Archives par mot-clé : communication

À l’heure de la « distanciation » sociale, du danger d’un repli belliciste dans des microstructures faussement invulnérables, de la menace de rupture des interdépendances, du choix de positions solipsistes et identitaires, nous n’avons jamais eu autant besoin de « liens faibles ». Rappelons-nous ce concept, introduit en sociologie par Mark Granovetter en 1973 pour décrire tous les liens […]

Chasseurs de virus

Le 9 avril, un jeune Yanomami meurt du Covid 19 dans l’État de Roraima. Cette mort ravive une douleur profondément ancrée dans la mémoire et dans les corps des Yanomami : les épidémies liées aux projets de colonisation puis de modernisation du Brésil. Dans La Chute du Ciel, le chaman yanomami Davi Kopenawa raconte à l’anthropologue Bruce Albert […]

Il est significatif que le président Macron ait parlé (six fois) de « guerre » pour justifier le confinement dans un de ses premiers discours sur la question. On mène déjà depuis cinquante ans des guerres mondiales contre la drogue, contre le terrorisme, contre la pauvreté. Pourquoi pas contre un virus qui lui aussi sème la mort ? […]

Respiration

Sauf les adeptes de quelques arts martiaux ou d’une quelconque technique de mindfulness obsédés par le souffle, nous passons notre vie à inspirer et expirer sans y prêter attention. Ce faisant, nous n’arrêtons pas d’injecter le monde extérieur dans nos poumons et notre sang, tout en émettant quelque chose de nous-mêmes dans ce qui nous […]

StopCovid

L’application StopCovid m’irrite et m’inquiète. D’un point de vue rationnel, pourtant, il n’y a pas de quoi. Lancée de façon un peu ridicule par le gouvernement français le 2 juin alors que la pandémie décroissait très vite, elle ne récolte pas les données de géolocalisation des utilisateurs consentants, comme le faisait à l’inverse sa petite […]

Oiseaux et drones

À chacun son écoute et les oiseaux pour tous. C’est au moment où des drones se mettent à parler dans la rue qu’on s’émeut de la présence accrue des chants d’oiseaux dans la ville. Chantent-ils plus fort ? Les écoutons-nous plus quand nous sommes confinés ? Hypothèses : D’abord, les oiseaux chantent plus fort parce qu’ils ne s’adressent […]

Survie

Le décompte quotidien des morts du coronavirus réduit la vie à la survie biologique. Le confinement nie et étouffe certains des besoins sociaux qui sont pourtant inhérents à notre survie psychologique. Mais l’enjeu de la politique est d’élever nos capacités et nos jouissances communes au-dessus des seules questions de subsistance – pour nous donner accès à […]

Le confinement dans lequel a vécu près de la moitié de l’humanité au printemps 2020 sanctionne l’avènement de ce qu’on peut qualifier de société virale. Celle-ci se caractérise par la superposition de trois strates de viralité étroitement articulées entre elles : a) la viralité biologique d’un bout de code génétique qui s’infiltre dans une cellule ; b) […]

Étrange situation de la littérature durant les semaines de confinement… Son économie s’écroule, les éditeurs sont invités à déstocker en annulant des parutions, les librairies crient famine, certains auteurs implorent l’aide de l’État, etc. Et pourtant la littérature, comme forme de vie et de pensée, n’a jamais été autant à son aise : dans sa fonction même […]

Le mot « confinement » est peu politiquement correct, tant il renvoie lexicalement à la cellule d’isolement et à la prison. Les autorités sanitaires anglo-saxonnes se sont donc munies de l’euphémisme social distancing, que la francophonie traduit par « distanciation sociale ». L’avantage lexical que représente la distanciation, c’est qu’elle se dit à la voie active : c’est quelque chose […]

Ces jours, nos vies sont enveloppées séparément. Kenneth Bailey et Lori Lobenstine Je suis né dans un temps de distance sociale. Fred Moten L’ultime fantasme distantiste. John Lee Clark John Lee Clark fait partie d’une communauté de SourdsAveugles qui se battent pour leur vie. « La façon dont de nombreuses cultures ont évolué sur la base presque exclusive de […]

La lutte actuelle de milieux universitaires contre le projet de Loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR) respecte un rituel désormais bien connu. Nos différents gouvernements successifs (UMP, LR, PS, LREM) sortent de leur manche une « réforme » censée améliorer la « compétitivité » de la recherche et des universités françaises par rapport à leurs concurrentes étrangères. […]

Nous sommes là Nous, les Sons Fédérés, nous existons1. Nous sommes à l’écoute du monde. Nous sommes des artisan·es de la création sonore et radiophonique, du documentaire, de la fiction, du field recording 2, des balades sonores, du hörspiel 3, des dispositifs acousmatiques, de l’art radiophonique et sonore, des ateliers sonores, des écoles sonores, de l’écoute, des formations à […]

The Undercommons : extraits
Cet article propose une sélection de bonnes feuilles du livre de 2013 The Undercommons, actuellement en voie de traduction pour une publication française en 2021. Y sont abordés les thèmes de la politique « encerclée » (surrounded), de la gouvernance, du planning et de la policy, de la logistique, ainsi que de ce qui fait de l’étude consacrée aux undercommons une philosophie du toucher.

Excerpts from the Undercommons
This article selects passages from Harney and Moten’s book The Undercommons (2013), focusing on issues related to politics surrounded, governance, planning and policy, logistics, and hapticality, whereby the authors put feeling and touching at the core of their philosophical gesture.

Le parti pris des publics
Au carrefour entre une longue tradition théorique (de Benjamin à Rancière) et le contexte contemporain de la culture numérique, nous nous demandons si nos publics sont pris dans les filets de la production – institutionnelle, marchande, individualiste – ou bien s’ils leur échappent largement en tant que processus attentionnels collectifs animés par un dynamisme et une diffusion imprévisibles.

On the Publics’ Side
In the middle of a long-running theoretical tradition (from Benjamin to Rancière) and within the contemporary frame of our digital culture, we ask ourselves if our publics are caught into the net of production—institutional, commercial, individualist—or rather if they slip away as collective attentional processes lead by unpredictable dynamism and spread.

Manières de faire des publics
La littérature est restée rivée à un modèle simpliste où il ne serait question que de la transmission d’un texte d’un auteur à ses lecteurs. Néanmoins, son fonctionnement social implique plutôt un écosystème complexe et empirique de relations que Christophe Hanna nomme « public ».

Ways of Making Publics
Literature is still glued to a simplistic model describing the literary world as the transmission of a text from an author to his readers. But the way it socially works outlines a wider empirical ecosystem of relations that Hanna calls a “public”.

Créer des publics
Cet article commence par survoler quelques définitions possibles de ce que sont « les publics », et en quoi on peut les considérer non en termes de données, mais en termes de réalités construites par des infrastructures de médiation. Il envisage ensuite quelques-unes des modalités possibles de l’instauration des nouveaux publics dont nos sociétés auraient besoin pour mieux réaliser leurs idéaux démocratiques.

Creating Publics
This article begins by outlining some possible definitions of what “publics” are, and how they can be considered not in terms of preexisting audiences, but in terms of realities constructed by infrastructures of mediation. The paper then considers some possible ways of creating the new publics that our societies need better to realize their democratic ideals.

Pour un droit du public à entendre
Plutôt que d’abandonner ou d’écraser l’idée de la liberté de la presse – en la considérant comme naïve ou anachronique – mon but est de la faire revivre et de la redéployer pour plaider en faveur d’une valeur normative particulière : le droit du public à entendre. Je prétends que l’image dominante, historique et professionnalisée de la liberté de la presse – généralement définie comme toutes les libertés dont doivent bénéficier les journalistes pour poursuivre un intérêt public évident – privilégie le droit individuel à la parole sur le droit du public à entendre, alors que ce dernier mérite d’être remis au cœur de nos débats.

From Freedom of Expression to a Public Right to Hear
Rather than abandoning or collapsing the idea of press freedom—seeing it as naive or anachronistic—my aim is to revive and redeploy it (…) in order to argue for a particular normative value—a public right to hear. I claim that the dominant, historical, professionalized image of press freedom—as whatever journalists say they need to be free from to pursue self-evident public interest—privileges an individual right to speak over a public right to hear, while this latter deserves to be claimed as central to our networked press freedom.

Le public des vidéos « ASMR »
Des sentinelles sensibles ?
La recherche d’une mystérieuse sensation appelée « ASMR » donne lieu à une production de plus en plus imposante de vidéos, spécifiquement dédiées à un public qui y serait sensible. Dans ces vidéos, un guide – souvent une jeune femme – joue avec différentes matières qu’elle fait résonner, notamment en touchant directement l’appareillage technique pour faire mine de caresser le futur regardeur. L’ASMR comme phénomène socio-technique est-elle le produit d’un système économique qui désunit et fractionne les êtres en les couplant avec leurs ordinateurs plutôt qu’avec des humains, ou ouvre-t-elle la voie à une forme de résistance sur le réseau, où le corps sentant répond à la résonance concrète de la matière ?

The ASMR Public
Sensible Sentries ?
The search for a mysterious sensation called “ASMR” fosters a more and more important production of videos for a specific public sensible to such inputs. A guide—often a young lady—plays with different matters in order to make them resonate and strokes directly the recording devices as if she was stroking the coming spectator. Is “ASMR” just the product of an economic system separating the people through the technology or rather a way of physical resistance against the network ?

Trajectoires de relocation du cinéma

Trajectoires de relocation du cinéma
La notion de « relocation » désigne le déplacement historique du visionnage cinématographique vers des milieux et des objets nouveaux. Qu’il s’agisse de regarder une œuvre cinématographique sur une tablette dans un train ou bien d’assister à un match de foot dans la salle domestique d’un home théâtre, la dispersion de l’expérience cinématographique, en cours depuis longtemps, est significativement accélérée par les nouveaux media.

Trajectories of Cinematic Relocation
The notion of “relocation” defines the historical displacement of movie screening practice towards new environments and objects. We could think of a movie watched on our tablet on a train or to a football match watched in a home theatre replicating a cinema venue. The relocation of the cinematic experience, started several decades ago, has been greatly accelerated by new media.

Devenir des spectateurs-programmateurs
Entretien avec Loïc Cloez par Jacopo Rasmi

Devenir des spectateurs-programmateurs ?
Cet échange avec l’association grenobloise À bientôt j’espère retrace un travail singulier de diffusion itinérante de films documentaires qui expérimente depuis plusieurs années des possibilités alternatives de visionnage cinématographique. Comment organiser des milieux conviviaux de rencontre entre publics hétérogènes, non spécialisés et formes cinématographiques méconnues ?

Becoming Spectators-Programmers ?
This interview with À bientôt j’espère, an association from Grenoble, traces back a peculiar work of itinerant distribution of non-fiction movies that has been testing alternative possibilities of cinematic screening for several years. How to set up convivial environments where heterogeneous and non specialized publics would meet unsung films?

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Media sans audience

Media sans audience
Cet article datant de l’an 2000 proposait un survol visionnaire de la façon dont des media alors émergeants aux débuts de l’internet questionnaient la prémisse identifiant le succès d’un média avec la maximisation chiffrée de son audience. L’auteur passe en revue des « media intimes », des « media socialisés », des « media souverains » et des « media phatiques » pour dépasser les idées héritées du XXe siècle sur l’utilité et la qualité des mass-médias.

Media Without an Audience
This 2000 article provided a visionary overview of how the then-emerging digital media questioned the premise that a media’s success is based on maximizing its audience. The author reviews “intimate media”, “socialized media”, “sovereign media” and “phatic media”, in order to move beyond the ideas inherited from 20th century about the utility and quality of mass media.

Aujourd’hui, la question énergétique est dans toutes les bouches. Du matin au soir, journalistes, politiciens, ONG se gargarisent de « transition », « de plan de financement pour la troisième révolution industrielle », « d’électricité verte », de « Green New Deal ». Discours qui paraissent salutaires, mais qui servent la soupe quotidienne des grands groupes de l’énergie, dont l’avalanche de récits fait […]

Restitutions de basse intensité

Restitutions de basse intensité
Le rapport Sarr-Savoy sur la restitution du patrimoine africain a provoqué controverses et crispations. Quels peuvent être les critères de restitution des objets ? Les modes d’acquisition, les usages dans le contexte culturel d’origine, les modalités de retour en Afrique ? Il s’agit ici de faire un pas de côté par rapport au débat sur le devenir des musées détenteurs de collections coloniales, particulièrement euro centré. La restitution n’est pas seulement le déplacement physique d’un artefact d’un musée à un autre, elle est un geste symbolique. Ainsi, dans les angles morts de la restitution formelle, cette Mineure recherche des formes alternatives de restitution de basse intensité, à partir desquels pourrait s’ouvrir de nouveaux horizons d’appropriation.

Low-intensity restitutions
The Sarr-Savoy report on the restitution of African heritage has caused controversy and tension. What can be the criteria for the restitution of objects? Modes of acquisition, uses in the original cultural context, modalities of return to Africa? The aim is here to take a step aside from the debate on the future of museums holding colonial collections, particularly Euro-centred. Restitution is not just the physical movement of an artefact from one museum to another, it is a symbolic gesture. Thus, in the blind spots of formal restitution, this Mineure seeks alternative forms of low-intensity restitution, from which new horizons of appropriation could open up.

Zone de contact autour d’histoires d’objets mal acquis
L’association Alter Natives a voulu mobiliser autour des enjeux de la restitution d’objets africains des personnes peu enclines à fréquenter les musées qui les conservent. L’expérience se nomme Zone de contact/Objets d’ailleurs. Il s’agit pour des jeunes franciliens d’entrer dans les réserves des musées, de choisir certains objets d’origine non européenne, d’enquêter sur leur biographie pour savoir d’où ils viennent et d’être en mesure d’expliquer leur parcours au reste de la population. Dans ce projet de long terme, ancré sur des territoires divers, la restitution des objets mal acquis n’est donc pas le mobile principal. Ces actions permettent de tester des outils pour établir un autre type de rapport aux savoirs et développer une relation directe avec les populations dont sont issues ces objets, dans leurs pays d’origine, d’Afrique essentiellement.

Contact zone around stories of
ill-gotten objects
The Alter Natives association wanted to mobilize people who are reluctant to visit the museums that preserve them around the issues of the restitution of African objects. The experience is called Contact zone/Objects from elsewhere. It involves young people from the Ile-de-France region entering museum reserves, selecting objects of non-European origin, investigating their biography to find out where they come from and being able to explain their journey to the rest of the population. In this long-term project, anchored in various territories, the restitution of ill-gotten objects is therefore not the main motive. These actions make it possible to test tools to establish another type of relationship with knowledge and to develop a direct relationship with the populations from which these objects come, in their countries of origin, mainly in Africa.

L’affaire des « pouces coupés »
Dispositif non pas d’exposition mais de communication, la « Konkomba Memory Box » est présentée simultanément dans une localité konkomba, à Nawaré au Togo, et au Rautenstrauch-Joest Museum à Cologne, dans le cadre de l’exposition « Resist – Die Kunst des Widerstands (L’art de la résistance) », du 6 novembre 2020 au 14 avril 2021. Ce cadre muséal hors-les-murs n’est pas simplement le réceptacle des informations collectées au cours d’une enquête sur l’actualité du passé colonial, et notamment de sa violence, mais il est aussi l’outil d’une exploration, dont la forme est élaborée, appropriée, discutée et recomposée par l’ensemble des participants, et surtout, par ceux qui aujourd’hui, font leur ce récit. L’affaire des « pouces coupés » illustre bien cette démarche. Il s’agit du débat sur la restitution d’un membre fantôme, celui du pouce de la main droite des archers konkomba dont les descendants actuels affirment qu’il a été amputé par les milices coloniales allemandes (Von Massow) puis françaises (Massu).

The case of the “severed thumbs”
The “Konkomba Memory Box” is not an exhibition but a communication device. It is presented simultaneously in a Konkomba locality in Nawaré, Togo, and at the Rautenstrauch-Joest Museum in Cologne, as part of the exhibition “Resist – Die Kunst des Widerstands (The Art of Resistance)”, from November 6, 2020 to April 14, 2021. This off-the-wall museum setting is not simply a receptacle for information gathered in the course of an investigation into the current events of the colonial past, and in particular its violence, but is the very tool of an exploration whose form is elaborated, appropriated, discussed and recomposed by all the participants, and above all, by those who, today, make this narrative their own. The “severed thumbs” case is a good illustration of this approach. It concerns the debate on the restitution of a phantom limb, that of the thumb of the right hand of the Konkomba archers whose current descendants claim that it was amputated by the German (Von Massow) and then French (Massu) colonial militias.

Questionner « l’intelligence » des machines

Questionner « l’intelligence » des machines
La création de « puces synaptiques » qui seraient dotées d’une certaine plasticité ouvre-t-elle la voie à une intelligence artificielle vraiment « intelligente », même si de façon différente des êtres humains ? Ou la nature des avancées de ce type, d’une plasticité à des années lumières de celle du cerveau humain, nous contraignent-elles à beaucoup plus de scepticisme ? Pour la philosophe Catherine Malabou, l’essentiel est de permettre aux deux intelligences, naturelle et artificielle, de s’enrichir l’une l’autre. De ne jamais fermer la voie des possibles, que ce soit par des réflexions philosophiques, des fictions ou des expérimentations.

Questioning the “intelligence” of the machines
Does the creation of “synaptic chips” which would have a certain plasticity open the way to a really “intelligent” artificial intelligence, even if in a different way from human beings? Or do the nature of such advances, from plasticity far away from that of the human brain, force us to be much more skeptical? For the philosopher Catherine Malabou, the main thing is to allow the two intelligences, natural and artificial, to enrich each other, and never to close the path of possibilities, whether by philosophical reflections, fictions or experiments.

Dans une de ses 24 propositions au moment des dernières présidentielles1, Multitudes soulignait déjà la nécessité impérative pour la société de mieux défendre les lanceurs d’alerte. Que les salariés notamment puissent rendre publiques sans dommages pour eux-mêmes toutes les malfaçons et magouilles que leurs entreprises les forcent à commettre constituait déjà un saut décisif dans […]

Dans leur ouvrage écrit en collaboration Knowing and the Known1 [le connaissant et le connu], le philosophe pragmatiste John Dewey et le sociologue Arthur Bentley proposent une « approche transactionnelle » de l’enchevêtrement vital des humains, des choses et du « milieu » en tant que « parties » culturelles, sociales, commerciales et individuelles d’un « ensemble de transactions », soutenant que « sans […]

« Collectif initié en 2013 par deux artistes basés à Kinshasa, nous traversons le vertige des mondes1 ». Ainsi se présentent les Kongo Astronauts. L’équipe est fluctuante, compte entre deux et sept membres selon les besoins et les envies des uns et des autres. Aux commandes : Eléonore Hellio et Michel Ekeba. D’elle-même, Hellio écrit qu’elle « élargit les […]