Archives par mot-clé : industrie

Immunité collective

Propriété acquise par une population dans son ensemble à l’égard d’une maladie bactérienne ou virale. Ce terme est la traduction de l’anglais herd immunity (immunité de la horde ou de la tribu). Il s’oppose à l’immunité de l’individu par rapport à l’espèce. Il a été utilisé dans des pays européens pourtant démocratiques (la Suède et […]

Dans la famille des Novirus, nous renaissons sans cesse, en différents endroits, pour suivre la propagation des virus. Nous les écoutons faire leurs plans. Voici ce que nous avons entendu Covid 19 dire récemment : Je suis spatialité. Pour incarner l’étymologie de mon prénom, j’ai décidé d’inverser les positions, de me mettre dans la peau du virus, […]

Au début, j’ai trouvé que l’utilisation de l’anglicisme cluster pour nommer les foyers épidémiques du Covid 19 relevait d’une véritable usurpation d’identité. Le concept de cluster vient du champ de l’économie. Il a été inventé par l’économiste anglais Alfred Marshall à la fin du XIXe siècle pour désigner une forme d’organisation des entreprises distincte de l’organisation […]

Rêvons un peu : et si la pandémie bousculait le vieux rapport de dépendance des territoires, villes et régions vis-à-vis de l’État ? Le virus a d’abord révélé dans la plupart des localités d’inattendues capacités créatives et d’auto-organisation ; dans l’urgence, une multitude d’acteurs, habitants, maires et autres politiques, associations, PME, agissent dans et sur leur territoire pour […]

Respiration

Sauf les adeptes de quelques arts martiaux ou d’une quelconque technique de mindfulness obsédés par le souffle, nous passons notre vie à inspirer et expirer sans y prêter attention. Ce faisant, nous n’arrêtons pas d’injecter le monde extérieur dans nos poumons et notre sang, tout en émettant quelque chose de nous-mêmes dans ce qui nous […]

Le virus a imposé la réalité d’une circulation mondiale en même temps que les ravages de la globalisation ultralibérale : tel est le constat largement partagé en cette fin d’année 2020 dans les milieux que je fréquente. Sauf que je m’interroge : serait-ce une raison, au nom des circuits courts qui ont si bon dos, pour adopter […]

1° « Nos aînés » : cette expression a été employée plusieurs fois par Emmanuel Macron, lors de sa visite dans un EHPAD le 6 mars 2020, puis dans son discours aux Français le 12 mars. Elle a été reprise par Édouard Philippe, puis par des journalistes. Les politiques en font une utilisation oxymorique étonnante : « Nos aînés » inspirent le respect […]

Le confinement dans lequel a vécu près de la moitié de l’humanité au printemps 2020 sanctionne l’avènement de ce qu’on peut qualifier de société virale. Celle-ci se caractérise par la superposition de trois strates de viralité étroitement articulées entre elles : a) la viralité biologique d’un bout de code génétique qui s’infiltre dans une cellule ; b) […]

Médecin qui a travaillé en milieu tropical, Luc Périno parle de démesure infectieuse à propos d’une certaine manière nouvelle de soigner les maladies infectieuses, comme si toute la population devait être touchée, et comme si toute la population devait en mourir. C’est ainsi que nous a été présenté le Covid 19. Nous sommes en France plus […]

Quoi qu’il en coûte

J’ai entendu le président de la République Française dire, au début mars 2020 : « La santé n’a pas de prix. Le gouvernement mobilisera tous les moyens financiers nécessaires pour porter assistance, pour prendre en charge les malades, pour sauver des vies. Quoi qu’il en coûte ». Tout d’abord, je me suis frotté les yeux. Le réalisme économique sortait […]

La santé est un bien commun. Au début de l’automne 2020, cette phrase trotte encore, dans ma tête de linotte, comme un mantra souriant. À la mi-mai, lorsqu’un sbire de Sanofi a osé affirmer qu’en termes de vaccin, les payeurs états-uniens seraient les premiers servis, de l’Élysée à la rue de Solferino en passant par […]

Au moment même où ils coupaient le circuit des flux économiques et sociaux, les gouvernements de la moitié de la planète suspendaient toute règle budgétaire et se lançaient dans une création monétaire massive. En un clin d’œil, on est passé de la nécessité de réduire la dette publique à l’urgence de promouvoir son « accroissement1 ». Avant […]

Un revenu sans travail obligatoire. Rêve revenu à plusieurs reprises après de multiples tours de piste. On l’avait rêvé, Covid 19 l’a fait et avec lui la crème du capitalisme bosseur, même si c’est à l’insu de son plein gré, avec tout plein d’arrières pensées. Quand l’économie s’est presque arrêtée ce printemps 2020, la vie a […]

Peut-on voir le Covid 19 comme une alerte face aux six grandes pathologies qu’affrontent les sociétés contemporaines ? Comme toutes les pathologies, elles peuvent être prévenues sinon complètement contrecarrées par des ensembles de gestes adaptés. Il y a d’ailleurs plusieurs écoles pour nous offrir des programmes de gymnastique mentale, ou de prophylaxie sociale, sans oublier ce qui […]

Le mot « confinement » est peu politiquement correct, tant il renvoie lexicalement à la cellule d’isolement et à la prison. Les autorités sanitaires anglo-saxonnes se sont donc munies de l’euphémisme social distancing, que la francophonie traduit par « distanciation sociale ». L’avantage lexical que représente la distanciation, c’est qu’elle se dit à la voie active : c’est quelque chose […]

La lutte actuelle de milieux universitaires contre le projet de Loi pluriannuelle de programmation de la recherche (LPPR) respecte un rituel désormais bien connu. Nos différents gouvernements successifs (UMP, LR, PS, LREM) sortent de leur manche une « réforme » censée améliorer la « compétitivité » de la recherche et des universités françaises par rapport à leurs concurrentes étrangères. […]

Nous sommes là Nous, les Sons Fédérés, nous existons1. Nous sommes à l’écoute du monde. Nous sommes des artisan·es de la création sonore et radiophonique, du documentaire, de la fiction, du field recording 2, des balades sonores, du hörspiel 3, des dispositifs acousmatiques, de l’art radiophonique et sonore, des ateliers sonores, des écoles sonores, de l’écoute, des formations à […]

Le parti pris des publics
Au carrefour entre une longue tradition théorique (de Benjamin à Rancière) et le contexte contemporain de la culture numérique, nous nous demandons si nos publics sont pris dans les filets de la production – institutionnelle, marchande, individualiste – ou bien s’ils leur échappent largement en tant que processus attentionnels collectifs animés par un dynamisme et une diffusion imprévisibles.

On the Publics’ Side
In the middle of a long-running theoretical tradition (from Benjamin to Rancière) and within the contemporary frame of our digital culture, we ask ourselves if our publics are caught into the net of production—institutional, commercial, individualist—or rather if they slip away as collective attentional processes lead by unpredictable dynamism and spread.

Netflix :
une télé ameliorée ?
Si on analyse les stratégies publicitaires de la plateforme Netflix il devient possible de mieux comprendre le modèle de spectateur que celles-ci façonnent. En étudiant la comparaison avec la chaine câblée HBO mais aussi le matériel de la campagne promotionnelle TV Got Better, nous observons les promesses que Netflix adresse à son public potentiel (plénitude, participation, prestige et personnalisation) ainsi que son encouragement des pratiques de visionnement « en rafale ».

Netflix :
TV got Better ?
If one analyzes the promotional strategies of Netflix, it’s possible to grasp the model of spectatorship that such strategies outline. While studying the comparison with subscription cable channel HBO and promotional materials such as TV Got Better campaign, we observe the promises that Netflix offers to its public (plenitude, participation, prestige and personalization) as well as the way it spreads binge watching practices.

La persistance du patriarcat
Le mouvement des femmes contre les agressions sexuelles pointe la responsabilité du patriarcat, d’un système de classement binaire qui organise la domination des hommes sur les femmes. La sociologie française préfère parler d’une domination masculine, expliquée par la volonté des hommes de s’approprier la fécondité des femmes pour Françoise Héritier, ou de construire un monde de l’entre-soi pour Pierre Bourdieu. Pour Carol Gilligan et Naomi Snider, le patriarcat est une force de hiérarchisation genrée qui s’applique à toutes les relations sociales, mais qui rencontre aujourd’hui une résistance, celle des femmes et celles de toutes les minorités sexuelles.

The Persistence of Patriarchy
The women’s movement against sexual violence points to the responsibility of patriarchy, a binary ranking system that organizes the domination of men over women. French sociology prefers to speak of male domination explained by men’s desire to appropriate women’s fertility for Françoise Héritier, or to build a world among themselves for Pierre Bourdieu. For Carol Gilligan and Naomi Snider, patriarchy is a gendered hierarchical force that applies to all social relations but which today meets with resistance, from women and from all sexual minorities.

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Séries TV, déplacement des rapports de genre

Les séries TV, déplacement des rapports de genre
À la différence du cinéma, les séries TV, genre mineure, regardé dans l’univers domestique, ont mis souvent en avant les femmes. À partir de la série Buffy, leurs héroïnes échappent aux stéréotypes de genre et allient violence, souci des autres et affirmation d’un pouvoir collectif. Au tournant du siècle certaines séries deviennent féministes et accompagnent la transformation de la vision des femmes, de leur âge, de leur orientation sexuelle, de leurs appartenances sociale et raciale. Il y a même des vieilles et des méchantes. L’article détaille ces transformations dans l’évocation concrète des séries de référence.


How TV Series Transform Gender Relations
Unlike cinema, TV series, as a minor genre watched in the domestic universe, often put women in the spotlight. Starting with the series Buffy, their heroines escape gender stereotypes and combine violence, care for others and affirmation of collective power. At the turn of the century, some series became feminist and accompanied the transformation of women’s image, their age, sexual orientation, social and racial background. There are even old and mean women. The article details these transformations in the concrete evocation of the reference series.

Quel nouvel espace rituel pour le XXIe siècle ?
Chaque époque se caractériserait par des dispositifs rituels de rassemblement des publics qui reflètent une certaine configuration socio-politique : du rassemblement collectif de la tradition théâtrale au modèle individualisé de l’exposition dans le contexte moderne. Comment rassembler des publics face aux défis de notre siècle ?

What is the New Ritual Space for the 21st Century?
Every historical period is caracterised by rituals gathering publics that mirrors a specific socio-political configuration: from the collective gathering of the tradition of theatre to the individualised model of the exhibition in the moderne context. How to gather the publics in front of the challenges of our century ?

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Media sans audience

Media sans audience
Cet article datant de l’an 2000 proposait un survol visionnaire de la façon dont des media alors émergeants aux débuts de l’internet questionnaient la prémisse identifiant le succès d’un média avec la maximisation chiffrée de son audience. L’auteur passe en revue des « media intimes », des « media socialisés », des « media souverains » et des « media phatiques » pour dépasser les idées héritées du XXe siècle sur l’utilité et la qualité des mass-médias.

Media Without an Audience
This 2000 article provided a visionary overview of how the then-emerging digital media questioned the premise that a media’s success is based on maximizing its audience. The author reviews “intimate media”, “socialized media”, “sovereign media” and “phatic media”, in order to move beyond the ideas inherited from 20th century about the utility and quality of mass media.

Aujourd’hui, la question énergétique est dans toutes les bouches. Du matin au soir, journalistes, politiciens, ONG se gargarisent de « transition », « de plan de financement pour la troisième révolution industrielle », « d’électricité verte », de « Green New Deal ». Discours qui paraissent salutaires, mais qui servent la soupe quotidienne des grands groupes de l’énergie, dont l’avalanche de récits fait […]

Pour une culture critique de l’IA
L’intelligence artificielle est partout, l’air de rien, pour mieux nous contrôler et nous orienter en douceur. Faut-il se rebeller contre cet état de fait, qui s’impose à nos modes de vie sans la moindre délibération démocratique ? Est-il encore possible ou même souhaitable de jeter ces IA invisibles, voire indiscernables, à la poubelle du numérique ? Ne faudrait-il pas, avant de clamer l’urgence du « danger » qui vient, oser les connaître ? L’enjeu est de construire une culture critique de l’IA, qui associerait artistes, écrivains, chercheurs, ingénieurs, mathématiciens, logiciens, penseurs, philosophes, artisans et bien sûr citoyens dans une même dynamique de réflexion.

For a critical culture  of AI
Artificial intelligence is everywhere, discreetly, to better control and influence us smoothly. Should we rebel against this fact, which is imposed on our lifestyles without the slightest democratic deliberation? Is it still possible or even desirable to throw these invisible AIs, even indistinguishable, into the digital trash? Shouldn’t we, before claiming the urgency of the “danger” that comes, dare to know them? The challenge is to build a critical culture of AI, which would bring together artists, writers, researchers, engineers, mathematicians, logicians, thinkers, philosophers, craftsmen and of course citizens in the same dynamic of reflection.

Compétition symbolique entre  espèces
Animaux / Humains / IA
Comprendre le traitement médiatique, les discours de rêve ou de cauchemar qui accompagnent l’intelligence artificielle, suppose une analyse au prisme de la « triade animalité, humanité, machinité », à même de mettre à jour les projections ontologiques humaines à l’endroit des IA et de ce qui fait souvent figure de contraire dans notre imaginaire : les animaux. Le robot comme figure imaginaire y est un vecteur de dévoilement de l’implicite. Les fantasmes et craintes suscitées par les IA, si élevés et subtils puissent-ils paraître d’un point de vue de bipèdes supérieurs, ne sont peut-être « que » de malines réactions animales face à ce qu’on imagine être un prédateur. Il s’agit simplement d’identifier la menace, or bien souvent elle est humaine. Les humains ne sont-ils pas les meilleurs prédateurs pour eux-mêmes ? Et pour sortir de la métaphore de l’annihilation des humains par les robots, ne se comportent-ils pas envers les animaux de la même façon que ce qu’ils craignent et condamnent dans leur fantasme d’une machine aveugle, sans capacité de réflexion, d’éthique ou de sentiments ?

Symbolic competition between species
Animals / Humans / AI
Understanding the media treatment, the dream or nightmare speeches that accompany artificial intelligence, presupposes an analysis through the prism of the “triad animality, humanity, machinity”, capable of updating the human ontological projections towards the AI and what is often the opposite in our imagination: animals. The robot as an imaginary figure is a vector for the unveiling of the implicit. The AIs ​​fantasies and fears, however lofty and subtle they may seem from a superior bipedal point of view, are perhaps “only” clever animal reactions to what we imagine to be a predator. It’s just a matter of identifying the threat, but very often it’s human. Aren’t humans the best predators for themselves? And to get out of the metaphor of the annihilation of humans by robots, do they not behave towards animals in the same way as what they fear and condemn in their fantasy of a blind machine, without capacity for reflection, ethics or feelings?

Dans les imaginaires de l’IA
Du film Her de Spike Jonze à 2001 L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, et des androïdes de Philip K. Dick à l’utopie intergalactique de la Culture de l’écrivain Iain M. Banks, il est impossible de comprendre aujourd’hui l’intelligence artificielle sans s’intéresser à ses puissants imaginaires. Ceux-ci, nourrissant bien des fantasmes de la Silicon Valley, sont essentiels à décrypter pour ne pas les subir, voire pour se les approprier et mieux les détourner, en faire des antidotes contre les multinationales du numérique, puis cultiver grâce à eux nos propres machines rebelles de quelque futur.

In the imaginary of  AI
From the film Her by Spike Jonze to 2001: A Space Odyssey by Stanley Kubrick, and from Philip K. Dick androids to the intergalactic utopia of the Culture of the writer Iain M. Banks, it is impossible to understand artificial intelligence without a strong regard to its powerful fictions. These, nourishing many fantasies of Silicon Valley, are essential to decrypt not to undergo them, even to appropriate them and better hijack them, to make them antidotes against the multinationals of the digital, then to cultivate (thanks to them) our own rebellious machines of some future.

Le troisième âge de l’intelligence augmentée, dite  artificielle
Le constat que faisait Herbert Simon, Prix Nobel d’économie 1978, comme quoi l’IA est très éloignée de l’intelligence humaine naviguant dans un monde incertain, reste plus juste que jamais en 2020. D’abord, l’IA manque de rigueur méthodologique sur la constitution et le traitement des données. Pire : après avoir privilégié le modèle de l’intelligence symbolique, qui a trouvé ses limites, elle prend désormais pour modèle l’intelligence intuitive de l’enfant de moins de 6 ans, qui plus est de façon caricaturale. Ne faudrait-il pas plutôt tenter d’aller vers un troisième âge de l’IA, augmentant nos capacités plutôt que les singeant, et s’appuyant sur tous les ressorts de l’intelligence ?

The third age of augmented intelligence, known as artificial intelligence
The observation made by Herbert Simon, 1978 Nobel Prize in economics, that AI is far removed from human intelligence navigating in an uncertain world, remains more correct than ever in 2020. First, AI lacks methodological rigor on the constitution and processing of data. Worse: after having privileged the symbolic intelligence model, which has found its limits, it now takes as its model the intuitive intelligence of children under 6, what is more in a very crude and cartoonish way. Shouldn’t we rather try to go towards a third age of AI, increasing our capacities rather than mimicking them, and relying on all the springs of intelligence?

Formes rapides de restitution
La restitution des artefacts pillés lors des conquêtes coloniales ou abritées dans les musées « coloniaux » suscite des réactions antagoniques. Faut-il « tuer » le modèle du musée ethnographique, comme le préconise le président du Mali, ou bien purifier les collections témoins de pratiques génocidaires, en les radiographiant ou les cachant dans les réserves muséales, à l’abri des regards critiques ? La complicité entre le pouvoir académique et le principe d’inaliénabilité de la propriété muséologique rendent le processus de restitution particulièrement lent. Pour éviter que la restitution soit récupérée, des réponses rapides ont été conçues pour mieux correspondre aux imaginaires et pratiques de la jeunesse africaine: musée numérique, muséologie critique, institutions de culture populaire et restitution « en mode rapide ». Plutôt que de se focaliser sur des objets iconiques, la restitution en mode rapide cherche à revisiter l’ingéniosité traditionnelle précoloniale pour développer de nouvelles techniques, de nouvelles œuvres d’art et de nouveaux objets à finalité sociale et spirituelle.

Rapid response to restitution
The restitution of artefacts looted during the colonial conquests or housed in “colonial” museums provokes antagonistic reactions. Should the model of the ethnographic museum be “killed”, as advocated by the President of Mali, or should the collections that bear witness to genocidal practices be purified by X-raying them or hiding them in museum reserves, away from critical eyes? The complicity between academic power and principle of inalienability of museological property makes the restitution process particularly slow. In order to prevent restitution from being retrieved, rapid responses have been designed to better correspond to the imaginaries and practices of African youth: digital museums, critical museology, popular culture institutions and “rapid response”restitution. Rather than focusing on iconic objects, rapid mode restitution seeks to revisit traditional pre-colonial ingenuity to develop new techniques, new works of art and new objects with social and spiritual purposes.

Dans une de ses 24 propositions au moment des dernières présidentielles1, Multitudes soulignait déjà la nécessité impérative pour la société de mieux défendre les lanceurs d’alerte. Que les salariés notamment puissent rendre publiques sans dommages pour eux-mêmes toutes les malfaçons et magouilles que leurs entreprises les forcent à commettre constituait déjà un saut décisif dans […]