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65. Multitudes 65. Hiver 2016

Majeure 65. Matières pensantes

Interrelationnisme. Horreur ou merveille.

Debout avec la terre. Cosmopolitiques aborigènes et solidarités autochtones.

Nue comme une vere. Une fable matérialiste.

Pour une éthique du pli

L’insistance des possibles. Pour un pragmatisme spéculatif.

Anthropocène, Capitalocène, Plantationocène, Chthulucène. Faire des parents.

L’être le plus faible possible

Les matériaux de la vie

La grandeur de l’infinitésimal. Nuages de champignons, écologies du néant, et topologies étranges de l’espacetempsmatérialisant

Excursus XI (Modelage de vie)

Enquête sur le Nouveau Champ Spéculatif

Mineure 65. La sensibilité urbaine des images filmiques

Autopsie urbaine. Sur Le Géant 
de Michael Klier (1983).

Des gestes sur l’écran aux gestes de rue. Citylights de Charlie Chaplin

Un plaidoyer pour Do[ing] 
The Right Thing

Épopée urbaine à Montréal

Une image sonnante des urbanités sensibles. Fiction / politique.

Les images filmiques et la part insignifiante de l’expérience urbaine

Autopsie urbaine. Sur Le Géant 
de Michael Klier (1983).

Autopsie urbaine
Sur Le Géant de Michael Klier
Le Géant (1982), film de Michael Klier, est un montage d’images de vidéosurveillance et policières, enregistrées dans de grandes villes d’Allemagne de l’Ouest (RFA). Au-delà d’une simple critique dénonciatrice, ce détournement artistique interroge de manière spéculative nos regards de spectateur sur les espaces urbains. En dépassant l’association convenue entre mise en visibilité et capacité de contrôle, il ouvre de nouvelles pistes de réflexion sur les expériences urbaines.

Urban Autopsy
On Michael Klier’s
The Giant
Michael Klier’s film
The Giant (1982) edits images of video-surveillance taken by the police and recorded in West Germany’s larger cities. Beyond a mere critique denouncing police surveillance, this artistic détournement questions in a speculative way our gaze as viewers of urban spaces. By overcoming the clichés associating visibility and control, it breaks new reflexive grounds about urban experiences.

Des gestes sur l’écran aux gestes de rue. Citylights de Charlie Chaplin

Des gestes sur l’écran aux gestes de rue
City Lights de Charlie Chaplin
L’ingéniosité et l’audace de Charlie Chaplin sont observées et analysées à travers la scène d’ouverture de City Lights. L’artiste dégage un certain nombre de parades et d’élans qui permutent les relations de pouvoir. Les places de chacun sont réorganisées via de multiples gestes critiques. Ode à la perturbation, en vue de les prolonger dans nos villes, dans nos quotidiens, l’article tente d’entraîner le lecteur dans de potentielles actions et interactions rediscutant l’espace public.

From Gestures on the Screen to Gestures in the Streets
Charlie Chaplin’s
City Lights
Chaplin’s ingenious and audacious creativity is analyzed through City Lights’ opening scene, where the actor-filmmaker stages a number of parades and impulses that permutate relations of power. The agents’ places are reconfigured through a variety of critical gestures. Conceived as an ode to perturbations extendable to our cities and daily lives, the article invites the reader to pursue actions and interactions questioning the potentials of public spaces.

Un plaidoyer pour Do[ing] 
The Right Thing

Un plaidoyer pour Do[ing] The Right Thing
Do The Right Thing (Spike Lee, 1989) a fait et fait encore débat. À rebours des habituelles lectures, il est question ici de prendre au sérieux le film en tant qu’il met en scène trois personnages principaux : la musique, la chaleur et le quartier. Cette configuration sensible permet de lier d’une part le déterminisme ambiantal mis en scène et d’autre part l’expressivité accordée à certains personnages ; et in fine de faire valoir la thématique perfectionniste du film.

In Defense of
Do[ing] The Right Thing
Spike Lee’s Do The Right Thing (1989) continues to raise questions and debates. In contrast with traditional analyses, this article studies the film as staging three unusual protagonists: music, heat and the neighborhood. This sensitive configuration allows for a different linkage between a form of ambiantal determinism and a certain expressivity granted to certain characters. It also leads to shedding light on the perfectionist thematic of the film.

Épopée urbaine à Montréal

Epopée urbaine à Montréal
Entre 2007 et 2014, Rodrigue Jean fut l’initiateur d’une expérience cinématographique reposant sur le travail d’un collectif de création connu sous le nom d’Épopée et incluant des Montréalais vivant l’exclusion dans une extrême précarité. L’article examine comment, du point de vue du spectateur, les films qui en sont issus constituent une ressource imaginaire permettant de parer à la rupture de socialité qui marque l’expérience des villes. La forme de compagnonnage qu’ils proposent fait apparaître les logiques sociales qui conduisent à l’exclusion et mise sur « l’imagination radicale » pour intensifier la sensibilité politique des urbains.

Urban Epic in Montréal
Between 2007 and 2014, Rodrigue Jean initiated a cinematographic experience based on the work of an artistic collective called Épopée, which involved Montréal residents living in situations of exclusion and extreme precariousness. The article analyses how these films provide an imaginary that helps the viewers face the rupture of sociality often experienced in city life. The form of companionship displayed in these movies brings to light the social dynamics that lead to exclusion, while it fosters the “radical imagination” in order to intensify the political sensibility of city dwellers.

Une image sonnante des urbanités sensibles. Fiction / politique.

  Cette Mineure entend, à partir d’objets audiovisuels divers mettant en scène la ville (docu-fictions de vidéastes, films de l’industrie du cinéma, séries TV, documentaires scientifiques), interroger le rapport que ces objets créent (suggèrent / permettent / …) entre des configurations sensibles – spécialement sonores, sans s’y limiter – et notre perception de ce qui compte. Par […]

Les images filmiques et la part insignifiante de l’expérience urbaine

Les images filmiques et la part insignifiante de l’expérience urbaine
À partir de The Girl Chewing Gum réalisé par John Smith en 1976, cet article rend compte du travail perceptif et sensible que les images audiovisuelles peuvent induire chez le spectateur. Qu’est-ce qui prend forme au cours de l’expérience d’audio-vision, dans l’écart entre images et sons ? Quelle est la capacité des images filmiques à traduire des expériences urbaines sensibles et ordinaires, et à en favoriser le récit ?

Filmic Images and the Insignificant Part of Urban Experience
On the basis of John Smith’s 1976 film The Girl Chewing Gum, this article reflects upon the perceptive and sensitive work induced by audio-visual images in spectators. What exactly takes shape during the audio-visual experience, in between images and sounds? How can filmic images translate ordinary sensitive urban experiences, and favor their narration?