strategy to fight the traffic of drugs in urban aereas. These politics intensifies the tension in the situation that drugs come massively on the national territory. The research needs to continue investigations on local businesses but even more to conduct investigation on the professionalized forms of traffic and social networks in cities. The investigation could participate on the definition by the international community to a common policy and to consider sustainable alternative development models.

La mondialisation capitaliste donne un rôle essentiel aux villes productives en se fondant sur les coopérations productives de leurs citadins. Ces derniers acquièrent ainsi une créativité croissante qui les rend capables à présent d’innover dans les domaines de la démocratie et du commun.

Investing the Metropols

Productive cities are essential for the globalisation because a lot of citizens cooperate inside. Now, a creative society in these cities innovate too for democratic and common.

Penser les métropoles brésiliennes s’inscrit dans la nouvelle relation du Brésil avec le monde et la crise du développement. Mike Davis dénonce une «brésilianisation» du monde alors que les favelas constituent à l’inverse la puissance dynamique de la refondation vers un devenir-ville des favelas et un devenir-favela des métropoles.

Becoming Cities of the Favelas

Brazilian cities are involves in new relationship between Brazil and the world, and a double crisis from the future and development. This crisis of globalization is name “Brazilianization” by Mike Davis. For us, the favelas are on the contrary the dynamic powerful of metropolitan development with the becoming-slum of the cities and the becoming-city of the slums.

Les concepts de ville sans frontières et de ville globale sont discutés à propos de la région européenne SarreLorLux. Les pôles urbains de cet espace de circulation transfrontalière ne forment pas une métropole européenne, bloqués par les divisions administratives nationales et régionales qui morcellent notamment les régimes sociaux des travailleurs transfrontaliers.

Metropolitains, Navigators volonteers in SarreLorLux : toward a public Sphere supranacional ?

The concept of city without borders and global city are analysed about the European region
of SarreLorlux, a mix of cities from different regions and states. They are unable to construct a real metropolis because of politics and administrative divisions.The daily migrants workers are specially suffering from different social systems.

Un territoire qui devient métropole se reconnaît animé par deux tensions contradictoires : l’attraction par un centre dont l’histoire, l’économie, va qualifier ensemble, et le développement intensif de périphéries sur lesquelles le centre veut affirmer davantage son contrôle. Le territoire d’une métropole est hiérarchisé, sélectif, productif, spécialisé, et, par sa géographie organisée autour d’un fleuve […]