Archives du mot-clé althusser

L’euro, la souveraineté monétaire en question

Les contraintes budgétaires mises par les traités européens à des États dont les banques privées sont mondialisées n’ont pas protégé contre la crise des subprimes. Mais c’est la Banque centrale européenne qui donne un peu de marge de manœuvre aux États et aux investisseurs. Les critiques actuelles contre l’Europe ne sont pas fondées : c’est dans plus d’Europe, voulu depuis une vingtaine d’années par les Allemands, qu’on trouvera les voies vers le futur, tel le revenu garanti pour tous.

The Euro and the Question of Monetary Sovereignty

The budgetary constraints set in place by European Treaties to national States whose banks are globalized did not manage to protect us against the subprime crisis. It is the European Central Bank which opens a little space of action to States and investors. The current attacks against Europe are unfounded: the solutions will come from more European integration, as it has been pushed forward by the Germans over the last twenty years, solutions which must include a universal guaranteed basic income.

Populisme tu m’aimes, moi non plus

Le populisme européen invite à se défaire des deux inventions politiques essentielles que sont l’Europe et l’écologie politique. Comme tous les populismes, il rassemble pour des raisons électorales des courants incompatibles et rallie à des signifiants sans contenus. Ce populisme est l’effet d’un manque fédéral de l’Europe.

Populism, You Love Me, Neither Do I

European populism wants us to abandon these two most important political inventions: Europe and political ecology. Like all forms of populism, it aggregates incompatible currents of thoughts for purely electoral reasons, by agitating signifiers without signified. This populism results from the lack of a federal Europe.

Insulte et droit post-souverain

Que se passerait-il si l’on déplaçait les problèmes posés aujourd’hui sous la notion de « blasphème » en les envisageant à travers la catégorie de « l’insulte » ? Cet article esquisse cet exercice, en s’appuyant, entre autres, sur les actes de parole d’Austin et sur les performatifs de Judith Butler. Ces discussions de philosophie du droit et du langage ont des implications très concrètes sur la façon dont nous pouvons ressentir et réagir aux multiples points de contact entre ce que nous disons et ce que nous faisons avec des mots. Les sphères du droit, de la politique, de la socialité s’en trouvent sans doute plus profondément affectées que celle de la religion.

Insult and Post-Sovereign Law

What would happen if what is currently discussed in terms of “blasphemy” was reinterpreted under the category of “insult”? With the help of Austin and Butler, this article raises issues of philosophy of law and philosophy of language which have very concrete implications on the way we perceive and react to the multiple points of contact between what we say and what we do with words. More than religion, such issues question our conception of the law, of politics and of sociality.

Illégalismes et droit de la société marchande, de Foucault à Marx

À partir d’une lecture critique de Foucault, cet article revient sur l’un des premiers textes de Marx, consacré au vol de bois mort, pour analyser les liens entre le régime pénal de la sanction du vol de bois et le régime civil de la transformation de la propriété, entre la production des illégalismes et les métamorphoses de la société civile. Il en tire une vision synthétique du patrimoine considéré comme un « corps juridique artificiel », avant d’apporter un éclairage saisissant sur l’incarcération de masse qui caractérise notre époque, où il suggère de voir un moyen de contrôler des populations paupérisées, caractérisées par un « patrimoine vide ».

Illegalism and Law in Market Society, from Foucault to Marx

Starting from a critical reading of Foucault, this article analyses an early text by Marx where the penalization of the theft of dead wood resonates with the transformation of property law, with the production of new forms of illegalism and with the transformation of civil society. It reinterprets patrimony as an “artificial judicial body”, in order to shed light on today’s mass incarceration, viewed as a means of control towards pauperized populations characterized by their “empty patrimony”.

Sans André Gorz, on n’aurait jamais assisté à la greffe réussie entre la gauche anti-institutionnelle issue de Mai 1968 et l’écologie antiproductiviste, donc a-socialiste, dont est issu peu ou prou tout ce qui cherche encore une gauche digne de ce nom.

Without André Gorz we would never have witnessed the successful grafting of the anti-institutional post-68 left onto an anti-productivist and therefore a-socialist ecology, which has given rise to everything still in search of a leftist project worthy of the name.

Dans Réforme et Révolution, que Gorz avait publié en 1969, j’avais appris — et ce n’était pas très facile, dans l’exaltationpost-soixante-huitarde — à me défier du « tout ou rien », du mythe du grand soir par lequel on changerait d’un coup les rapports de production. J’avais appris qu’il y avait d’énormes marges de transformation à l’intérieur même du capitalisme : ce que nous allions montrer, en tant que chercheurs, avec l’approche de la régulation, et ce à quoi je suis toujours resté fidèle en tant qu’homme politique, le réformisme radical.

Gorz’s Reform and Revolution was published in 1969, and it taught me to mistrust the « all or nothing » of the mythical Big Day when the relations of production would be changed all at once (which wasn’t an easy lesson, in the exaltation following 1968). I learned there was an enormous range of possible transformations inside capitalism, as we would demonstrate with the research program of the Regulation School. As a politician, I have always upheld this radical reformism.

About Liu Xiaobo

Réponse à quelques critiques Nord-AméricainsA blog proposal to dissuade the American Left from voicing support for Liu Xiaobo’s receipt of the Nobel Prize was widely circulated recently. The author was critical of the Charter 08 document that got Liu imprisoned last year, calling it “ahistorical” and “naive”. It was said to be “far too general” […]

A friend circulated today [this blog post->http://prop-press.typepad.com/blog/2010/10/on-the-nobel-peace-prize-2010.html whose purpose is to dissuade the American Left from voicing support for Liu Xiaobo’s receipt of the Nobel Prize. The author is critical of the Charter 08 document that got Liu imprisoned last year, calling it « ahistorical » and « naive. » It is said to be « far too general » in […]

Dans cet article, une anthropologue en questionne une autre sur son engagement féministe depuis 1970 et son lien avec son travail de recherche. En prenant l’exemple de quelques uns de ses terrains échelonnés sur 40 ans – le pays basque français, une multinationale au Bangladesh, une cité HLM, l’Ouzbékistan – Monique Selim montre l’indissociabilité d’une implication personnelle, intellectuelle et politique actualisée sur la France et les slogans mystificateurs de parité et de diversité.

Between refusal of the summons and standard genre: Anthropological Perspectives

In this paper, an anthropologist questions another on its commitment to feminism since 1970 and its link with her research work.Using the example of some of her land over 40 years – the French Basque country, a multinational company in Bangladesh, a housing project, or Uzbekistan – Monique Selim shows the interrelatedness of personal involvement, intellectual and political updated on France and mystifying slogans parity and diversity.

l’université néolibérale, lieu d’élaboration d’un nouveau putonghua (langue commune) En Asie de l’Est et dans ses environs[1], la restructuration néolibérale de l’Université s’est trouvée associée à l’institutionnalisation de l’anglais en tant que langue officielle des savoirs innovants et moyen de réalisation de la segmentation sociale[2]. À l’évidence, les aspects linguistiques de la privatisation ont soumis les […]

Anne Sauvagnargues Un cavalier schizo-analytique sur le plateau du jeu d’échecs politique Guattari is not the only thinker of the post-WWII generation who treated « the subject » as the result of a social process of production (an interpellation) : Lacan and Althusser, Deleuze and Foucault were heading in the same direction. Guattari, however, tends to dissolve any […]

Filippo Del Lucchese Le triangle qui fait peur. Antifinalisme et monstruosité Between the construction of an absolute monarchy of the state, designed to crush any revolt through fear and threats, and the one hand, and the monstrification of the power of any rebellious, heretical or contestatory « other », on the other hand, the author […]

Commander les anciens numéros

Il est possible d’acquérir les précédents numéros de Multitudes jusqu’au n°25 inclus auprès de « Diffusion Populaire » qui gére la vente des anciens numéros. Au dela du n°25 le stock est géré par Belles Lettres Diffusion Distribution. Par carte de crédit : _ 1) Accéder au site de Diffusion-Populaire : http://www.difpop.com _ 2) Entrer […]

Au prétexte qu’il fut anti-œdipien, on a cru Guattari ennemi de la psychanalyse. Mais son projet est antinomique de sa réputation. Plutôt que de réagir, de polémiquer ou de détruire, il aimait échafauder et construire. Son œuvre et son militantisme cherchaient à donner toute son ampleur à l’invention freudienne du Désir inconscient, à en étendre le concept, en déployant sa portée dans le champ thérapeutique, la pensée philosophique et l’action révolutionnaire.

Under the pretext of being « anti-Œdipal », Guattari has been portrayed as an enemy of psychoanalysis. His project, however, is antinomical to this reputation. Rather than polemics and denunciation, he delighted in invention and promotion of new ideas. His work and his activism attempted to give its full scope to the Freudian invention of an unconscious desire : he tried to unfold its implication in the therapeutic field, in philosophical thinking and in revolutionary action.

Lacan a manqué l’occasion de relier le concept d’objet « a » aux analyses marxistes de la production, de la reproduction et de la consommation dans l’économie politique, et scotomisé ainsi les formes possibles de l’« énonciation sociale » qui seraient susceptibles d’agir comme vecteurs de l’action politique, tout particulièrement dans les périodes de bouleversement technologique. Le capitalisme industriel, une fois mis en marche, génère des sujets déterritorialisés, et à travers une alternative constante entre déqualification et requalification professionnelle, engendre de nouvelles formes machiniques (en principe universelles) de subjectivité. Lacan avait découvert le mécanisme mais il n’avait pas su déployer ses conditions historiques et ses implications politiques. Guattari suggère que l’orientation générale des institutions sociales s’est radicalement transformée avec l’expropriation capitaliste des bénéfices de la révolution industrielle.

Lacan himself ends up missing the opportunity to relate his notion of the objet petit a to Marxist ideas about production, reproduction and consumption in political economy, and therefore scotomises the possible forms of « social enunciation » that could act as vehicles for political agency precisely during periods of technological revolution. Industrial capitalism, once set in motion, generates deterritorialised subjects, and through the very process of constant de-skilling and re-skilling, engenders new, in principle universal, machinic forms of subjectivity. Lacan had discovered the mechanism, but had not yet unfolded its historical conditions and political implications. Guattari suggests that the entire direction of social institutions has been radically transformed as a result of the capitalist expropriation of the results of the industrial revolution.

Sans doute Guattari n’est-il pas le seul penseur des générations de l’après-guerre à faire du sujet le résultat d’une production sociale, d’une interpellation : Lacan et Althusser, Deleuze et Foucault poussaient eux aussi leurs avancées théoriques en ce sens. Mais Guattari procède à la dissolution de toute conception individuelle du sujet selon un axe politique et analytique qui n’est pas réductible aux propositions de Lacan, avec lequel il prend très nettement ses distances, ni même à celles de Deleuze, avec lequel il édifie amicalement et généreusement une belle œuvre collective. En réalité, Guattari ouvre un champ problématique avec des opérateurs conceptuels tout à fait neufs et singuliers, qui conjuguent les apports de Marx, de Sartre et de Lacan.

Guattari is not the only thinker of the post-WWII generation who treated « the subject » as the result of a social process of production (an interpellation) : Lacan and Althusser, Deleuze and Foucault were heading in the same direction. Guattari, however, tends to dissolve any individualistic conception of the subject along a political and analytical axis which is not reducible to Lacan’s positions, from whom he clearly distances himself, nor to Deleuze’s, with whom he elaborates a collective work full of friendship and generosity. As a matter of fact, Guattari opens a new and singular field of problematization, with fresh conceptual operators drawn from Marx and Sartre as well as Lacan.

Peau neuve Pour sa 34ème livraison, Multitudes fait peau neuve. Après la maquette dessinée par Aris Papathéodorou prolongée par Nadège Mazars (les 10 premiers numéros), et celle de Jean-Marie Courant (numéros 10 à 24) prolongée par Myriam Barchechat, c’est donc à un nouveau graphiste que nous faisons appel. Un remerciement particulier va ici à Jean-Marie […]

La philosophie rencontre la figure du monstre d’abord comme un défi à l’ordre – ordre naturel ou ordre moral, la distinction est secondaire. Ce défi peut également être porteur de sens, comme une malédiction. Puis la philosophie «naturalise » cette figure, soit pour effacer toute dimension potentiellement chaotique dans l’univers, soit pour construire une ontologie (un « roman métaphysique», comme on disait au dix-huitième siècle) du vivant et de son imprévisibilité, dont le monstre est la représentation princeps. Mais il existe un troisième moment, une troisième « rencontre » entre la philosophie et le monstre, qui marque une sorte de retour à sa puissance significative, dans la pensée contemporaine cette fois : elle attribue à la figure du monstre un pouvoir messianique. Nous tentons ici d’évaluer le sens et la justification de cette attribution.

Dans cet article, l’auteur se propose de développer les suggestions d’Althusser pour qui la théorie politique de Locke (de l’état de nature au contrat social) est fondée sur une distinction entre l’humain et l’inhumain. La conception lockienne d’une espèce humaine, avec des droits et des obligations que Dieu lui aurait donnés, relève plutôt de la politique que de la biologie ou de la nature. À l’origine de l’humanité il y a un choix : consulter ou ne pas consulter la raison qui devra gouverner l’action humaine. Ceux qui renoncent à la raison forment une contre-espèce dont l’existence même est une menace absolue pour l’humanité et qui, de ce fait, doit être détruite pour le salut de l’humain lui-même.

This essay attempts to develop Althusser’s suggestion that Locke’s political theory and its central concepts, from the state of nature to the social contract, rest on a heretofore unrecognized distinction between the human and the inhuman. Locke’s notion of a human species with rights and obligations conferred upon it by God is a political rather than biological or natural one. At the origin of humanity is a choice: the choice to consult or not to consult the reason that should govern human action. Those who choose to renounce reason form a counter-species whose existence poses an absolute threat to humanity and as such must be destroyed for the sake of the human itself.

L’herméneutique spinoziste s’est toujours intéressée à l’étude des rapports entre Machiavel et Spinoza. Ce dernier possédait en effet dans sa bibliothèque personnelle les œuvres complètes de l’auteur florentin en langue italienne. Qui plus est, Spinoza cite expressément Machiavel dans son Traité politique : dans le chapitre V, il fait référence au Prince, tandis que dans […]

L’auteur repend la question soulevée au début des années 1990 par Gayatri Spivak dans un article célèbre et difficile : « Les Subalternes peuvent-illes parler ? », qui a alimenté d’interminables discussions dans le champ des études postcoloniales. Il entend montrer que la question est trompeuse, qu’il s’agit moins de savoir dans l’absolu si les […]

Présentation

Pendant longtemps on a considéré le matérialisme comme un pur mécanisme, ou encore un « spatialisme » qui ne connaîtrait rien au temps (Negri, Macchina tempo et L’Anomalie sauvage). C’est une tradition de pensée marxiste qui vient de La Sainte Famille. Sans se soucier du débat historique, constatons que ce verdict signifierait : pas de […]

Il existe une figure classique du philosophe matérialiste qui rit du reste de l’humanité, de ses craintes, ses superstitions et même ses valeurs. On peut retrouver au choix cette figure sous les traits de Démocrite, Épicure, Spinoza, Rabelais, La Mettrie, etc. Mis à part l’intérêt que l’on peut avoir pour cette figure du philosophe, assez éloignée des bancs de l’école, le texte présent vise à décrire ou (re)définir ce personnage conceptuel afin que l’on comprenne que c’est ainsi – en riant – que le philosophe matérialiste accède au monde « humain », au monde « des valeurs ». On verra alors que le vieux reproche fait au matérialisme, à savoir sa froideur et son incapacité à saisir la dynamique de l’action humaine, sa « cruauté d’anatomiste » comme dit Flaubert, ne l’atteint pas ; ou alors l’atteint à cause de son rire.

The figure of the materialist philosopher as the « laughing philosopher », who mocks the rest of humanity, its fears, superstitions and even values, is a classic one. It has been associated variously with Democritus, Epicurus, Spinoza, Rabelais, La Mettrie and others. Apart from the interest one might have in this figure of the philosopher as someone who is rather far removed from school benches, the present essay seeks to describe or (re)define this conceptual character in order to argue that laughter is the materialist philosopher’s « mode of access » to the human world, the so-called world of « values ». This implies that the equally classic reproach towards materialism – its coldness, its inability to grasp the dynamics of human action, what Flaubert would have called an « anatomist’s cruelty » – fails ; or only successfully targets materialism when it laughs.

Libération, mercredi 8 août 2007Livre ouvert, en devenir, traitant de la mutation non encore accomplie d capitalisme industriel vers autre chose que lui-même, le Capitalisme cognitif, la nouvelle grande transformation est un petit ouvrage dense qui ouvre la tête. Il avance une interprétation cohérente des signes épars d’une mise au travail inouïe de l’intelligence sociale […]

Une histoire-mouvement

Sur Yann Moulier Boutang, De l’esclavage au salariat. Économie historique du salariat bridé, Paris, PUF et Actuel Marx, 1998. Ce livre a pour contenu la liberté obstinée, que les formes multiples de contrainte n’ont jamais réussi à effacer. Il se présente comme une synthèse de ce qu’a pu amener de plus riche l’analyse des systèmes-mondes, […]

Pour un intellectuel, aller à la télévision, c’est prendre le risque de dire des bêtises à toute allure

Charlie-hebdo, 7 mars 2007, entretien avec Stéphane Bou,Dans « Philosophes dans la tourmente » (Fayard, 2005), Elisabeth Roudinesco rendait hommage à six grands maîtres (Canguilhem, Sartre, Foucault, Althusser, Deleuze et Derrida) qui illustraient, chacun à leur manière, une figure exemplaire de l’« intellectuel engagé ». Dans « Pourquoi tant de haine? » Anatomie du Livre noir de la psychanalyse […]

1. Althusser insisted throughout his work that a philosophy must be judged by the effects that it produces, all the effects, whether internal or external to whatever disciplinary boundaries might be thought to impose their jurisdiction on it. For Althusser history no more forgives the “misunderstood” or “misinterpreted” philosopher than it does the defeated revolutionary. […]

La question de la formation de la subjectivité joue un rôle central dans les discussions actuelles sur la fonction politique des singularités actives dans les sociétés fondées sur la communication. Dans ce contexte, la réflexion sur un cours universitaire tenu sur ces thèmes à l’Université de Pittsburgh au printemps 2004 se propose d’identifier des stratégies […]

Histoire du CERFI;

Extrait de « L’accumulation du pouvoir ou le désir d’Etat » de Francois Fourquet -Octobre 1981-( Editions Recherches)L’essai que voici se présente comme la synthèse des résultats des recherches menées par le Cerfi (Centre d’études, de recherches et de formation institutionnelles) pendant une dizaine d’années. Le Cerfi avait été fondé en 1967 pour financer, grâce à des […]